Le week-end (presque) perdu
On a pu finalement réctifier les gaffes commises (par moi) samedi après-midi sur mon gabarit Movable Type lami péruvien, véritable génie en ordinateurs, a pu restaurer les mots de passe que javais par erreur effacés je ne peux même pas dire comment je lai fait mais c'était très, très facile, je vous assure ! Histoire de mots de passe, de témoins à supprimer chez le navigateur Safari (dont je me sers depuis plusieurs jours), mais il semble que tout est maintenant rentré en ordre. Du moins je l'espère.

La grande tente où a eu lieu le « gala »

Les tables décorées de pivoines roses et blanches
Je ne me suis pas tellement amusé au gala samedi soir aucune raison particulière. Jétais dhumeur ni bonne ni mauvaise, plutôt neutre. Sous la grande tente montée pour la soirée je regardais dérouler le classique menuet mondain des nouveaux arrivés atour des notabilités locales qui se trouvait à quelle table à côté de qui. Il y a quatre ans tout cela mavait assez diverti, mais cette fois jy ai trouvé moins dintérêt.

La décoration était tout à fait BCBG des beaux quartiers ? l'horrible combinaison, tant aimée des filles du Connecticut et de Southampton, du rose et du vert citron
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Est-ce qu'on s'amuse ou pas ?
On mavait placé entre deux femmes charmantes (cest le copain et une amie qui se sont occupés du placement, donc là javais, je lavoue, du piston) avec qui j'ai eu de longues discussions sur la débâcle quest Bush et des réactions hystériques et irréfléchies de la plupart de nos compatriotes sur les attaques terroristes au World Trade Center la femme à ma gauche avait été à Londres pendant les bombardements de cette ville par laviation allemande, ce qui lui donnait naturellement une perspective disons plus complète de ce genre d'incidents et de comment y réagir. Comme dhabitude jai trop bu (du vin blanc assez mauvais). On est ensuite allé prendre un verre dans un restaurant du village et de là on a continué la fête chez des amis où l'on a bu encore du vin, du bon cette fois. Vers 3 heures le copain et moi nous sommes rentrés chez nous à pied (un des grands avantages dhabiter dans le village on peut se saouler sans avoir besoin de conduire).
Le dimanche matin, cétait un peu une scène tirée du film « The Lost Weekend » non, mais, c'est normal qu'on ait tous les deux des petites gueules de bois. Vers une heure on a commandé des pizzas, quil a fallu presque 2 heures (si, si !) pour livrer ce nest pas commode, la campagne et quon a mangées sur le lit en regardant le film K-Pax (de la science-fiction un peu « light ») avec Kevin Spacey enregistré au Tivo. Le copain a décidé de rentrer en train le soir parce quil avait une réunion fixée pour 8 heures le lendemain.
Je ne sais pas pourquoi mais jai mal dormi dimanche soir . Je me suis réveillé toutes les deux heures, d'une heure à 7 heures cétait un coup de téléphone qui ma finalement réveillé pour de bon vers 8 h 45. Jai fait la lessive et la vaisselle (après avoir pris une douche, car on na pas trop deau chaude). A midi je suis allé chez ma mère, avec qui jai déjeuné dans un restaurant de son village, une station balnéaire qui date de la fin du 19e siècle. Il faisait un temps couvert et assez frais et il y avait des petites bandes de touristes et de familles qui traînaient, à lair ennuyé, de boutique en boutique. Ma mère ma remis des copies de son testament révisé (pour être conforme aux lois de létat de Rhode Island) dont je suis lexécuteur et de son « testament médical ». De retour chez moi, jai sorti la Betty pour une bonne heure de natation et de « chasse aux pierres » au bord de la mer.

C'est là où Betty cherche ses pierres sous l'eau
Betty et moi, nous avons quitté le village vers 7 heures du soir pour commencer notre retour en général les lundis il y a moins de monde sur lautoroute mais javais oublié que maintenant c'est la saison infernale des travaux routiers qui commencent. Il y avait cinq zones au total sur l'autoroute où la circulation sest complètement arrêtée cest à rendre fou furieux quand on voit les ouvriers qui fument et mangent des sandwiches donc, au lieu de 2 heures et demie de route, il ma fallu 4 heures et quart pour arriver à Manhattan. Énervant.

Les roses sauvages du littoral (aïe, encore cette combinaison peu saine du vert et du rose, trouvée dans la nature !)
J'ai pourtant pu terminer l'audition des dernières cassettes d'histoire française en route vers l'île d'Elba, l'empereur déchu, se promenant la nuit avec un prêtre taciturne, tourne le visage vers le ciel étoilé.
« Autrefois je connaissais les étoiles, » dit-il. « Je les ai toutes oubliées.» Je ne sais pas pourquoi mais cela m'a paru très triste.
Comments
Salut Edouard
1) Si la soirée t'a paru moins divertissante ("Il y a quatre ans tout cela m’avait assez diverti, mais cette fois j’y ai trouvé moins d’intérêt"), n'est-ce pas justement parce que c'était plus ou moins la meme chose qu'il y a quatre ans ? sans l'attrait de la découverte.
2) La combinaison du rose et du vert... deux couleurs que je n'aime pas non plus, surtout ensemble ! mais dans la nature c'est supportable.
3) Les étoiles oubliées. Oui, c'est infiniment triste. Je ne sais pas pourquoi.
Amitiés,
Portokali
Posted by: Portokali | juin 17, 2003 01:34 PM
Je confirme, les couleurs tant aimées des filles du Connecticut et de Southampton sont absolument immondes. C'est effrayant...
Posted by: Laurent | juin 17, 2003 06:27 PM
J'aimerais bien me glisser dans la peau de sale bête pour une journée... Ca a l'air très amusant parfois. I'm so curious...
Posted by: m@nu | juin 17, 2003 07:47 PM
Oui, Portokali, c'est vrai que la soirée nous a offert beaucoup moins de nouveauté la 4e fois ? mais ça manquait de charme aussi. Le président de la société historique nous harcelait tous pour de l'argent ? bien sûr c'était une soirée de collecte d'argent, mais cette fois cela a pris un ton plutôt désagréable.
En ce qui concerne le rose et le vert citron, c'est une combinaison typiquement « preppy » de banlieue riche (Greenwich et Darien, au Connecticut, Locust Valley et Southampton dans le Long Island, Palm Beach et Boca Grande en Floride) ? cela ne se verrait à Manhattan qu'ironiquement. J'étais surpris un peu de retrouver ces couleurs le jour suivant au bord de la mer avec Betty ? mais à vrai dire, le vert c'est plus foncé, plus naturel (est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire des excuses pour la nature ?)
Les revers de fortunes m'ont toujours fasciné ? Louis XVI, Robespierre, Napoléon ? ou même John Gutfreund, l'ancien PDG de la banque d'affaires Salomon Brothers dans les années 80 à New-York. Ces histoires ont souvent pour moi un côté presque de tragédie classique.
Posted by: Édouard | juin 18, 2003 01:08 PM
M@nu, je sais que ma peau ne t'irais pas du tout ? elle est plutôt vieille, ridée, tâchée, blême et montre aussi beaucoup de caractéristiques du célèbre et terrible syndrome Yoda, expliqué ici (http://www.delireweb.net/article/id_51.html). Et merci d'avoir écrit.
Posted by: Édouard | juin 18, 2003 01:20 PM
Non, je crois que la nature n'a pas besoin d'excuses, de toute façon elle s'en fout royalement de nous tous. Quand l'espèce humaine aura disparu, ce qui ne saurait tarder, elle (la nature, I mean) sera tout aussi belle et indifférente.
Les revers de fortune, oui, sont fascinants. Grandeur et décadence. Pense aussi à la fin de la vie de Casanova.
Amitiés,
Portokali
Posted by: Portokali | juin 18, 2003 01:34 PM
Bjr,
Bravo pour les photos & votre site en général. De plus vous utilisez Safari..... donc vous êtes Mac user! Bref votre Blog, ne peut être que bon!
Bonne continuation.
Jimbo
Posted by: Jimmy | juin 20, 2003 05:42 AM
Merci, Jimmy. Je suis utilisateur fidèle de Safari depuis que le redoutable Laurant de navire.net a fait des remarques pas très gentilles sur les débiles qui continueraient à se servir d'IE ? hop! j'ai compris tout de suite et j'ai téléchargé la dernière version de Safari, dont je me sers exclusivement maintenant. En fait, je suis très content qu'on aime les photos ? j'espère qu'elles pourront compenser un peu pour mon français barbare.
Posted by: Édouard | juin 20, 2003 05:06 PM