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Un début d'une saison en enfer

Dans le palmarès des mauvais temps, je me demande quel temps mériterait le classement supérieur : la pluie froide ou la chaleur suffocante ? Dans les deux cas, les gens préfèrent ne pas sortir de chez eux, où c’est sec ou climatisé. Aujourd’hui il fait 32º et on a eu seulement deux visiteurs à la galerie (un troisième vient d’entrer). Hier soir au cinéma j’ai entendu par hasard une femme qui disait à son compagnon, dans un fort accent new-yorkais, « Mais c’est dégueulasse, on n’a pas eu de printemps cette année. Des mois de pluie et maintenant cette chaleur. » Elle a raison. Ce n’est pas juste !

Hier soir on est allé au cinéma d’abord pour échapper à la chaleur qu’il faisait dans notre appartement et parce que le copain voulait absolument voir le film « Hulk » (tout court, sans le « the » de la bande dessinée — ça fait plus « djeun » et plus dur, peut-être, je n’en sais rien — mais ils ont laissé le « the » dans l’adresse web — va savoir pourquoi !). Il ne restait plus de places pour la séance de 19h donc on en a achetées pour celle de 19h30 et on est ensuite allé nous amuser dans le Virgin Megastore d’à côté. On y jouait tellement fort la musique (bonne et très dansable) que ça ressemblait à une discothèque — il y avait pas mal de gens qui bougeaient dans les rayons, c’était drôle. Le copain a acheté un cd de Morrissey — ce n’est pas ce que je choisirais moi pour m’encourager à courir, mais bon, chacun à son goût.

À notre surprise il n’y avait pas trop de monde à notre séance du film, peut-être parce qu'il y a eu lieu dans une des salles les plus grandes. On s’est installé au milieu d’un long rang des sièges en gradin. « Hulk », qui selon allocine.fr sortira en France le 2 juillet, est un peu long (durée : 2 heures 30) et assez beau — je ne veux pas « gâcher » le film pour ceux qui vont le voir, donc je me tais sur le scénario — le metteur en scène Ang Lee, que j’apprécie beaucoup, a fait du beau travail (la critique n’a pas été bonne, mais le public l’aime bien) — stylisé, surprenant, souvent très élégant.

C’est la famille du copain (au moins quelques membres) qui va venir chez nous à la campagne pendant le week-end du 4 juillet. On accueillera l’oncle qui est monseigneur (moi je fais toujours le païen prosélytique pour l’embêter — on parlera aussi des « embarras » ecclésiastiques récents et il me dira tout gentiment, en buvant son whisky, que ce n’est que « la voix de Satan qui sort de ta bouche ».) Puis il y aura aussi un des frères aînés avec sa femme et son enfant qui habitent Boston. C’est le copain qui s’occupe de toutes les dispositions — et il m’appelle toutes les deux heures pour me tenir au courant des derniers changements. C’est gentil, non ?