« Une bonne nouvelle | Main | Fou du village »

Défiler ou pas

Je viens d’arriver à la campagne après plusieurs heures de route. L’autoroute était pleine de VTTs énormes conduits ou par des gens qui mangeaient ou par d’autres qui parlaient au téléphone. Comme toujours il y avait un tas de véhicules immatriculés au New-Jersey, le soi-disant « Garden State », dont la quasi-totalité de la population se hâte de quitter cet Eden tant vanté chaque week-end pour aller enlaidir un autre endroit. C’est dans le New-Jersey qu’ils ont les taux d’assurance voiture les plus chers de tous les Etats-Unis et c’est juste parce qu’ils conduisent comme des cochons !

Le copain a bien couru dans sa course à pied ce matin dans le Central Park. Il faisait frais et il y avait au moins 2 000 coureurs au total — je n’ai pas pu prendre de photos parce que l’appareil indiquait qu’il n’avait plus de mémoire. J’ai appris plus tard que toutes les photos que j’ai prises sont restées sur le disque quand je croyais les avoir effacées il y a longtemps. C’est un truc à Mac, il paraît — il faut vider la corbeille quand l’appareil est connecté au portable, sinon les photos ne partent pas du disque. Savais pas, moi. (Et merci encore au sage Pierre qui m'a montré comment « réduire » la largeur de ces billets en feuilles de style lus par des PCs avec IE.)

Donc ça va pour les activités officielles de la Fierté gaie — ce soir le copain et moi nous mettrons notre vie à deux, honteuse ou pas, selon les goûts, devant les nez des bons bourgeois du village à une réception offerte par la section de l’état de Connecticut de la Nature Conservancy. Je ne suis pas contre les grands défilés, auxquels j’ai participé pendant des années. J’ai fait la 5e avenue du sud vers le Central Park et dans l’autre sens, à pied et sur un char, en couple et avec des amis, en touriste flânant et en militant de Queer Nation scandant des mots d’ordre avec une centaine d'autres — il y a plein de façons à faire le parade ; aucune n’est obligatoire ou bonne pour chacun — cette année on n’y participe pas, mais cela ne me dérange pas et je ne me sens pas moins fidèle à la cause. Plus jeune et plus récemment sorti du placard, j’ai trouvé le parade un événement plein de joie, d'humour et de solidarité (il y avait aussi beaucoup de beaux mecs, c’est sûr et pas désagréable !). Maintenant, nettement moins jeune et banalement ouvert sur qui je suis, j’apprécie un autre aspect (et il y a toujours des beaux mecs, que voulez-vous ?)

Je me prépare surtout pour la convention républicaine prévue à New-York en août 2004, Alors, là, promis, je ne manquerai pas de faire tout ce qu'il faudra pour leur assurer l'accueil qu'ils mériteront, ces gens-là ! Et je ne pense pas en être le seul.