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Fou du village

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Le porte-avions USS Intrepid transformé en musée de la guerre navale mouillé au West Side Highway

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Un flic de la circulation nous fait arrêter

Cela fait plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois déjà, que je néglige un peu mes affaires dans le village. Aujourd’hui j’ai passé une bonne partie de la matinée à glander dans le petit magasin du village, où on racontait des histoires sur des gens vivantes or mortes (« oui, on a mis ses cendres dans le jardin à côté de la maison, et au même endroit on a planté un magnolia. On pensait que cela serait une jolie façon de se rappeler de la défunte. Mais le magnolia est mort et l’arboriculteur du coin a proposé de le remplacer par un poirier, qui est dur et que rien ne peut tuer. Ce qui a été fait, et le poirier fleurit toujours. » et, à propos d’un couple gay, « ça va pas avec eux » et « Mme X est rentrée de l’hôpital, on lui a mis un stimulateur cardiaque, maintenant elle est aussi grognonne qu’avant. ») On parlait de l’annonce nécrologique manquée d’une photographe assez célèbre — elle est morte il y a deux semaines — et on s’amusait à imaginer un genre d’annonces nécrologiques un peu carnetier — c’est-à-dire, avec toutes les possibilités de commentaires inattendus et correctifs. (« Non, ce n’est pas vrai, X n’a jamais fait d’études supérieures à Harvard — il était à Cambridge à cause de sa copine Y, à l’époque professeur d’histoire de l’art à MIT — il a peut-être pu assister à quelques cours en tant qu’auditeur, mais inscription officielle, jamais ! »)

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Le coucher de soleil d'hier soir, avec la vedette de la marina au centre, avant d'aller dîner

De retour à la maison, je suis resté dehors dans notre jardin minuscule à feuilleter les journaux de dimanche, dont le « Times ». Après avoir couru les 15 milles qu’il lui faut pour préparer le marathon en août, le copain est allé nager dans la mer avec Betty, qui adore se jeter à l’eau. Moi j’ai passé presqu’une heure entière au téléphone à bavarder avec l’amie écrivain chez qui on va boire un verre ce soir. Elle va de mieux en mieux, et son fils et sa bru viendront jeudi soir de Washington pour passer le week-end chez elle.

C’est le tour du chef des républicains le méchant Dr Frist (bourreau de chats pour expérimentation, parmi plusieurs traits charmants) qui nie avoir insisté sur l’invasion de l’Irak à cause des armes de destruction massive. Heueusement qu’il y a des carnets politiques comme l’excellent Whiskey Bar de billmon qui retrouvent et présentent, comme il l’a fait ici, les citations précises pour lui empêcher d’oublier les mensonges qu’il a prônés comme la vérité absolue.