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Ça fait du bruit

On vit ces derniers jours au milieu d'un chantier — pas chez nous (on a besoin de refaire le revêtement de la maison mais on n’a pas l’argent qu’il faut, donc on attend) — mais on travaille sur les maisons qui nous entourent. Ça commence à 7 h 30, les bruits de marteau. Côté positif : on n’a aucun besoin de réveil.

Au lieu de ranger ma vie pendant cette dernière semaine de vacances, je fais le ménage. J’ai failli me tuer sur l’escalier du sous-sol, où se trouvent les machines à laver et à sécher, en descendant le linge sale. Il n’y restait qu’une seule petite ampoule en vie qui avait du mal à éclairer cette grotte humide drapée de toiles d’araignées et j’ai manqué une marche. Rien de grave, la plante du pied gauche me fait un peu mal, c’est tout.

L’amie écrivain est déprimée. Elle se demande pourquoi elle vit encore quand tous ses amis sont déjà morts. On a cité son nom dans un article du Times la semaine dernière, ce qui lui a fait un petit plaisir. On dînera ensemble jeudi soir. Son fils et sa bru arrivent vendredi soir pour le week-end de Labor Day, l’ancienne fête du travail qui ne signifie plus rien que la fin de l’été et le retour au boulot.

Ce matin je suis allé visiter le site de la Comédie-Française pour voir s'ils allaient jouer Phèdre (autrefois en ligne mais le site cnam ne répond pas et vient de faire planter l'ordi) cette saison, mais non. C'est une pièce que j'ai toujours voulu voir sur scène. En plus, cela aurait fait une bonne raison pour une visite éclair à Paris en automne, mais elle ne figure pas sur le calendrier de la saison. Dommage.

Via le toujours-excellent Atrios j’apprends ce matin que nous (les Américains) avons demandé aux Israéliens des renseignements sur la possibilité de rouvrir un ancien oléoduc qui va de Kirkouk, en Irak, jusqu’à Haïfa, en Israël, en traversant la Jordanie. C'est fantastique. Déjà on n’arrive pas à protéger l’oléoduc qui va du nord de l'Irak en Turquie — et on est assez bête de croire que les populations arabes seront ravies de voir leur pétrole passer par l’Israël. On a du culot, non ?

Il y a une nouvelle série, aussi débile qu’irrésistible, sur la chaîne Fox, qui s’appelle « The OC » — les initiales, (sans points dans le générique, avec dans les textes), signifieraient « Orange County », le grand comté, réactionnaire à merveille, au sud de Los-Angeles connu surtout pour avoir accueilli, à Anaheim, l'emplacement du premier Disneyland. Tout comme « 90210 » et « Melrose Place », le comté d’Orange fantasmé dans la série n’a que peu à voir avec le vrai (qui a dû déposer son bilan en 1994), mais on s’en foutra entièrement bien sûr, pourvu qu’il y ait de beaux jeunes gens et de belles filles — et il y en a ! L’histoire est tout ce qu’il y a de plus banal, de plus cliché — le nouveau venu (joué par l'acteur Benjamin McKenzie) jeune et pauvre (mais heureusement très beau, à la Russell Crowe) fait son apparition dans un monde de riches (la fille des voisins, jouée par Mischa Barton, censée avoir 16 ans, a l’air d’en avoir au moins 22, mais elle est superbe !) Son petit ami à elle, un certain Chris Carmack (censé, lui, être capitaine de l’équipe de polo aquatique du lycée  — vous voyez l'originalité !), n’est pas hideux non plus. Donc, c’est de la niaiserie télévisuelle la plus pure et ça n'agite pas trop les neurones, ce qui rend le sommeil encore plus facile.

Comments

On fait aussi des travaux devant et derrière chez moi. Ça réveille mal le matin, mais ça réveille!

J'avais entendu parler de cette fameuse télésérie et je suis tombée dessus hier soir en faisant du "channel surfing". C'est vrai que ça fait très 90210! Mon copain m'a justement fait le commentaire sur cette fille de 16 ans qui a l'air beaucoup plus vieille: je pensais que sa mère était sa soeur! Et le pauvre petit garçon me fait penser à un jeune Robert Redford.

Je me demandais justement ce que O.C. voulait dire. Merci pour les précisions!