Le déjeuner d'affaires
Les choses vont vite : le copain a choisi un nom pour son entreprise et la enregistré chez le secrétaire détat de létat de New-York (il leur a envoyé par courrier le formulaire rempli, ainsi quun chèque pour un montant dà peu près $150 et voilà, on est propriétaire dune société à responsabilité limitée !) Et il a depuis hier soir son premier client cest lami galeriste qui a besoin de refaire tout le système informatique de la galerie. Pour lami galeriste, la question la plus importante est ou de rester chez Windows ou de repartir à zéro sur Mac (son petit ami berlinois est hyper Macophile.)

Partie d'une installation d'art japonaise à Rockefeller Center

L'entrée de Christies à New-York
Je suis allé déjeuner aujourd'hui avec une nouvelle amie qui travaille chez Christies dans le département de la peinture du XIXe siècle et une autre amie qui habite au Connecticut. On a pris rendez-vous dans lentrée de la grande société des commissaires-priseurs qui se trouve dans le Rockefeller Center dans la 49e rue. Il fait chaud et beau. On est allé manger dans un restaurant proche dont les spécialités sont les fruits de mer. Divorcée, chic mais aussi un peu désabusée, elle cherche un nouvel ami mais na pas envie de sortir seule dans des bars en plus, elle a deux enfants, dont la plus âgée est en pension en Angleterre et lautre va à lécole à Manhattan. Son ex, qui veut se marier avec une jeune Irlandaise catholique, a envie de faire faire une annulation officielle de leur mariage (malgré les deux enfants et une durée de 18 ans). Ça lui est égal d'ailleur il avait déjà fait annuler son premier mariage pour pouvoir se marier avec elle dans une cérémonie catholique. On était entouré de gens très BCBG, on buvait du vin blanc, ça faisait vraiment une scène de « Sex in the City ».

Un peu d'humour new-yorkais vu à Tribeca (j'y suis allé avec Betty pour voir son vétérinaire)

La patinoire saisonnière transformée en café au centre du Rockefeller Center
La nouvelle amie est rentrée à son boulot, jai déposé lautre amie chez Saks dans la 5e avenue.

Moi aussi, I love New York (pour les gratte-ciel comme celui-ci)
On naura pas finalement de rapport définitif sur la présence (ou labsence) darmes de destruction massive en Irak, semble-t-il. M. Kay et compagnie nont rien trouvé mais cette conclusion ne réjouit point les Bushistes qui insistent maintenant sur les programmes scientifiques qui auraient pu mener à des telles armes. Ils nous ont menti, cest tout, et ils font tout ce quil faut pour quon le saisisse pas clairement. Parce que lIrak, ça na quune importance relativement insignifiante dans le schéma global de la réaffirmation du pouvoir américain sur toute la planète.
A la radio on passe un enregistrement du « débat » quont eu les candidats au poste de gouverneur de Californie on entend les cris aux accents bien étrangers dArianna contre ceux, également étrangers, dArnold. On ne peut quen rire.
Comments
Je ne pensais pas que la procedure de l'annulation de mariage existait encore. Incroyable. Henri VIII doit se retourner dans sa tombe de voir qu'il soit si facile d'obtenir une telle procedure a Manhattan.
Le debat Californien m'a egalement desespere : j'ai un accent francais *terrible* et constater que, apres 20 ans aux Etats-Unis, Arnold a un accent encore pire que le mien est desesperant.
Posted by: Pierre CARION | septembre 26, 2003 01:17 PM
Hé oui, Pierre, l'annulation existe toujours chez l'église catholique, mais je ne crois pas en effet que ça soit si facile à obtenir que ça — j'ai un peu l'impression que c'est comme les exorcismes — ils existent officiellement mais on n'aime pas tellement en parler ou en faire, ça fait un peu vaudou et tout. L'oncle du copain est monseigneur et ça m'amuse assez de le taquiner sur ces sujets ecclésiastiques « difficiles ».
Posted by: Édouard | septembre 29, 2003 08:00 PM