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Un, deux, trois, quatre ...

J’avoue que j’aime bien le changement d’heure en automne — le « fall forward » qui nous donne une heure de plus au lit ou pour nous rendre au gym un peu plus tôt ou pour ranger une maison en désordre total parce qu’il y a des gens qui viennent chez nous pour une réunion du comité des publications d’une association bénévole dont je suis membre. Plus tard dans le salon remis en ordre on contemple la publication d’une série de journaux intimes d’une jeune femme qui datent de 1840 — la littérature féminine est très à la mode, surtout les rares témoignages de vie de femme du 19e siècle, qu’on a souvent négligés en faveur d’écrits d’hommes. Puis le copain doit présenter, pas chez nous mais dans la grande salle de l’hôtel de ville du village, le candidat démocrate pour maire de la ville où nous habitons (pas le village, mais la ville, oui, c’est compliqué en Nouvelle-Angleterre, où ces divisions politiques un peu illogiques qui datent du 17e et du 18e siècles abondent) — il n’est pas extra, à l’avis du copain, mais le candidat républicain n’est pas mieux. Le copain a pris le train ce soir. Moi je rentre demain.

L’attaque sur l’hôtel Al-Rachid à Bagdad ce matin semble avoir énormément surpris les autorités de l’occupation américaine. Mais on nous dit qu’il s’agissait ou de 29 roquettes de gros calibre selon Le Monde (et Al-Jazeera) ou de 8 selon le Telegraph de Londres ou de 8 à 10 selon le New York Times. Alors, les journalistes professionnels n’arrivent-ils plus à compter ?