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Avec des amis comme ça ...

Le vernissage d’hier soir (photos à suivre, peut-être) s’est assez bien passé — le copain est venu avec un ancien collègue de la banque et l’amie marchande detableaux, qui ont tous les deux achetés des entrées au vernissage au profit de l’association caritative Friends in Deed qui offre une aide gratuite aux gens atteints d’une maladie mortelle et à leurs familles (surtout pour le SIDA et les cancers) — cette organisation a été fondée par l’actrice Cynthia O’Neal (dont je n’ai pas réussi à trouver une photographie, mais elle habite dans l’immeuble célèbre le Dakota avec Yoko Ono, l’actrice Lauren Bacall et d’autres célébrités, qui se trouve au coin de la 72e rue ouest et Central Park West) et je connais (pas très bien) quelques uns des membres du conseil d’administration. Le directeur du conseil d’administration, le metteur en scène Mike Nichols, est venu avec sa femme, journaliste de la chaîne ABC, la très belle Diane Sawyer, mais je ne les ai pas vus — un jeune photographe très mignon d’aspect hispanique, assistant du photographe mondain Patrick McMullen (défiler en bas pour une photo de lui avec l’écrivain Tama Jamowitz) nous a expliqué comment il avait essayé de les photographier avant qu’ils ne partent mais en vain. On a vendu quelques tableaux pas chers. L’expo a fermé à 20 heures et on a pris un taxi pour rentrer chez nous. Le copain avait toujours faim et on est allé manger quelque chose au restaurant Florent, où on a bavardé avec le propriétaire éponyme (j’adore ce mot et j’ai rarement l’occasion de m’en servir) que je connais depuis des siècles. Je ne voulais pas tellement y aller parce qu’on s’est un peu brouillé il y a deux ans mais le copain a insisté, m’assurant (à tort) qu’il ne serait sûrement pas là — l’hôtesse sympa en coiffure chignon des années 60 (très groupe B-52) m’a accueilli en s’écriant « Mais c’est une réunion des vieux de la vieille ce soir » et en effet il était assis à deux tables de nous. Mais en fait c’était une bonne chose, on s’est dit bonjour tout poliment, il nous a prié sincèrement de venir prendre un pot chez lui, ce que j’ai accepté. Après un peu de pâté de campagne et une petite salade de lentilles — et de l’eau pétillante, toujours rien que de l’eau pour moi, tandis qu’autour de moi tout le monde se saoule gaiement. Il y a beaucoup d’« enablers » (mot de jargon psychiatrique de la toxicomanie à l'emploi souvent ironique et qui veut dire « ceux qui vous encouragent à faire ou à prendre des choses qu'on ne devrait ou qu'on ne veut pas ») dans mon monde actuel.

On est rentré chez nous et nous nous sommes couchés très vite. J’ai continué ma lecture du roman « The Folding Star » pour quelques pages avant de m’endormir. Ça recommence demain (c’est-à-dire aujourd’hui).

Selon la radio ce matin, l’économie américaine semble avoir fait un grand bond en avant, à un taux annuel de 7,2 %, ce qui rendra très heureux les Bushistes. Il paraît aussi, dans un article lié par Atrios, qu’il y aurait des mercenaires (américains et de d’autres pays aussi) en Afghanistan et en Irak. Je me souviens des mercenaires que j’ai rencontrés en Afrique — de jeunes Britanniques aux pommettes toutes roses en tenue de militaires d’aucun pays spécifique qui glandaient à boire des bières dans les bars des hôtels de Kinshasa avant de partir pour l’Angola. Curieux monde.