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Gare aux recettes pour citrouille

Happy Halloween — en fait, ce n’est pas une « fête » très appréciée chez le copain et moi. Lui, il s’est fait agresser un soir de Halloween il y a plusieurs années dans l’East Village; il en résulte qu’on s’enfermera dans l’appartement ce soir à regarder quelques épisodes de « Six Feet Under » dont on loue les cassettes vidéo puisqu’on n’a pas le HBO. Et à manger des pâtes — oui, c’est le week-end du marathon de New-York. Hier soir on se trouvait à Times Square qui était plein de gens, des Européens et des Nord-Américains, en tenue de course à pied. Il faisait doux et il y avait énormément de monde dans les rues, on se bousculait gentiment, cela me rappelait un peu la ville d’avant les attentats, quand tout le monde se préoccupait de superficialités anodines comme où il fallait manger, chez où il fallait s’habiller, et ainsi de suite.

Article « important » (bon, je mens, c’est tout ce qu’il y a de plus trivial, mais j’avoue l’avoir lu avec intérêt) chez sfgate.com qui note la diminution de la fête importée de Halloween en France. Une directrice de marketing chez Flunch avait remarqué qu’elle s’en était rendue compte l’année dernière. « En outre » a-t-elle dit « il n’y a qu’un nombre limité de choses qu’on peut faire avec la citrouille. » Elle a raison. Je déteste la citrouille (comme aliment), et surtout la tarte à la citrouille que je trouve immonde par son goût, par sa couleur et par sa texture. La guimauve n’ajoute rien de bien mangeable à cette horreur culinaire.

Le plus choquant c’est que cela ne nous choque point : les véritables profiteurs de l’invasion de l’Irak sont les mêmes sociétés qui ont versé de l’argent aux coffres de l’imposteur Bush. Rien de plus à dire.

Voici pourquoi j’ai vraiment du mal à me fier jamais aux soi-disant « serviteurs de la chose publique » qui occupent pour le moment les places privilégiées à Washington. C’est une histoire assez drôle révélée en toute sa splendeur imbécile par le site « The Memory Hole » dont on parle beaucoup dans la carnetosphère américaine et ce matin dans un article à la une du Times. Mettons à part les évidences peu flatteuses sur les conditions de travail pour les avocats de minorités visibles, c’est-à-dire les femmes, les noirs, les asiatiques) que les employés d’Ashcroft ont essayées de supprimer du rapport préparé par la firme KPMG. Ils ont publié le texte du rapport en format pdf avec presque la moitié censurée par des rayures noires — moyen utilisé pour protéger des soi-disant secrets d’état dans les documents officiels rendus publics. Mais le type qui fait le Memory Hole savait que le texte entier restait « en dessous » de ces rayures — il l’a retrouvé et l’a publié en entier sur son site avec les rayures marquées en jaune. Alors, les minables automates du département de la Justice insistent que le document n’était jamais prévu à être lu par le public mais tout le monde voit très bien que les parties rayées ne consistent que de critiques du département et surtout de ces chefs. Il ne s’agit donc pas de la protection de secrets d’état mais seulement de la protection de leurs emplois. Et de ce côté c’est tellement pathétique, il n’y a plus rien à dire. Mais cela nous montre aussi le haut niveau technologique de ces fonctionnaires censés de nous protéger contre les terroristes malins. (Insérer soupir cynique).

La foire s’est bien passée hier et on a même réussi à vendre quelques tableaux. Le copain m’avait dit de le retrouver au kiosque TKTS dans le Times Square après avoir quitté la foire à 18 h 15 — ce que j’ai fait, en partenaire loyal. Je le trouvais dans la queue pour acheter des billets de théâtre au rabais — il voulait voir « The Boy from Oz » avec l’Australien Hugh Jackman (Wolverine de « X-Men ») mais moi j’ai préféré une nouvelle pièce anglaise qui s’appelle « The Retreat from Moscow » par le scénariste William Nicholson (qui s’est sûrement farci le porte-feuille de l’argent en écrivant le scénario du film « Gladiator » parmi plusieurs productions de la BBC — il tient aussi un « online diary »). Les personnages de la pièce étaient joués par l’Américain John Lithgow (son accent anglais n’était pas terrible), l’Anglaise Eileen Atkins et l’Anglais Ben Chaplin. Très très anglaise, la pièce présente des aspects difficiles et contradictoires d’un mariage qui se défait devant les yeux de « l’enfant » de 32 ans impuissant de changer les vies malheureuses de ses parents. Pas parfait, mais émouvant, et mieux que la télévision.

On a emmené la chienne Betty chez le nouveau vétérinaire aujourd'hui — elle avait un peu de fièvre (et il faut que le copain prenne sa température ce soir — je sors dans un instant chercher un thermomètre rectal chez le pharmacien !) On lui a donné une piqûre contre la maladie de Lyme et on lui a pris du sang pour le tester. Nous aurons les résultats lundi.

Comments

Merci pour tout ces liens, et particulièrement pour le site Memory Hole, vraiment très intéressant. Les cartes et photos de la base de Guantanamo sont extraordinaires. Rendant cette zone de non-droit terriblement concrête!

"touS ces liens" d*sol*!

Cher aqb, c'est sûrement pas moi qui vous corrigera !