On ne peut pas avoir tort
Il est évident que ladministration Bush craint surtout les effets électoraux dune débâcle militaire prolongée en Irak. Il ny a chez eux aucun souci pour le bien-être du peuple irakien, aucun regret pour la pagaille quils ont faite dans les vies de millions de gens, aux États-Unis comme au Proche Orient, et ailleurs. Ils ne pensent quà se sauver la peau, et à cette fin bien définie ils se serviront de tout moyen qui leur semblera utile : le mensonge, le fameux révisionnisme genre « Mais, que dites-vous, on na jamais dit ça ! Vous lavez mal compris, cest tout » en dépit des preuves dans les documents », le changement de but genre « Nous avons envahi lIrak pour sauver le peuple tyrannisé par Saddam. Alors, quoi, vous aimez les tyrans, vous ? », les excuses à peine croyables genre « Les Irakiens nous aiment bien, ce sont seulement des hommes à Saddam qui nous tirent dessus » ou bien « Cest la faute détrangers venus en Irak nous combattre ». Comme la déjà remarqué dans ce billet très à propos de la carnetière de Bagdad Riverbend, la plupart des membres du soi-disant Conseil intérimaire de gouvernement irakien, choisi par nous Américains, nassistent même pas aux réunions convoquées par ladministrateur américain, car ils se trouvent souvent à létranger. Alors, on va finalement transférer le pouvoir en Irak à qui ?
Personnellement je ne crois pas quon peut ou doit quitter lIrak comme ça on navait pas le droit dy aller, mais puisquon a dévasté le pays et ses organisations politiques et civiles, on a le devoir moral dessayer de le reconstituer. Moi jaccepterais avec plaisir et soulagement un transfert de pouvoir temporaire à lONU, qui soccuperait dune éventuelle remise de pouvoir aux autorités irakiennes agréées et légitimées par l'ONU. Dans ce plan, tout le monde pourrait aider à reconstruire ce pays, et cela nous permettrait de sortir de ce bourbier à lallure tout à fait impérialiste et égoïste. Mais franchement, je ne vois aucune possibilité que ladministration accepte une telle issue. Lopération Fer de marteau continuera à faire tomber les bombes dans les quartiers de Bagdad, les soldats se feront sauter par les mines, les Bagdadis se cacheront chez eux à attendre la fin des hostilités, et les politiciens américains essayeront de tout nier devant un public de plus en plus sceptique. Déprimant, car si inutile.
Ce soir à la campagne pour un week-end pas trop chargé.