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Je suis malheureux sans mon ordinateur

Mon gentil ordinateur à moi s’ayant donné de jolies vacances en Californie, je suis obligé de me servir du petit Mac placé dans la section « Kids » de la petite bibliothèque du village. (J’avais essayé d’utiliser le PC du copain — il y en a trois en effet, d’âges variés, chez nous — mais c’est tellement anglocentrique, le Word pour PC, on n’arrivait pas à trouver un moyen de mettre des accents — donc, déplacement vers la bibliothèque où je me suis installé dans le sous-sol avec plein de petits enfants bruyants autour.)

L’orage prévu hier soir est arrivé vers 2 heures du matin avec un vent terrible qui secouait la maison avec tant de bruit qu’on s’est levé finalement vers 6h30, ne pouvant plus dormir. Le copain est allé faire de la course à pied avec sa partenaire, malgré le vent qui allait jusqu’à 70 km/h (j’ai des photos de la mer fouettée par le vent que j’espère publier dès que je pourrai). Nos amis viennent dîner chez nous ce soir — le copain a insisté que je fasse encore une poule au pot — c’est facile à préparer et il l’a aimé, tant mieux. On est allé acheter des échalotes et des poireaux, ainsi que quelques bouteilles de Beaujolais-Villages, le vin recommandé pour ce plat dans l’Encyclopédie Larousse. On avait trouvé hier une tarte aux poires dans une pâtisserie à New-York pour le dessert.

Je viens de passer une heure au téléphone à bavarder avec l’amie écrivain sur tout et n’importe quoi — elle était toujours au lit à midi, elle déteste le vent. Elle se demande si elle devrait aller aux funérailles qui auront lieu ce mercredi à 10 heures d’une femme qu’elle a connue pour plus d’un demi-siècle mais qu’elle n’aimait pas. Assister à la cérémonie lui semble tout ce qu’il y a de plus hypocrite, mais d’autres amis lui conseillent d’y aller, lui disant que le nombre d’années d’une connaissance et une reconnaissance de la réalité sociale dans un petit village prévalent sur des questions purement personnelles d’aimer ou de ne pas aimer quelqu’un. Je dîne chez elle demain (je lui apporte des saucissons à l’ail du Jefferson Market tout près de chez nous à New-York qu’elle ne trouve pas ici à la campagne.)

Excellents épisodes de « South Park » hier soir — il y avait une version tout particulière de la pièce sur Helen Keller, « The Miracle Worker » mis en scène par Cartman, d’un mauvais goût délicieux, ainsi que celui de Satan obligé de faire un choix de petit copain entre le très mauvais Saddam en cuir et le très chiant Chris tout gentil, tout niais.

Comments

Il ne faudra pas oublier les photos de la mer démontée. Et miam la poule au pot ;)

1) Le fait que des choses soient mises sur le blog donne-t-il à de parfaits étrangers (oui oui je sais c'est du franglais !) le droit de donner leur avis ? Sans doute que oui puisqu'on le fait continuellement ! Tout ça pour dire : je crois que ton amie ne devrait pas aller à ces funérailles par pure convention, si elle n'aimait plus la personne en question. Nous sommes tous envahis par des attitudes qui relèvent de l'hypocrisie...
2) Amusant, l'idée d'Edouard accroupi dans la section enfantine de la bibliotheque pour pouvoir se servir de l'ordi...

aqb, j'ai grand envie de publier les photos mais le logiciel que j'utilise pour les « préparer » — une version de PhotoShop pour les très, très nuls — en anglais, « PhotoShop for Babies », est parti avec le portable en Californie. On m'a dit au magasin qu'il prendrait 10 jours (aller/retour) de réparation, mais je suppose dans ce devis de délai qu'on ne compte pas les jours fériés, tel le Thanksgiving, ni les week-ends, donc ça fait presque deux semaines à attendre le retour de mon ordinateur chéri.

Portokali, je ne sais toujours pas ce qu'elle fera, l'amie écrivain, à propos des funérailles, qui auront lieu demain matin. On en a parlé dimanche soir quand on a dîné ensemble. Pour le Mac dans la section enfantine, j'ai dû quand même parer les efforts de deux jeunes filles adolescentes qui voulaient, elles, me faire partir de l'ordinateur mais comme je suis ni âgéiste, ni sexiste, je ne me suis pas plié à leurs désirs sournois de s'éduquer. Qu'elles s'en aillent prendre des drogues comme des ados normaux, n'est-ce pas ?

TRès drôle ! Bravo pour avoir résisté !