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Les obligations mondaines presque manquées

On vient de rentrer, le copain et moi, d’un cocktail qu’on avait (presque) oublié. Là j’ai parlé avec un Hollandais originaire de Groningue qui a (un peu secrètement) envie de rentrer chez lui (c’est un océanologue qui travaille pour la NASA et je le connais de vue depuis des années mais c’est la première fois que je lui aie pu lui dire plus qu’un bonjour ). Sa femme, dont je connais mieux la mère, ne veut pas quitter leur petit coin connecticutais — ils ont aussi deux enfants, donc ça peut se comprendre, et il y a en plus la mère qui partage son temps entre le village et Washington. On parlait de la planète Mars (où il est certain qu’il y a des formes de vie souterraines). Je lui ai dit que je voulais bien dépenser de l’argent pour l’exploration de l’espace. Lui il m’a répondu que ce serait en effet beaucoup moins cher que payer pour ce qui se passe actuellement en Irak. Je lui ai demandé s’il voudrait rentrer aux Pay-Bas. « Ah, tu sais, l’Europe va avoir dix ans de grandes difficultés sociales et politiques » m’a-t-il répondu. « Ce n’est peut-être pas le meilleur moment. Pourtant… » Il connaît les États-Unis probablement bien mieux que moi, ayant habité à Hawaï, à San-Francisco, et à Miami avant de s’installer au Connecticut.

L’amie écrivain nous a invité à dîner chez elle Noël. Son fils et sa bru viendront de Washington. Il y aura aussi ma mère. Je vais acheter à New-York le chapon qu’elle veut.