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Encore des fêtes

Une sale journée de pluie froide. Les candidats démocrates continuent à s’attaquer à Howard Dean pour avoir dit (bien correctement à mon avis) que les États-Unis ne sont pas plus sûrs qu’avant la capture de Saddam (on oublie bien facilement que ce n’est pas Saddam qui a fait quoique ce soit sur le territoire américain, mais Oussama, mais puisqu’on sait bien que tous les Arabes se ressemblent, ce n’est pas la peine d'essayer de les distinguer l’un de l’autre, n’est-ce pas ?)

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Du monde dans l'appartement (comme l'autre soir, je ne connais personne dans ce photo — cela devient peut-être une habitude antisociale ou tout simplement embêtante ?)

On s’est habillé tout de même pour aller à une réception dans l’Upper East Side donnée par une petite boîte où j’avais travaillé — j’oblige le copain de m’accompagner dans ce genre de fêtes mondaines mêlées aux affaires, il faut qu’on sache ce qu’il fait dans son nouveau travail — un collègue du maire Giuliani lui a demandé sa carte de visite et l’a fait promettre de lui téléphoner. Moi j’ai bavardé avec des amis et d’anciens collègues que je ne vois que rarement, dont une jeune actrice. Il y avait un type — un professeur d’anglais — qui nous a narré une histoire invraisemblable — il est devenu un personnage désagréable dans une pièce écrite par un de ses protégés. Le prof est allé à la première représentation et a été profondément choqué de voir un personnage portant son nom sur scène. Selon l’ami du prof, c’était un acte de vengeance de la part de l’écrivain, qui l’avait aimé (selon l’ami du prof). La pièce a plus tard été montée par le Manhattan Theatre Club, producteur renommé de pièces de théâtre à New-York. Quelquefois on n’a vraiment pas de chance (mais l’histoire m’a fait sourire, je l’avoue.)