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Lavé, nettoyé, prêt à utiliser

Le copain a terminé le « nettoyage » du disque dur et a réinstallé la plupart de mes logiciels, à part celui pour l’appareil Nikon. Je n’arrive toujours pas à manier les photos dans iPhoto d’une manière consistante et mon ancien logiciel Adobe (pour nuls) pour OS 9.2 me manque beaucoup. Je n’aime pas compter en pixels, mais bon, on s’y habituera.

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Interesting people on Christopher Street: paroles du chanson « Christopher Street » de la comédie musicale « Wonderful Town » de 1953, écrite par Betty Comden et Adolph Green et musique de Leonard Bernstein (Mlle Comden, toujours chic et élégante, était présente à la cérémonie de souvenir d'hier)

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Vers le Times Square, en route au restaurant italien hier

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La 8e avenue avec un vol de pigeons

Nos activités d’hier soir se sont assez bien passées — au cocktail il y avait un peu trop de monde et la maison, quoique grande, n’est pas vraiment disposée à accueillir plus de dix ou douze personnes. Il y avait par exemple des embouteillages dans les embrasures de porte entre les deux salons d’avant et la grande salle à manger au centre, et les canapés n’étaient pas extras non plus (chuis méchant, ma foi) — des petites boules de fromage frites, des morceaux de filet mignon minuscules posés sur un triangle de je ne sais pas quoi (mais ce n'était pas du pain). On est parti à 20h30 pour aller dîner chez une jeune femme célibataire qui ne reçoit presque jamais chez elle et qui a envie de sortir un peu plus. Elle nous a préparé une sorte de ragoût en cocotte avec de la dinde, des légumes et des pâtes et c’était très bon. Il y avait beaucoup de vin — du chardonnay californien buvable — ben, moi au moins j’en ai bu pas mal, ainsi que notre hôte à ma gauche et ma compagne de table à ma droite, que j’ai finalement raccompagnée chez elle, où l’on est resté à bavarder et à boire un Chassagne-Montrachet excellent jusqu’à deux heures et demi.

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Ils ont l'air légèrement démoniaque, ces gentils moutons de Noël

C’est en rentrant à pied chez nous, où le copain dormait comme un ange (ils dorment, les anges ? Ont-ils besoin de se reposer ? Et si oui, pourquoi ?) que j’ai passé le petit parc à moutons érigé devant l’église épiscopale du village comme une réponse vivante à la crèche en bois installée devant l’église catholique. (Il y en a un qui a l’air possédé, non ?)

Après avoir avalé deux aspirines protectrices je me suis installé auprès de lui où je me suis vite endormi.

J’ai réussi à dormir jusqu’à 9h30 quand le copain est revenu avec Betty, avec qui il a gentiment joué ce matin au bord de la mer. Moi j’avais besoin de plusieurs grandes tasses de café ce matin avant de pouvoir me mettre en marche.

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La tour de la WorldWide Plaza dans la 8e avenue, conçu par un des architectes du nouveau projet du site de l'ancien World Trade Center

Peu de monde, à part le promoteur-locataire du site du World Trade Center et les éditorialistes du Times, semble vraiment content du projet hybride pour la reconstruction du site annoncé par le gouverneur — l’architecte de M. Silverstein, David Childs, partenaire de la firme Skidmore Owings & Merrill, montre un goût pour des immeubles utilitaires aux éléments décoratifs des années 30, pour certains un âge d’or pour les gratte-ciel new-yorkais. Cela se voit dans la tour du WorldWide Plaza dans la 8e avenue. L’architecte Daniel Libeskind, par contre, fait beaucoup plus artiste mais il n’a pas pu garder qu’une partie de son project pour le site. (Le carnetier new-yorkais James Wagner explique la déception qu’il ressent pour ce qu’on propose de faire sur le terrain vague du World Trade Center beaucoup mieux que moi.)

Oui, j’étais content d’apprendre que deux tribunaux avaient rejetés les arguments de l’administration Bush pour emprisonner des « suspects » américains et étrangers pour une période indéfinie, mais je crains que ces décisions ne soient en toute probabilité renversées plus tard par la Cour suprême. On nous répète sans cesse que la plus haute responsabilité du président est la sécurité du pays — on est devenu vraiment un pays de névrosés effrayés par tout et n’importe quoi — et que pour faire cela il devrait avoir le droit de tout faire. La plupart des Américains se foutent tout à fait de ce que quelques agents du FBI ou de la police font par erreur ou inattention à quelques immigrés d’origine arabe — ces Américains du midwest ou du sud ne croient pas pour un instant qu’ils pourraient un jour devenir les cibles d’agents d’un département de la « justice » déchaîné. Pour eux, on n’a toujours pas assez fait contre les terroristes. Peu leur importent les moyens utilisés.