Ça y est
Ça y est, le pire est terminé. Non, mais, franchement, c’est souvent ça, les fêtes. Je me suis soûlé trois soirées de suite cette semaine, à commencer le lundi avec l’ex-marine. On a terminé la soirée à boire des margaritas dans un bar gay aussi démodé que sympathique avec de jeunes acteurs hommes et femmes, hétéros pour la plupart, qui insistaient tous à nous déclarer leur soutien absolu pour le mariage gay (question que personne d’entre nous n’avait soulevée). Le mardi j’ai fait mes derniers achats et j'avais envie de passer la soirée tranquillement à la maison mais vers 18 heures l’amie marchande de tableaux nous a appelés pour nous inviter à la rejoindre dans un restaurant mexicain du quartier (hé oui, encore des margaritas). Une forte pluie a commencé le lendemain, la veille de Noël — on a dû charger le coffre de la voiture sous des torrents. On a finalement quitté Manhattan vers midi — il nous a fallu quatre heures de route pour arriver à notre maison, mais la pluie au moins avait cessé. On a distribué nos petits cadeaux aux amis du village et puis on s’est préparé pour notre réveillon chez les amis, le financier et sa femme, la partenaire en course à pied du copain. Une amie à nous tous nous a rejoints plus tard dans la soirée et on s’est finalement décidé d’assister à la messe de minuit dans l’église catholique du village — le père y est très simple, très sympathique mais il faut dire que la politique de l’église est follement compliqué, d’après ce que je lisais dans un magazine « officiel » trouvé dans le banc — un long article sur (et vivement contre) le mariage des homosexuels, un autre sur (et contre, mais d’une façon moins nette) la pédophilie chez les prêtres, et tout et tout. Évidemment il n’est pas facile d’être catholique, d’après ce que je lisais.
Le Noël on s’est levé tard et avec, je l’avoue, un peu de difficulté. Le copain et moi, nous avons ouvert nos cadeaux dont on en était bien contents. Betty a reçu un nouveau jouet, un petit hérisson en peluche, qu’elle a porté dans sa bouche toute la matinée. Vers 14h30 on est allé chez ma mère où l’on s’est encore offertde petits cadeaux avant de repartir chez l’amie écrivain. Elle était plutôt de mauvaise humeur — les fêtes bousculent trop ses habitudes — elle se plaignait de son fils (« mais il n’a jamais su s’occuper correctement des apéritifs » ) et le fameux chapon s’est révélé un pauvre dindon (on m’a eu au Jefferson Market) mais finalement le dîner s’est bien passé, on a parlé insectes désagréables (si, si, la bru de l’amie écrivain est biologiste) . On a reconduit ma mère chez elle dans le Rhode Island et, crevés, nous nous sommes rentrés pour nous mettre au lit à regarder les deux premiers épisodes de la nouvelle version de « Battleship Galactica » avec Edward Olmos qu’on avait enregistrés. Le copain s’est endormi vers 21 heures, tandis que moi j’ai éteint la télé vers minuit.
On a invité des gens à passer prendre un verre chez nous ce soir — c’est la dernière de nos obligations mondaines de cette période. Demain je retournerai au gym pour essayer de perdre les livres et les onces ajoutées.
(Il y a encore Safari qui plante à plusieurs reprises pour des raisons toujours mystérieuses — le copain pense que c'est de la mauvaise mémoire dans l'ordinateur. Je n'ai vraiment pas envie de déposer la nouvelle machine chez le réparateur Apple. Hmm, que faire ?)
Comments
Je suis sous Mac OS X Panher (10.3.2), Safari ne plante pour ainsi dire jamais (en fait, je me souviens pas qu'il ait planté depuis au moins deux mois. A-tu viré les préférences ? Généralement, ça résout ce genre de problèmes.
Posted by: Vincent | décembre 26, 2003 04:29 PM
Ah le nouveau Galactica... Veinards!
Elle le méritait bien son jouet Betty ;)
Posted by: aqb | décembre 26, 2003 09:32 PM
Merci, Vincent, je vais suivre ta suggestion (mais le copain croit toujours qu'il s'agit d'un problème mécanique — truc de mémoire).
Pour le Battleship Galactica, moi je l'aime bien — cela a, il est vrai, un côté sentimental aussi cliché qu'inévitable dans ce genre de production (les rapports difficiles entre un père général (Olmos) et un fils pilote de guerre), mais pour le reste c'est assez intelligent, même réaliste (« We must continue to fight the war. » « No, the war is over. We lost. » Ça ne s'entend pas souvent ici !)
Posted by: Édouard | décembre 29, 2003 10:29 AM