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Le ménage

Lundi, c’est le jour de lessive traditionnel (on me l’a dit un jour à la radio) et c’est ce que j’ai fait ce matin. Pas drôle mais pas vraiment pénible non plus (la machine à laver se trouve dans le sous-sol, donc ce n'est pas loin). Cette petite corvée domestique terminée, je me suis remis à la lecture de ce qu’on devrait appeler « la porno mondaine » — spécifiquement le journal intime de Cecil Beaton (1970-1980) dans lequel il s’agit de déjeuners avec la Reine Mère, de séjours en Argentine et au Brésil chez des ploutocrates indigènes (qui avaient pourtant tous des appartements de luxe à Paris), de passages à New-York où il descend toujours à l’hôtel St Regis et tout et tout — peu profond, je sais, mais divertissant, un manga littéraire occidental peut-être ?

L’affaire Michael Jackson continue à obséder toutes les chaînes nationales. Lui déclare avoir été malmené par la police de Santa Barbara, ce qui est fort possible, bien sûr. Sans doute il a fait preuve de toutes les pires caractéristiques de la célébrité médiatique actuelle mais je crois qu’à la fin on le déclarera innocent des accusations.

Suite à mes réflexions urbanistes du week-end, je me suis souvenu de cet article paru dans le Washington Monthly en mai 2002 du sociologue américain Richard Florida, professeur à Carnegie Mellon University à Pittsbourg. Le professeur Florida (qui a aussi un site web personnel assez drôle) a écrit le livre « The Rise of the Creative Class » dans lequel il montre que cette nouvelle classe, définie comme fournisseurs de « créativité » — mode, publicité, universitaires, scientifiques, écrivains, et cetera, cherche surtout la diversité d’expérience (voire, une population gay) qu’on trouve plus dans certaines villes que dans d’autres. (Les cartes des États-Unis trouvées au site du professeur Florida sont très intéressantes.)