Deux francophiles mortes
Encore des funérailles, celles-ci de la variante anglicane. Encore une fois on a récité une partie du chapitre 3 de l’Écclésiaste. Encore une fois on a parlé d’une passion pour la France de la part de la défunte (celle de la cérémonie d’aujourd’hui avait travaillé pour le service secret de l’armée américaine dans la 2e guerre mondiale à Alger avant de s’installer plus tard à Washington où elle a travaillé pour la CIA).
Il fait toujours très froid — -13º à présent. Je viens de raccompagner ma mère chez elle — elle est venue dîner chez nous ce soir, avec l’amie marchande de tableaux qui passe le week-end ici. J’ai fait une poule au pot pas trop mauvaise — c’est vrai, cela devient ma recette de secours quand je ne sais pas quoi préparer et l’on n’a pas envie de sortir. Il est vrai aussi que cela m’arrangeait d’utiliser dans sa présence pour la première fois la soupière que ma mère m’a donnée en cadeau de Noël.
Bon, je me couche.