Un bouquet cueilli dans les champs de la carnetosphère
Quelques morceaux cueillis dans la carnetosphère :
A ceux qui croiraient que l’investiture éventuelle de M. Kerry comme le candidat démocrate à la présidence américaine ne sera pas sujette à une « lamination » par les Républicains, voici quelques « thèmes » que les Républicains, sous la direction de Maestro Rove, pourront bien soulever à propos de M. Kerry, puisés d’un commentaire d’un billet chez Atrios. (Je n’ai pas corrigé les fautes d’orthographe — en plus, « librul » fait référence à un accent de plouc (surtout du Sud).)
« Carl Roves latest talking points to the right wing rabids of talk radio and teevee;
Kerry is a like John MaCain, a little nutty.
Kerry is a Hanoi Jane traitor [référence à l'actrice Jane Fonda qui a protesté contre la guerre au Viêt Nam] . He protested the war.
Kerrys old lady is an uppity eastern eletist bitch and she sounds like a ferner [c'est-à-dire, foreigner ou étranger], unlike the perfect Pickles [sobriquet méchant pour Laura Bush, la femme de George].
Kerry is a pinko librul.
Kerry will raise your taxes.
Kerry is for faggots.
kerry is a big spender.
Kerry likes the Hollywood elites.
This will only be the start. Wait till they get into his medical records.
Richard »
Il faut admettre que l'histoire médicale de Kerry pourra bien lui nuire.
L’excellent carnetier Pierre Carion me trouve un peu pessimiste mais je continue à croire que beaucoup des suffrages pour Kerry viennent des gens qui ont voté pour lui parce qu’ils ne voulaient pas se souvenir d’avoir été trompés par Bush dans la guerre en Irak.
Voici un extrait pris du Daily Kos intitulé « Dean and the real buyer’s remorse » ou « Dean et le vrai remords de l’acheteur ». Il s’agit surtout de l’Irak, et la guerre illégale et injustifiée menée par Bush.
« But many of the non-core Dean supporters within the Democratic Party evolved on the Iraq issue to the point where, although they may side with Dean now, they did not start where Dean started. In fact, they probably started where Kerry and Edwards started: supporting the invasion, albeit with a sense of unease. Because their transformation more closely mirrors Kerry than Dean, voting for Kerry is more affirming. (Sample internal monologue: "Hey, if John Kerry was fooled and feels betrayed, well, I can understand that because I feel the same way.") On the other hand, a vote for Dean is a reminder that you believed in the president and his plan all along. »
Finalement, voici un article dans le Spectator intitulé « Escape from Barbarity » ou « La fuite de la barbarie » dans lequel un Anglais déménage pour la France et explique pourquoi dans cet article intéressant, surtout pour un étranger non-français. (Via
Letter from Gotham).
Un ami de Paris vient de me téléphoner pour me dire que lui et son ami seront à New-York ce week-end avant de poursuivre leur trajet vers la Floride et les Îles Vierges pour quelques jours de vacances. C’est toujours un plaisir de les revoir. Ce soir, on va au théâtre — les rues bloquées par la neige, il y aura moins de touristes devant les guichets du TKTS.
Comments
pourrais tu nous éclairer sur l'histoire médicale de kerry ?
Posted by: wam | janvier 29, 2004 06:03 AM
« However, in an interview that touched on health matters 12 days before the Feb. 11 announcement, Kerry didn't disclose the diagnosis he had received [cancer de la prostate], later telling reporters he had not yet informed his whole family and did not have his doctor available to answer press questions. That was a mistake. » Pour lire l'article en entier du Washington Post, c'est ici.
Posted by: Édouard | janvier 29, 2004 07:18 AM
Le fait qu'il n'en ai pas parlé ouvertement dès le début serait un problème ? selon la logique qui veut qu'un homme public rende aussi ses bulletins de santé publics ?
Ce serait vraiment si important ?
Posted by: wam | janvier 29, 2004 08:38 AM
Oui, wam, c'est important, au moins un peu. C'est le seul cas que je connaisse où il a vraiment menti — en disant qu'il allait parfaitement bien tandis qu'en fait on avait découvert chez lui un cancer de la prostate — c'est à cause de ce même cancer que Rudolph Giuliani s'est retiré de sa campagne pour le Sénat — un poste gagné par Mme Clinton. Mais le problème c'est que Kerry a répondu faussement à une question directe sur un sujet important — sa santé. Son « spin » — il fallait avertir d'abord la famille — me semble risible, mais bon, j'espère que cela marchera.
Posted by: Édouard | janvier 29, 2004 11:48 AM
Merci pour tes éclaircissements, en tous cas.
Posted by: wam | janvier 30, 2004 02:46 AM