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Une veillée politique

On a tous les deux mal dormi hier soir — le copain s’est levé à 4 h. Moi je suis resté au lit, à errer entre le sommeil et la connaissance minime, jusqu’à ce que la radio s’allume à la voix d’une présentatrice de la NPR. Le copain est allé chercher la voiture, prête en principe pour 6h30 (on est allé à la campagne, où le copain avait un rendez-vous d’affaires à 10h30). Il n’y avait pas beaucoup de circulation, heureusement.

Cet après-midi on va avec des amis à une sorte de levée de fonds pour Howard Dean — il y aura la mère du candidat (qui habite, on dit, toujours dans la Park Avenue à Manhattan) et son frère (domicile à moi inconnu). Je me demande comment cela va se passer finalement — ce sera probablement une sorte de veillée sur la candidature de M. Dean, mais on verra. Ensuite on va dîner à un restaurant français qui se trouve dans le village pittoresque de Chester. Le Restaurant du village, dont le propriétaire est d’Alsace, est censé être un des meilleurs restaurants dans l’état de Connecticut — mais à vrai dire cela ne veut pas dire grand-chose, surtout en comparaison avec les restos qu’on a à New-York (désolé de me montrer si snob, mais c’est la vérité vraie).

Manquant de sommeil et ainsi d’humeur plutôt sarcastique j’ai grand-peur de ne pas scintiller ce soir.

Comments

J'observe de très loin la politique américaine. Je serais curieux de te lire au sujet des divers candidats à l'investiture démocrate. À moins que tu ne l'aies déjà fait dans un message précédent...

Guy, merci de m'écrire — en ce qui concerne les candidats démocrates, j'aime bien Dean, qui a depuis longtemps énoncé des points de vue que je partage souvent. Kerry ne m'est pas désagréable (un peu vieux, un peu timide, peut-être, trop homme politique classique), Lieberman est inutile et égocentrique, Edwards m'embête un peu avec son accent du sud un peu trop mielleux (et moi je suis né en Virginie et ai été élevé en Géorgie, donc j'ai bien le droit de parler du sud) et son grand sourire un peu improbable (à la Berlusconi ?), Clark le militaire j'aime moins — parce qu'il est militaire, surtout — les militaires ont du mal à se faire hommes d'état, au moin ici (à part Eisenhower, peut-être). Pour Sharpton, c'est un peu une blague — on se souvient trop de ses histoires peu édifiantes d'il y a une dizaine d'années avec Tawana Brawley ici à New-York, où il a été blâmé officiellement pour avoir menti. Gephardt, maintenant parti, n'avait aucune possibilité véritable — trop politicien « vieux style » et démodé. Kucinich, lui, est trop radical.
Voilà, ce n'est pas profond mais cela vous donne mes préjugés en résumé.