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Une pause littéraire

Je viens de terminer ma lecture de 1939 : The Last Season d’Anne de Courcy, une histoire, rétrospectivement mélancolique, de la vie mondaine londonienne dans les derniers mois avant la déclaration de guerre le 3 septembre 1939. On y trouve ceux qui ont tout simplement préféré ne pas considérer ce qui se passait pourtant devant leurs yeux, et d’autres qui, comme le roi, craignaient le pire, tout en s’efforçant à vivre une vie « normale ».

Cela m’a amusé de lire ce billet de Wam dans lequel il parle du plaisir qu’il a eu en lisant (trois fois, si j’ai bien compris !) le livre « Tout va bien » du carnetier célèbre PaCa. Moi-même je pensais acheter les deux romans (Tout va bien et Tout m'énerve) de M. Pellerin quand j’étais à Paris, mais comme j’ai oublié de le faire, malgré de fréquentes visites chez plusieurs librairies du Quartier latin, je les ai commandés tous les deux la semaine dernière chez Alapage.com. Je les aurai en principe bientôt, peut-être même cette semaine, à la campagne.

Je continue ma lecture de « A History of Pagan Europe » de Prudence Jones et de Nigel Pennick. Saviez-vous qu'il y avait un temple païen à Uppsala, en Suède, jusqu’à circa 1100, quand il a été détruit par un roi chrétien.

Le nom de Maurice Sachs dont j’ai souvent vu les livres étalés sur des tables, surtout dans les librairies d’occasion, ne m’était pas inconnu, mais je ne le connaissais pas, ni ses œuvres. C’est grâce à ce billet d’Embruns que j’ai vraiment découvert cet écrivain complexe et complexé, un exemple un peu triste mais fascinant aussi de l’« humain, trop humain » dans nous tous. Je pense que je vais me procurer un exemplaire d’« Au temps du Bœuf sur le toit ».

Ailleurs, j’écoute les témoignages offerts à la Commission d’enquête du 11 septembre par l’ancien directeur du FBI Freeh (membre, paraît-il, « supernuméraire » d’Opus Dei !) et par l’ancienne avocate général Janet Reno. Hier j’ai trouvé un carnet très intéressant écrit par un Américain à Bagdad et qui s’appelle Empire Notes. Ce carnet complémente d’autres carnets, dont Baghdad Burning, The View from Baghdad, Raed in the Middle, tell me a secret et une-terrasse-sur-le-tigre qui viennent de la capitale irakienne et qui offrent des reportages d’incidents ainsi que des points de vue souvent beaucoup plus nuancés que ceux fournis dans les médias « officiels ».

Comments

"Au temps du boeuf sur le toit" n'est sans doute pas le livre le plus intéressant de Sachs, à moins de se passionner pour cette époque. "La Chasse à courre", "Le Sabbat" et "Chronique joyeuse et scandaleuse" méritent plus l'attention.

Bonjour Edouard,

Très intéressant le thème du paganisme. Les Lithuaniens sont demeurés païens jusqu'au XIVe sicèle, contre les Chevaliers teutoniques. http://www.dialoguecentre.org/lithuania%20french.htm

Autre bonne lecture, "La Chronique des derniers païens", de Pierre Chuvin, traitant des survivances du paganisme antique dans des régions telles que l'actuel Irak.

Tiens, by the way, j'aimerais revenir sur un commentaire où tu indiquais que les grands carnetiers ne parlaient jamais de la pluie ni du beau temps dans leur billet. Les Japonais ne seraient pas d'accord, ni Fernando Pessoa:

"D'obscures transmutations, que nous ne percevons peut-être qu'au plus intime des sentiments abstraits, s'opèrent simplement parce qu'il pleut ou qu'il cesse de pleuvoir. Celui qui s'enfonce en lui-même ne s'enfonce pas par les mêmes chemins selon qu'il pleut ou qu'il fait beau"

merci pour toutes ces références et ces liens.

et, oui, j'ai lu 3 fois "tout va bien". du coup j'ai réussi à commander d'occasion pour 35 francs "tout m'énerve" sur amazon.fr ... j'ai hâte.

d'autant que mon libraire m'avait dit qu'il était épuisé. c'est en mettant le lien que je me suis aperçu que je pouvais le commander d'occasion.

Sélian, merci pour le nom de ce livre — la montée du Christianisme en Europe m'a toujours fasciné. En ce qui concerne le temps décrit par les carnetier, c'est un cliché carnetier qu'on ne doit décrire ni le temps qu'il fait ni le manque de désir d'écrire un billet — mais tout le monde (ou presque) le fait à un certain moment.
Laurent, les années 20 à Paris m'intéressent en effet pas mal, mais je te remercie d'avoir suggéré d'autres titres.