On fait ce qu'on peut
C’est la fin d’une journée curieuse — je me suis levé tard, le copain avait sorti la Betty et ensuite a accompagné une amie au café du village, où ils ont pris le petit déjeuner ensemble. On a glandé chez nous à regarder toutes les émissions d’info qu’on passe tous les dimanches matins, ces fameuses « têtes parlantes » de généraux, de sénateurs, de diplomates et de journalistes qui font carrière en passant à « Late Edition », « This Week», « Meet the Press ». C’est là où l’on a vu le président des chefs de l’état-major Richard Meyers en uniforme qui a essayé en vain de faire pardonner les abus contre les Irakiens par les soldats américains en disant que les Irakiens en faisaient de bien pires. Il a admis de ne pas encore avoir lu le rapport accablant dont on parle dans l’article du New Yorker écrit par Seymour Hirsh. Ce rapport est paru en février dernier.
À 13 h 30 min, on est allé voir l’amie écrivain qui a envie d’offrir une grande garden-party cet été en faveur de notre maire qui se présente en novembre pour le sénat de l’état. Elle a envie de faire quelque chose contre les Républicains — elle avait travaillé autrefois dans la campagne d’Eugene McCarthy. On y est resté plusieurs heures à faire une liste d’invités, à rédiger un carton d’invitation, à gueuler contre Bush et les autres. On est parti, le copain et moi, dîner avec le maire et son copain (hé oui, il est notre Delanoë) et j’ai ensuite conduit le copain à la gare, où il a pris le train pour New-York.