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Quand il fait chaud...

Il fait une chaleur étouffante ici, Betty et moi, nous nous sommes réfugiés dans la chambre à coucher où on a tout de suite mis la climatisation en marche. Le copain et son esclave Chris — euh, je veux dire « son stagiaire » — restent dans le « bureau » devant de multiples écrans. Tant mieux pour eux. Le sans-fil n’est pas extra dans la chambre — c’est diminué je crois par le gros frigo interposé entre le concentrateur dans le bureau et notre chambre.

Pas trop d’ennuis routiers en rentrant de la campagne aujourd’hui. J’étais accompagné cette fois d’une amie que j’ai déposée à l’angle de la rue 96e et l’avenue du Parc. On a parlé politique et ragots de village. Elle va ce soir au ballet. Moi je vais voir l’ami galeriste qui vient de rentrer de Paris, où il est allé fêter l’anniversaire d’un de ses grands amis — j’ai envie de boire des margaritas (c’est bien la saison et avec la chaleur qu’il fait… en plus, ça fait presque quatre jours pendant lesquels je me suis très bien tenu, pas un record personnel, mais presque !). Le copain fait un apéro dans un bar de la 23e rue ouest pour quelques-uns de ces anciens collègues — il va leur demander de travailler à mi-temps pour lui, suite à des contrats d’entretien qu’il vient de recevoir de trois petites sociétés, dont une firme de comptables et deux d’architectes. Ça démarre, son truc. Il faut dire que je suis content pour lui, et fier aussi de ce qu’il a réussi jusqu’à présent. (Une raison en plus de me saoûler ce soir.)

On parle de Fahrenheit 9/11 qui vient d’ouvrir ici hier soir au cinéma Ziegfeld devant 1.100 spectateurs. Le critique de la chaîne Fox l’a aimé ! Qu’est-ce qui lui a pris ? (Je vais le saluer avec une margarita de plus !)

Comments

Tchin !

Tous les prétextes sont bons! ;)

Ton billet me rappelle ce plaisir simple de la climatisation de la chambre où on se réfugiait avec avec ma gentille Faia pour fuir la lourdeur du climat équatorial, dans une autre vie, et un autre monde.

aqb, c'était qui, Faia ? Et où est-ce que tu te trouvais ? Moi j'ai été au Zaïre (comme on l'appelait alors) et là je n'avais pas de climatisation parce que j'habitais en dehors du « camp » des « entrepreneurs » américains au pays.

au Zaire? moi aussi jétait au Zaire lorsq'on l'appelait Zaire justement dans un "camp" a TENKE -FUNGURME et an Afrique je n'ai jamais souffert la chaleur comme en Europe- a vrai dire si une fois, dans le Desert de Dancalia hah oui la il faisait un peu chaud
Edouard comme tu ecris bien! ..cette lumineuse prose francaise ...keep up the good work as they say. Il est aussi interessant de voir L'Amerique du point de vue du "trottoir" et non pas du point de vue d'une fauteuil de cinema

Salut Edouard ! Ma prochaine (ou mon prochain ?) margarita je le boirai à ta santé. J'ai trouvé un endroit pas loin d'ici avec une terrasse bien plaisante par temps chaud. Toujours un bonheur de te lire.