Une journée d'été
Il fait toujours chaud et lourd — la chambre climatisée nous a permis quelques heures de sommeil avant d’être forcés de nouveau à vivre dans le fourneau qu’est notre appartement. La ville paraît sale et épuisée par la chaleur, les gens sont à peine habillés (là on voit du bon et du moins bon).
En montant la 8e avenue à Chelsea...
On vient de poser des bannières pour la Fierté Gaie
Je me suis fait photographier pour un nouveau passeport à seulement 8,20 $ chez une photographe chinoise. Il y avait à côté de sa boutique une nouvelle qui offrait des massages thérapeutiques chinois pour pas cher. Hop, je suis entré, un petit Chinois très trapu en débardeur m’emmène dans une section de l’arrière-salle divisée par des rideaux bleu pâle. Il y a d’autres clients, hommes et femmes, qui sont en train de se faire masser. On entend des bruits et des gémissements. C’est curieux. Je commence par un massage des pieds. Le masseur est assez dur, j’ai du mal à retenir moi-même des gémissements de douleur, ça fait mal, mais ça fait du bien aussi (au je le crois et l’espère). A la fin de 40 minutes de torture/plaisir, il m’indique de me retourner sur la table — il me demande ensuite si je veux continuer pour une heure totale. Je balbutie que oui, je veux bien continuer — d'ailleurs, c’est vrai — et il continue à me tordre et à me battre avec ses petites mains musclées. Étonnant. Il s’appelle Peter et ne parle que quelques mots d’anglais.
Étrange poème sur le trottoir devant l'ex sex-club Hellfire réaménagé en restaurant chic: on peut y lire: We leave the world more weak in the knees that Christopher Reeves
Une partie tranquille de la rue Greenwich dans le Village
Ce soir on va dîner avec la sœur, le beau-frère et la nièce du copain, arrivés ce matin de Los-Angeles pour voir quelques universités sur la côte est pour la fille. Les parents y sont aussi, heureusement. Le beau-frère, financier hyperbourgeois, s’est converti au catholicisme il ya quelques années et maintenant il est devenu le pire des réactionnaires. La belle-mère du copain nous a dit qu’il a récemment fait arrêter ses abonnements au LA Times et au NY Times qu’il juge trop libéraux. Le copain et moi, nous proposons de parler de l’obligation de l’avortement pour les familles qui n’auront pas reçu de permis d’enfants (ou quelque chose d’aussi extrême) pour le rendre fou furieux pendant le dîner. À suivre.
Une flique cavalière bavarde avec un des alcolos du cercle AA de la rue Perry
Comments
je veux savoir si vous avez réussi à le rendre fou de rage ...
Posted by: wam | juin 17, 2004 09:09 AM
Moi aussi! Bonne chance!
Posted by: nobbog | juin 17, 2004 09:59 AM
Désolé, rien à rapporter, il n'était pas présent, étant resté à Los-Angeles. Donc, à la prochaine.
Posted by: Édouard | juin 17, 2004 06:01 PM
zut ! quelle déception ...
il fait partie de l'AFA ?
Posted by: wam | juin 18, 2004 05:24 AM