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À la campagne ça fait du bruit !

L’activité continue du week-end dernier m’a laissé avec un mal à la gorge importun et une fatigue dont j’ai du mal à me remettre, surtout ici à la campagne, où le concert des travaux de construction débute à 7 heures précises avec en général le retentissement du martèlement soutenu d’un pieu en train de se faire foncer dans le sol suivi du cri reposant de la scie à métaux. Ah oui on est tranquille à la campagne.

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Étude de perspective de l'avenue du Parc

Dimanche on est sorti une dernière fois avec la nièce du copain dans un restaurant supposé chic du quartier de ses parents La Goulue, fréquentée, du moins un dimanche d’été quand la plupart de ses habitués auraient quitté Manhattan, par un monde disons divers et souvent douteux.

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Extérieur du restaurant La Goulue avec une grosse bagnole immatriculée au New-Jersey (naturellement) stationnée devant les tables

On avait à côté de nous deux grosses femmes aux cheveux laqués couvertes de bagues vulgaires du genre qu’on retrouve trop souvent ici dans les endroits dits chic. Elles se sont plaintes de tout ce que leur a apporté le garçon français, qui par contre s’en foutait tout à fait, tellement il était habitué à cette clientèle impossible à satisfaire. J’étais bien content d'y échapper et de me retrouver sur le trottoir ensoleillé de l’avenue Madison.

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La 5e avenue vide de circulation automobile avec sa raie lavande à la fin de la marche de la Fierté gaie dimanche dernier

Ce soir-là, après son retour de l’aéroport JFK où il avait accompagné sa nièce qui rentrait à San-Francisco, le copain et moi nous sommes allés voir le film du moment maintenant abrégé en F9/11 dans un cinéma de la 3e avenue. Pour être sûr d’avoir des places, on avait déjà acheté nos billets sur Internet par le service billetterie Fandango.

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Au cinéma Loews

La séance de 18h30 était complète, en majorité des jeunes, mais j’avais une folle de quartier à côté de moi qui s’offrait pendant les bandes-annonces et le film un commentaire audible, mais incompréhensible sur tout ce qu’elle voyait à l’écran. En ce qui concerne le film, il présente à mon avis peu de renseignements nouveaux qu’un fanatique d’actu sur Internet ne connaîtrait déjà. Les liens financiers entre les Saoudiens et la famille de Bush me semblent des rapports de riches en fin de compte assez banals plutôt qu’une vaste conspiration contre la démocratie. Ceci n’est pas dire que ces rapports n’ont aucun intérêt pour ceux qui se demanderaient comment ça marche en réalité, notre joli monde capitaliste, mais les Bushes y sont comme pleins d’autres, à protéger et à accroître leurs avantages. L’histoire de la fuite de Saoudiens des États-Unis dans les jours après les attentats me semble aussi une fausse piste — dans la confusion bureaucratique du moment, on a jugé bon de faire partir des citoyens saoudiens parents de Bin Laden et membres de la famille royale aussitôt que possible pour leur éviter une éventuelle vengeance de la foule qui verrait dans chaque Arabe un ennemi à abattre. D'accord, c’était un geste « amical » de la part de Bush, mais je ne trouve pas que cela prouve quoique ce soit de complicité extraordinaire entre les dirigeants de ces deux pays. Les scènes de guerre en Irak sont difficiles à regarder — et même quand on ferme les yeux, on entend des cris atroces, des gémissements. L’injustice évidente du recrutement militaire me semble tout à fait juste — ce sont des défavorisés qui vont dans l’armée, tandis que les fils et les filles de la bourgeoisie vont aux études universitaires. En fin de compte, je trouve que c’est un film à voir, malgré quelques longueurs et malgré un style documentaire un tout petit peu décevant.

La pluie m’a réveillé vers 4 heures du matin — c’est bienvenu ici où l’on commence à parler d’une sécheresse estivale. J’ai bien sûr laissé ouvertes les fenêtres de la voiture, mais bon, ça séchera.

Comme la plupart des Irakiens, on a été surpris par la « remise » de « souverainté contrôlée » abrupte d'hier de l'Autorité provisoire au gouvernement irakien (également provisoire, à ce que je vois). On verra ce que ça donne dans les jours à venir.

On est toutefois content des décisions prises hier par la Cour suprême en ce qui concerne les droits légaux des « combattants ennemis » incarcerés à Guantánamo et ailleurs. Un début de changement de régime ?

Comments

On peut toujours rêver
J'ai bien peur qu'il reste, l'économie repart