Le terrorisme interne, et comment le combattre
Quand le FBI s’engage dans la lutte contre le « terrorisme interne » — c’est-à-dire, opposition ouverte à la politique de Bush. Sur la une du Times d’aujourd’hui, en dessus du pli (le placement le plus important dans le journal papier), on peut lire le titre « F.B.I Goes Knocking for Political Troublemakers ». « Troublemaker » c’est un choix de mot un peu curieux — étant « troublemaker » on n’atteint pas par exemple le « niveau de nuisance » de malfaiteur, mais c’est déjà un peu plus fort qu’emmerdeur. « Troublemaker » , celle ou celui qui sèmerait des troubles ou des perturbations, s’emploie souvent dans les milieux scolaires — « Little Matt, he’s adorable of course but he’s also the class troublemaker » se dirait d'un écolier un peu difficile, un peu perturbateur du calme. « Troublemaking » chez les plus âgés ce n’est pas de la protestation vraiment sérieuse, ça fait un peu jeu d’adolescent. Et pourtant… Le carnetier Steve Gilliard fait des remarques pertinentes sur ce même article en y ajoutant une belle photo d’intimidation historique, avec légende dûment ironique. (Ailleurs il parle aussi de l’effet salutaire qu'a eu Julia Child sur lui et sa vie — un éloge de plus.) On parle aussi d’agents provocateurs policiers dans les groupes de protestation. C'est pour nous protéger, quoi...
Il fait toujours très lourd, assez chaud — les dernières traces, je suppose, de Charley abatteur de maisons mobiles en zone tropicale.
Mais où sont les parents de ces jeunes gens non surveillés
Le clambake s’est assez bien passé — pas de bagarres familiales. Les homards ont déçu pourtant et le maïs était à peine mangeable (on avait beaucoup mieux fait dans notre village chez les sapeurs-pompiers le week-end précédent pour un prix beaucoup moins cher !) Plein de petits preppies plus ou moins insupportables, comme toujours, et de beaux serveurs (de jeunes universitaires).
Des mangeurs de homard, dont une aux yeux diaboliques (non, je n'ai pas Photoshop et je suis désolé mais le Nikon Editor n'a bêtement rien pour traiter l'effet « œil rouge »
On s’attendait à Charley, qui nous a déçus lui aussi — une petite pluie vers cinq heures du matin et puis une journée humide et grise. Le copain est allé faire de la voile sur le bateau d’amis beaucoup plus grand que le sien pendant que moi j’ai regardé quelques émissions enregistrées par Tivo, dont La Cage aux folles II en « va » — j’avais un peu la tête lourde grâce à trop de verres de « chardonnay » californien plutôt infect, donc cet effort cinématographique m’allait très bien, en plus je ne l’avais jamais vu — avant de m’en aller à une petite réunion de la société bénévole dont je fais partie (peu utile) du Conseil d’administration. On est rentré à New-York dimanche soir.
Comments
Et iPhoto pour l'effet oeil rouge? :o)
Posted by: aqb | août 16, 2004 08:18 PM
Vive les fauteurs de troubles ! Toute turbulence est déjà l'esquisse d'un mouvement.
Posted by: Hapax | août 16, 2004 10:20 PM
Ah oui, j'avais oublié iPhoto !
Posted by: Édouard | août 17, 2004 08:40 AM