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De divers monstres républicains

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C’est la fête au Photoshop avec le très scary sénateur de Géorgie, grâce à dKos

Kerry would let Paris decide when America needs defending. I want Bush to decide.

(Ce qui se traduit, plus ou moins, comme (les autres, et meilleures, traductions seront les bienvenues) : Kerry permettrait à Paris de décider quand il faudrait défendre l’Amérique. Je veux que Bush le décide.)

Citation du discours liminaire du Sénateur Zell Miller prononcé hier soir devant les délégués républicains à la Convention.

Comments

Mais c'est pas un républicain, c'est un démocrate ! :-))))

Sur son site perso, il y a le discours de réception de son copain Kerry.
http://miller.senate.gov/speeches/030101jjdinner.htm
Ce n'est pas forcément un méchant homme. Regardez le dernier paragraphe : il aime beaucoup les chiens.

A part ça, Swartzie a été brillant. Il a l'intelligence des discours clairs, séduisants (et drôle, j'ai adoré le "don't be an economic girlie-man!").
On sent l'homme qui prépare consciencieusement ses mots et qui sait très bien ce qui se passe autour de lui. On ne va pas parler de se qui fâche: avortement, mariage gay; mais on rappelle les valeurs fortes des républicains.
A mon avis, il pave sa route vers le bureau oval..

tehu, vous avez bien sûr raison, mais je le considère comme un républicain honoraire !
Pour Arnold, ce « girly-man » qui a son origine dans des sketches satiriques de l'émission Saturday Night Live où l'on se moquait d'Arnold et de son accent risible n'est pas à mon avis tout à fait comique dans l'emploi dont il se sert — c'est drôle, oui, mais c'est une injure contre « les sensibles » — des pédés, des intellectuels, des universitaires, des gens qui pensent, quoi. C'est pour cela que le nom ne me fait pas rire autant que cela. Et de toute façon, Arnold, né hors du territoire des États-Unis, n'a pas le droit d'être président — à moins qu'on n'adapte la Constitution pour lui.

Je pense que qu'il a le projet d'arriver à cela.
Je ne voyais pas le "girly" comme cela, av. le background, je le conçois plus comme "fillette".

Commentaires au vitriol sur le GOP, préparez vos dictionnaires, on apprend des tonnes de vocabulaire fleuri : http://www.commondreams.org/views04/0831-02.htm

Quand même préoccupant que pour cette classe d'hommes politique vieillissant, un des grands thèmes récurrent soit devenu leur virilité, ou le manque de virilité de leurs adversaires. Au début ça fait rire, mais quand on voit que les démocrate sont obligés de constament se casser la tête pour surtout, surtout, ne pas avoir l'air de wimps, ça devient pesant.

Tout le monde est tombé sur le dos de l'autre neuneu de zell, et suis bien d'accord. Mais qu'a t il dit qui n'était pas déja sous entendu dans la débilité militariste générale de la convention? Quoi de neuf par rapport a conan le barbare qui nous raconte que les économistes, hében, c'est des chtites bites? Par rapport aux critiques de kerry -suspectement au fait des langues furriner?

Il y a peut etre un cran dans le ton, mais rien de neuf.

Sinon j'ai vu cheney aussi. Je l'ai trouvé impressionnant, dans le genre evil genius.

Ce qui m'inquiète un peu c'est que les hommes politiques US prennent la fâcheuse habitude d'utiliser la France comme un défouloir, y-compris pour un événement de politique strictement interne comme l'élection du président. Personne ne donne l'impression de considérer que la francophobie est une forme de xénophobie, donc de racisme. En Amérique, on ne dit plus les Indiens (incorrect) mais les Native Americans (politiquement correct). En revanche, les Français peuvent être insultés (politiquement correct, mais pas défendus (incorrect). D'un autre côté, cela nous donne une leçon: maintenant, en tant que Français, je sais ce que c'est d'être une cible de haine. Je me sens Juif, Noir, Arabe, Tchetchène. Merci G. W Bush pour cette leçon d'histoire.

Zorglub, si l'on traite un homme de « fillette », est-ce une injure ou seulement une taquinerie ? Est-ce vraiment méchant ? (Je vous le demande franchement parce que je n'ai aucune expérience réelle avec ce mot-là — qui s'en sert, comment et pourquoi.)
Je suis d'accord d'ailleurs avec yabonn qui souligne le militarisme de la convention et les accusations contre les démocrates d'être les wimps et les « chtites bites » (c'est peut-être ça la traduction la meilleure de « girly-men » ?) Moi, je n'ai pas vu le discours de Cheney, profiteur de guerre sans honte, donc je ne peux pas en parler, mais on se demande où était sa fille lesbienne Mary (chef de sa campagne, quand même) lorsque la famille Cheney s'est montrée sur le podium à la fin du discours.
Tschok, comme ils n'ont pas réussi à attraper Oussama, ils doivent se contenter de faire des remarques méchantes (et gratuites) contre la France et les Français, qui eux n'ont pas de lobby énormément puissant à Washington. Et il faut se le souvenir : beaucoup d'Américains ne voyaient aucune raison de secourir la France avant l'attaque sur Pearl Harbor en 1941, et il a fallu beaucoup d'efforts de la part de Roosevelt pour qu'ils soient d'accord pour aider les Anglais. De toute façon, « France » c'est le code raccourci aux États-Unis pour la sophisication rélativiste, le cosmopolitanisme suspect, et la luxure européenne (contre le bon travail américain). Cette « haine » serait plutôt (à mon avis) un compliment.

ceci dit roosevelt était prêt à faire de la france un protectorat. il avait déjà fait imprimer ses propres billets et désigné une admnistration provisoire. il était sans doute "reluctant" au début, mais il y a vu son intérêt ensuite.

ça me semble diminuer de facto la "dette" de la france vis à vis des usa, car moralement indéfendable.

et j'aime beaucoup ta conclusion ... comme j'aime beaucoup mes amis américains.

Cher Edouard,
De la part de Shwarzie, je le prendrais av. taquinerie. C'est le ton qui donne la sauce au mot et je pense qu'il voulait simplement rebondir av. humour et cet esprit taquin qui, je trouve, le caractèrise bien, sur les réactions fortes de sa 1ère utilisation du "girly".
Et pour le sentiment anti-français, je suis peut-être dans un coin loin de la sophistication "mégalopolitaine" des grandes villes (chuis à Laredo, sud du Texas), mais je n'ai *jamais* subi d'ostracisme et être Français(e) reste un atout d'intérêt.
La politique a ses raisons..