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Encore une fin de saison

Il n’y a tout simplement pas de mots adéquats pour imaginer la souffrance des otages, de leurs familles et de leurs amis dans les événements survenus à l’école de Breslan.

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Le coucher de soleil au-dessus de pilotis de quais abandonnés en direction de New-Jersey

Je reste optimiste sur la libération proche des journalistes français capturés en Irak.

Après avoir fait un tour le long du Hudson jusqu’aux quais de Chelsea, où l’on a pris une bière sur la terrasse d’un resto en regardant les bateaux de la police de New-York et de la Garde côtière venir inspecter les yachts à quai dans la petite marina tandis que les gros hélicoptères militaires volaient tout bas avec de phares très puissants ciblés sur les bords du fleuve, on est rentré chez nous par la 8e avenue, remplie d’agents de polices portant des casques antiémeutes. On a regardé sur DVD un épisode de Six Feet Under en attendant l’arrivée sur scène de Bush, qui a commencé à parler vers 22 h 15. Rien de très nouveau, ni intéressant. Il fait un effort visible de ne pas faire de faux pas — on suit le texte du discours, publié sur des carnets politiques pro-démocrates, qu’il récite mot par mot. Tout d’un coup, on entend des cris et des slogans scandés, surtout « Four more years », et Bush détourne les yeux du téléprompteur pour un instant, puis les caméras montrent une petite bagarre et les agents qui sortent une femme (on voit que c’est une femme par les cheveux longs). Bush fait une expression curieuse, il reprend. Quelques minutes plus tard, ça recommence — et les agents sortent une autre femme. Petite pause, et Bush recommence. Mais c’était plutôt plat, même les délégués avaient l’air ennuyés.

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Ce ne sont pas que les délégués qui se sont ennuyés à la Convention — mais la Hughes, dites donc, elle n'a pas l'air content du tout (photo piquée d'un commentaire chez dKos, je crois)

On est retourné à regarder Six Feet Under accompagné de bruits d’hélicoptères plus forts qu’avant au-dessus de chez nous. Cela a duré une heure, puis le silence est revenu.

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L'air du temps — une publicité pour les chambres d'emmagasinage personnelles dans laquelle on lit « La mère de mon (ou ma) propriétaire m'a mis ici en poste jusqu'à ce qu'il n'y ait pas autant de vrais coups de feu »

Ce soir c’est le début du grand week-end férié de la journée du Travail qui a lieu le premier lundi du mois de septembre et qui marque traditionnellement (au moins dans la partie yankee du pays — chez nous, dans le sud, à Atlanta, la date n’avait que très peu de signification) la fin de l’été. Les parents du copain sont toujours chez nous à la campagne, où il a fait, comme en ville, très beau. Mardi, c’est la rentrée !

Comments

Bon Week end alors...
C'est sympa d'avoir eu une pensée pour la tragédie de Breslan et pour les 2 journalistes français capturés en Irak.

Et puis si tout le monde s'est ennuyé à s'en décrocher la machoire à la Convention de Bush, espérons que les électeurs s'ennuient eux aussi et aillent s'intéresser ailleurs...

C’est triste, désolant, tout simplement horrible.
Parmi les terroristes, il y avait des Tchétchènes, des Russes, une dizaine d’Arabe et un noir. Et la presse occidentale va encore nous dire qu’il ne s’agit pas du terrorisme international… On se demande si l’hypocrisie des politiques européens peut battre encore d’autres records en matière des doubles standards. Lorsqu’un Corse tue un Préfet, il est considéré comme un criminel, tandis qu’un Arabe faisant la même chose avec des centaines de gamins russes est décrit comme un compatissant pour la cause tchétchène… Où va le monde des «démocraties»?

eliots> le fait que tu crois encore à une certaine moralisation de la vie publique te rend admirable.

Je voulais répondre à "MoscowMachin" alias Putine Eliots, et puis je me suis aperçu que ça ne valait vraiment pas l'coup !..
peut-être que, l'âge venant, je m'assagis ...
et puis des "MoscowMachin" y'en aura toujours... ;-)

to Mohsan

Mon p’vre. Si tu savais le don de Dieu !
Au moins, je sais de quoi je parle, quant à toi, ma foi : des cons, il y en aura toujours.
PS Je n’ai absolument rien à voir avec Mister RasPoutine, mais je comprends que tu as besoin de certitudes même si ça ne va pas plus loin qu’un article d’une journaliste en mal de paye.

Mohsan, et si ton fils/frère/soeur avait été tué dans l'école de Breslan, quelle serait ton opinion sur les "rébelles tchétchènes"?
Des assassins restent des assassins, indépendemment de la motivation de leur lutte.