Faisons la foire
Désolé pour mon absence — trop de travail et d’obligations mondaines et autres distractions. Hier après-midi, par exemple, j’ai passé la journée à aider l’ami galeriste à arranger et à poser les tableaux dans son stand à la Foire d’art abordable, cette foire d’origine londonienne qui depuis trois ans organise une version américaine à New-York (il y en aura une nouvelle à San-Francisco en juin prochain). C’est toujours la pagaille au début — des spots qui ne marchent pas, des murs abîmés, des clous qui ne foncent pas, et tout le reste. Le vernissage aura lieu ce soir à partir de 18 heures.
Notre allée vers 15 heures hier
À 18h20 j’ai donc quitté le quai où se trouve la foire en taxi pour me rendre au prochain rendez-vous qui était une fête de parution pour un livre d’architecture écrit par un ami qui avait lieu dans une librairie tout au bout de l’Upper East Side, sur l’avenue Madison à la 93e rue. Plein d’un monde bien habillé et cossu (à part nous-mêmes), de pédés BCBG, architectes et décorateurs, de journalistes de revues « domestiques ». On a vite acheté deux exemplaires du livre qu’on célébrait et on s’est mis en queue pour les faire dédier par l’auteur ami. Après un verre de vin blanc bu en bavardant avec une amie assez folle, spécialiste ès Créoles françaises et bites antillaises (si, si, c’est vrai, depuis une douzaine d’années elle passe chaque hiver quelques mois de « stage académique » aux Antilles françaises où elle se fait payer des bourses spécialisées pour « étudier » de tout près la gent masculine locale — faut le faire), on a descendu la 5e avenue vers l’appartement d’autres amis dans le Central Park South. Eux ils offraient une petite réception à la mère de la femme. Il y avait une vingtaine d’invités, dont un beau banquier avec qui j’ai un peu flirté après avoir bavardé avec sa femme (qu'est-ce que je suis poli, n'est-ce pas ?). Il avait surtout un sourire sympa et un nez très bien fait, mais je ne me souviens pas du tout de son nom — un flirt, donc, tout à fait innocent.
Le copain et moi, nous sommes ensuite allés dîner au Singe vert dans la 7e avenue — bondé de monde qui criait, criait à rendre tout à fait sourd ! On est finalement rentré chez nous à pied et le copain m’a fait regarder sur dvd un sketch par les comédiennes French et Saunders qui est devenu la genèse de la série télé Absolutely Fabulous.
Pas de francophobie à Manhattan, où dans cet énorme panneau publicitaire on fait un jeu de mots assez bête sur la prononciation de oui, oui, oui et wee, wee, wee — phrase d'une de comptine sur les petits cochons dans laquelle le plus petit court (et on fait chatouiller les orteils d'enfants en la récitant) en criant « wee wee wee, all the way home »
En ce qui concerne les élections, ici c’est la névrose totale — on ne peut plus y penser ! C’est trop, on attend la « fin des hostilités », du moins pour savoir ce qu’on va faire le jour d’après. J’ai tout de même un peu l’impression (ose-t-on l’espérer ?) que Kerry pourrait gagner — mais j’habite Manhattan, où je n’ai toujours vu qu’un seul panneau pro-Bush. Même au Connecticut c’est Kerryland — les candidats républicains n’osent pas mettre « Republican » sur leurs panneaux publicitaires mis dans les pelouses devant les maisons le long des routes.
Samedi soir dernier, après une réception pour les « jeunes associés » d’un musée à la campagne et un dîner arrosé au restaurant du village, le copain et moi nous avons sorti la pauvre Betty, qui a voulu faire un tour nocturne sur la plage — y rien à dire, là elle est définitivement possédée, la chienne.
Betty se révèle un soir de débauche
Comments
Salut Edouard, it's been a long time. Merci pour l'explication de la photo (comptine) sans laquelle les Frenchies n'auraient pas pu comprendre l'astuce.
On croise les doigts pour les élections...
Posted by: Portokali | octobre 27, 2004 04:36 PM
J'ai trouvé un site qui va te faire hurler !
http://www.alencontre.org/page/page/news/BushKerry10_04.htm
++
Posted by: Furyo | octobre 27, 2004 10:51 PM