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Urbanisme

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Du monde au Cochon à taches dans la rue Greenwich à l'angle de la 11e rue ouest

Le quartier dans lequel nous habitons, le copain et moi, continue à se transformer en quartier de luxe — on est allé dîner hier soir au Cochon à taches, un « gastropub » à la mode dans un style importé de Londres, avec l’ami galeriste. Pas de réservations et impossible à avoir une table avant une attente de plus d’une heure, mais typiquement l’ami galeriste connaît l’une des propriétaires, dont le chanteur Bono fait partie, et lui ayant téléphoné pour faire savoir notre intention d’y manger, elle nous avait fait réserver une bonne table pour trois. Il y avait des envieux autour du zinc à nous voir nous asseoir avant eux, c’est sûr !

La cuisine n’était pas mal, notre serveur était beau — un jeune Australien qui s’appelait Lincoln, on a bu deux bouteilles d’un Côtes du Languedoc rouge (désolé Wam j’ai pas retenu le nom) buvable mais pas extra (avec plein de prononciations abusives de Languedoc qui donnaient plus ou moins « long dick »— fait exprès pour taquiner Lincoln, qui a pourtant à peine réagi, tellement il a dû souffrir de plaisanteries idiotes pareilles de gens qui le draguent.) Dans la petite salle bondée il y avait pas mal de poseurs et de poseuses, ce qui était assez drôle à regarder. Une fois sortis du restaurant, l’ami galeriste a voulu qu’on fasse un petit tour du quartier à pied — il cherchait surtout à nous montrer la nouvelle boutique Christian Louboutin qui va ouvrir dans la rue Greenwich, à deux pas du centre du quartier des grossistes en viande où se trouve maintenant le nouvel hôtel Gansevoort.

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La façade du chantier de la nouvelle boutique Louboutin prévue pour bientôt dans la rue Greenwich

Depuis un mois je n’ai pas du tout envie d’aller m’exercer — à l’opposé de Eliots, qui s’y applique et il a bien raison. Mais ce matin je me suis forcé à aller à la salle de sport. J’ai fait le minimum, plus une demi-heure d’aérobique pour terminer la séance.

La mort d’Arafat est annoncée sur la une de tous les journaux, mais on n’en parle pas beaucoup. Qu’y a-t-il à dire, vraiment ? Tout comme l’assaut sur Falloujah, exercice sûrement inutile d’un point de vue militaire, mais utile pour la télévision américaine qui peut montrer le courage de nos boys devant l’ennemi — n’importe que l’ennemi véritable ait quitté la pauvre ville depuis bien longtemps. Ce que l’écrivain James Wolcott, dans cet article exceptionnel, appelle, en citant Emmanuel Todd (Hapax, vous voyez, le livre est bel et bien disponsible en anglais et on dirait même que certaines personnes importantes l'auraient lu !)dans la traduction anglaise d’Après l’empire, « theatrical micromilitarism » ou le micromilitarisme théâtral dans l’original. Wolcott va plus loin : « What's unfolding is not a decisive moment but a ghastly production that trains hellfire on a symbolic target and "plays well" to American citizens as a flex of muscle, as witness the NY Post cover today of an American soldier with a cigarette dangling from his mouth with the headline "Marlboro Men Kick Butt." »

À quoi Atrios dans ce court billet ne peut remarquer que « Aside from lots of people getting killed in Iraq, not much to report today... » Voilà où l’on en est ces jours-ci.

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L'homme-crevette, affiche mystérieuse qu'on a mise un peu partout dans le Chelsea — aucun texte d'explication, seulement cette image curieuse d'un homme asiatique habillé en costume de crevette