Cinémathèque
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C’est la journée mondiale contre le sida. Dans le temps, on voilait dans les galeries une œuvre parmi celles exposées. Cela ne se fait plus maintenant, je ne sais pas trop pourquoi. Chez nous (c’est-à-dire, la bourgeoise gaie) le sida est devenu un peu comme la diabète, une maladie grave mais gérable. Tant mieux. Et continuons à espérer qu’on trouve vite un vaccin.
Pour le reste de ce billet, c’est le pur amalgame carnetier.
Ce film est offert aux pyromanes et aux vrais amateurs de la bonne et incomparable cuisine américaine préférée par l’Amérique profonde chère aux stratèges électoraux de Bush (trouvé chez Majikthise).
Je propose à ceux qui ne le connaissent pas déjà : un excellent carnet politique tout aigri et bien écrit comme je les aime au nom de Mykeru — et non, je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire non plus.
Dans une autre vie j’aurais bien travaillé comme correcteur (« proofreader » en anglais, qui est quand même plus poétique — ça fait presque « soothsayer » ou un autre poste quasiment liturgique — que le terme français pour cet emploi, mais bon…) Pour le faire correctement, il faut bien sûr être méticuleux, inlassable et un peu, avouons-le, pédant — des traits qu’on apprécie (à tort à mon avis) nettement moins de nos jours. C’est pourquoi j’ai été ravi de découvrir le nouveau carnet web proposé par les correcteurs du Monde qui s’appelle langue sauce piquante. Évidemment c’est très bien écrit et on y discute longuement de toutes sortes de détails, de complexités, et de contresens de la langue française dont personnellement je raffole (sans pour autant les comprendre tous — un long commentaire sur l’accord du participe passé dans l’exemple de « Les travailleurs que j’ai vus manger » contre « Les travailleurs que j’ai vu manger » m’a un peu dépassé).
Si vous aimez les crabes et la plage, voici un vidéo trouvé chez le bien-nommé Greater Nomadic Council. Ce carnet texan à plusieurs voix nous dirige en plus vers cette bande-annonce pour Dubya the movie, métrage pas encore réalisé sur la vie de W (et qui ne le sera jamais puisqu'il s'agit d'une plaisanterie web), avec le comédien incontournable Don Knotts (à qui on a érigé un sanctuaire virtuel ici) dans le rôle du président. Il est difficile de décrire pour un Européen la position que tient l'acteur Don Knots dans la culture américaine — tout le monde le connaît, tout le monde reconnaît son visage élastique, sa voix grinçante. Un Louis de Funès d'outre-Atlantique ? Qui sait ?
Le carnetier engagé new-yorkais James Wagner nous explique comment on doit faire afin de voter avec le portefeuille en liant le site Choose the Blue. Très intéressant, mais je parie que ça va compliquer les courses.
Comments
merci pour le lien vers le blog des correcteurs du monde...
Posted by: wam | décembre 2, 2004 03:51 AM