De petits riens
Voici une « lettre d’amour » ironique à l'intention du Canada écrit par le commentateur Mark Morford, dont je ne citerai que ce petit extrait délicieux :
« It's true. It's rather amazing. Gay marriage will be completely legal in Canada very soon. It's been oddly ignored in much of the U.S. media and hasn't really been much discussed among those in the terrified red states except when, [ c’est ici où ça devient méchant! ] deep in the night, from their respective lumpy twin beds, they whisper to each other across the room as they pop their Ambien and stroke their portfolios and curse their very genitals: oh my God what's wrong with those freakin' Canadians? »
Il y a beaucoup plus, aussi drôle et moqueur. C’est toujours un plaisir de le lire, ce M. Morford.
Néologisme du jour, trouvé chez Michael Musto (à la fin de l'article) dans le Village Voice : un nylon — une personne qui partage son temps entre New-York et Londres.
Je n’ai pas le courage de me jeter dans les foules effrénées de Midtown mais pour ceux qui aimeraient voir comment ça se passe à New-York, les fêtes, je vous suggère le beau carnet de Thomas Locke Hobbs, qui lui n’a pas peur de s’y mêler.
Comments
"pop their Ambien" : le sens m'échappe. help !
Posted by: wam | décembre 17, 2004 03:09 AM
wam, « pop » veut dire « avaler » et « Ambien » c'est le somnifère le plus populaire du pays et le médicament le plus prescrit.
« Stroke their portfolios » est peut-être plus médisant et révélateur — caresser leurs portefeuilles d'investissement.
J'espère que ça aidera !
Posted by: Édouard | décembre 17, 2004 07:26 AM
Edouard> merci ! pour strokes, je me rappelle un film qui s'appelle 'strokes' justement ...
(shame)
Posted by: wam | décembre 17, 2004 10:26 AM
"Nylon", using that definition, has been in use for at least 10 years now.
Posted by: Lenny | décembre 17, 2004 01:22 PM
wam, aaaah, je crois aussi avoir entendu parler de ce film-là...
Lenny, c'est fort possible que ce terme soit courant depuis longtemps, je ne fréquente plus ces milieux jet-set, mais il m'a semblé curieux que M. Musto, mille fois plus branché et averti que moi, ne l'avait pas compris non plus. M. Haden-Guest a dû le lui expliquer.
Posted by: Édouard | décembre 17, 2004 03:27 PM