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Errance dans la carnetosphère

Faute de clients par ce temps toujours glacial (à part un couple de Français qui chuchotaient entre eux devant les tableaux), j’ai pu faire une longue tournée de carnets aujourd’hui, dont certains comme toujours m’ont impressionné particulièrement.

Tout le monde doit le savoir déjà depuis longtemps, mais ce sacré Ron l’infirmier est incontournable. C'est un conteur né. Hier soir le copain a insisté à regarder le film I, Robot (daube pénible à mon avis) tandis que moi je continuais à m’amuser sur l’ordinateur (je suis très fort, vous voyez, en « multitâche »). Je faisais une recherche Googueule™ sur la phrase « garçons sensibles » qui m’avait faire rire en lisant ce billet chez les adorables Montpelliérains Jeff et Olivier (que je croyais à tort habitants de Toulouse — il va falloir que je révise ma géographie de France et que je fasse aussi plus d’attention) et je suis tombé sur un billet écrit par l’infirmier Ron et daté le 11 novembre 2004 (publié sur l’ancien site) que je ne retrouve plus aujourd'hui. (Matoo en parle aussi dans son billet sur l'opéra — ô surprise ! plein de pédés, paraît-il). Mais en tout cas, j’ai passé de très bons moments à lire d’autres billets du talentueux Ron, dont je signale cette sélection qui m’a fait rire et pleurer:

Nooon merci, j’ai arrêté

Je ne lui mens jamais jamais jamais sauf

« Mais il me drague ou bien ?? »

Histoire de 1er décembre

On dit vraiment n’importe quoi à propos des « blogs » ces derniers jours, mais le talent qu’on voit clairement dans un carnet tel Ron l’infirmier n’a pas besoin de la mode pour se faire reconnaître. Ça se voit tout de suite, tout comme le talent chez Laurent, Veuve Tarquine, Petite Anglaise, Pasfolle, Pierre, Phersü et plein d’autres qui m’impressionnent par leurs regards variés et distinctifs sur la vie que nous menons tous. Pas besoin de publicité payée — pour chacun la bouche à l’oreille du clavier a fait, et fera, l’affaire.

Chez Finis-Africæ j’ai trouvé un excellent billet sur les origines trop humaines de l’horreur représentée par Auschwitz, parmi plusieurs exemples. (Et il a un joli salon en plus.)

Sébastien à Atlanta offre une visite photographique d'une partie du « New-York du Sud » où j’ai vécu pendant des siècles avant de m’installer ici dans le New-York du New-York.

Ebb de Mon-Île, qui va bientôt en Afrique de l’ouest, commente sur les univers parallèles chez les carnetiers, phénomène qu’elle remarque en particulier, et avec raison, dans le scrutin des meilleurs carnets européens organisé par A Fistful of Euros. Comme elle, j’ai découvert tout un monde de carnets dont je n’avais jamais entendu parler — un univers parallèle et pourtant tout à fait à part du mien.

Et pour terminer, on m’avertit très gentiment qu’on trouve une autre journaliste française en résidence à New-York qui n’a pas pu résister à la tentation d’ouvrir un carnet web. Elle s’appelle Camille Le Gall et on trouvera La gazette new-yorkaise à cette adresse : http://camillelegall.typepad.com/gazette/. (Mais dites donc, je trouve que ça devient un peu serré, cette p’tite île de Manhattan, avec tous ces journalistes professionnels francophones de naissance — avec toute cette concurrence je crois que je vais bientôt être obligé de fermer boutique !)

Comments

Glpssssssss...OULALA...euh, merci...merci..c'est gentil.

EFFECTIVEMENT, j'ai mis à la poubelle quelques vieux billets que je n'aimais plus sur l'ancien site...mais je ne les "sentais plus" du tout.

Je passe à la galerie quand, alors, pour te faire une bise moi-même ? Avec ce dollar dans les chaussettes, nous hallucinons de voir qu'une semaine à miami= 555 euros !! New York à peine un poil plus cher, c'est incroyable.

Mais comme la marmotte aime la chaleur, ça va venir dans une île, sur une plage, moi en train de lire en comptant les minutes, déjà ennuyé après 25 minutes de playa, et lui se disant qu'il est au paradis avec son amoureux.

Alors que NY, le moma, la statue, tout ça...

lire "ça va se passer" et non "ça va venir"