Ruri
Je suis parti avec Betty pour la campagne hier soir — le copain est toujours en classe, jusqu’à demain soir. Il n’y avait pas trop de monde sur l’autoroute — c’est toujours la saison morte, et le temps reste plutôt sale.
Dans la rue principale de notre village sous la neige
Courses à faire ce matin : passage chez le coiffeur (coupe plutôt militaire, l'entretien est si facile), puis chez le marchand de journaux pour bavarder avec des habitants). Ensuite en voiture dans la neige au gymnase, où il y avait peu de monde au début, puis plus tard dans la matinée de beaux jeunes voyous sont arrivés (je suppose qu’ils dorment tard les week-ends.) Rentré chez moi, j’ai sorti Betty pour une petite promenade et puis j’ai dû ranger un peu la maison pour une visite d’acheteurs à 15 heures avant de partir pour une réunion du comité de publication de la société historique locale dont je suis le chef. Du thé et de la causerie autour d’une table de cuisine — on a quand même réussi à traiter toutes les questions dans notre ordre du jour.
Dans la neige, les canons de la guerre de 1812
Ce soir je vais chez l’amie écrivain qui nous prépare une lasagne à la bolonaise. J’ai faim, mes muscles me font mal, j’ai peur que le dollar ne chute encore plus bas (il ne faut pas lire ce billet du carnet Moon of Alabama sur la bulle à Greenspan — j’espère qu’on arrivera à vendre notre petite maison bien mignonne avant la crise.) C’est curieux, dans le même billet j’ai découvert ce carnet Web de la femme d’un commentateur fréquent dans le temps chez Billmon. Ils ont vendu leur maison (en Californie, je crois) pour aller s’installer avec leur chien dans une maison que se trouve dans le village de Chalabre, dans le sud-ouest de la France. Ils n’ont pas voulu rester aux États-Unis sous Bush.
Dans notre petite rue
Je regrette la disparition du carnetier américain parisien Jason du carnet NYC à Paris — il n’a pas, il paraît, pu trouver du travail à Paris pour pouvoir y rester avec son copain. C’est bien une des raisons principales pour laquelle j’avais un peu résisté à l’idée d’aller vivre à Paris avec le copain sans avoir garanti au moins un emploi (pour le copain, car moi, je ne sais rien faire, je suis brillamment inutile.)
Non, ce n'est tout à fait vrai — je sais commander des livres, et je viens de commander les mémoires du baron de Redé qui viennent de sortir en Grande-Bretagne, un exemplaire pour moi, un autre pour l'amie écrivain — c'est notre porno mondaine à nous ! Voilà, je sers à quelque chose !
Comments
Ah, vous auriez dû lire du baron de Redé aux pages du NYT?
Posted by: R J Keefe | mars 12, 2005 08:08 PM
Les quelques lignes que l'on trouve dans : http://www.newyorksocialdiary.com/ sont assez croustillantes également......
Posted by: Moranje | mars 14, 2005 11:51 AM
Pardon, je n'avais pas le lien exact :
http://www.newyorksocialdiary.com/list/im/107im.php
Posted by: moranje | mars 14, 2005 11:52 AM
Cher Edouard, tu écris un français vraiment si bon que quand il t'arrive de faire, non pas une faute, mais une petite maladresse, on est tout surpris. Alors voici (début de ce billet) : là où tu as écrit "saison morte", il vaudrait mieux dire "morte saison". C'est une expression toute faite, cela ne change pas la règle de l'adjectif allant plutôt après le nom (sauf...cas particuliers !)
Posted by: portokali | mars 14, 2005 04:58 PM
Je partage cet avis.Tu écris si bien que tu nous fais oublier que le français est une langue étrangère pour toi. C'est pour cela que nous sommes surpris.
Posted by: Danielle | mars 15, 2005 02:32 AM
C'est beau la neige, pas de ca ici en Georgie. Question... Est-ce le bon moment pour s'offrir une coupe militaire ?? Pas trop froid aux oreilles ? ;-)
Posted by: apnee | mars 16, 2005 07:09 PM