Avocationes
En route vers la station de métro de la place de l'Union, dans la place de l'Université dans la pluie
Dans un effort d’échapper, au moins pour quelques heures, aux imbécillités de plus en plus grotesques qui entourent et l’affaire Schiavo et l’abus de stéroïdes chez les professionnels de baseball (oh, je suis choqué, mais choqué !), je me suis caché le matin dans le gymnase (c’est bien la saison de l’aérobique, non ?) et ensuite, dans l’après-midi, au Musée juif et à l’Académie nationale, tous les deux sur la partie nord de la 5e avenue. J’ai voulu surtout voir l’exposition au Musée Juif « Le pouvoir de la conversation : les femmes juives et leurs salons » dans laquelle on décrit un monde de salons organisés par des femmes juives à Berlin, Vienne, Paris, Londres, Milan, New-York et Los-Angeles. (C’est dommage qu’ils se soient trompés dans tous les textes et au site web de l’orthographe du mot « salonnière » qu’ils écrivent à tort « salonière » — voici la preuve de combien mes lecteurs correcteurs me rendent correcteur aussi !) Je me suis intéressé surtout à un court métrage sur Mme Straus à Paris, grande amie de Proust et l’un des modèles de la duchesse de Guermantes , avec les voix de Sarah Bernhardt et de Reynaldo Hahn, et aussi aux tableaux plutôt kitsch de la femme peintre et salonnière Florine Stettheimer à New-York, dont j’avais beaucoup entendu parler. Il y avait parmi eux un portrait assez curieux de Marcel Duchamp avec Rrose Sélavy. Une vraie bourgeoise bohème, Mlle Stettheimer avait décoré son salon de rideaux de cellophane (tissu synthétique presque surnaturel à l’époque) — cela a fait de l’effet.
La façade du musée Cooper-Hewitt
Le musée juif
L'escalier d'honneur dans l'Académie nationale, avec une statue de Diane par je ne sais pas qui
Après cette expo, on a profité du quartier pour aller voir l’exposition Surrealism USA, très intéressante elle aussi, avec des tableaux extraordinaires de Rothko, de Philip Guston, de Jackson Pollock, de Robert Motherwell, dans les périodes qui ont précédé leur célébrité. Il y avait aussi beaucoup de peintres que je ne connaissais pas, tels Helen Lundeberg, O. Louis Gugliemi (avec un tableau extraordinaire intitulé « La géographie mentale » qui représente un New-York (le pont de Brooklyn, pour être exact) dévasté par une attaque allemande comme à Guernica ! — et cela, en 1938), et plusieurs d’autres.
L'avenue du Parc dans la pluie
L'avenue Lexington à la 89e rue est
Ce soir je fais des saucisses aux lentilles — en dépit du calendrier, ce soir il fait plutôt hiver pluvieux et le copain voulait quelque chose de « réchauffant ». On est donc passé aux deux supermarchés de quartier — l’un, c’est Gristedes, c’est bon marché, mais c’est triste et sale et mal approvisionné (pas de saucisses, par exemple). L’autre, c’est D’Agostino, et tout y est plus cher, mais c’est propre et en plus il y a de beaux garçons sensibles qui s’y achètent leurs vivres. Mais ça prend du temps à les faire tous les deux !
Comments
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-629093,0.html, l'url de la page du "Monde" concernant la langue française quebequoise ! je constate qu'on aime mieux parler français à New-York qu'à Montréal. qu'en pensez-vous ?
Posted by: rat des champs | mars 21, 2005 10:37 AM
Ah le musée juif ! J'ai souvenir d'une expo où on pouvait voir de jeunes militaires torses nus c'était assez miam miam. ;-) Ca valait les garçons sensibles chez D'Agostino.
Posted by: Grey | mars 21, 2005 12:52 PM