Oculus malus atque ruber
Au croisement de la 9e avenue et la 14e rue ouest, avec le nouveau marche de Chelsea au fond au milieu, anciennement la biscotterie Nabisco
Après une soirée bien sage hier (on avait pourtant prévu un dîner dans un restaurant portugais avec un couple dont le mari a dû tout d’un coup se rendre en Ohio et ils ont donc décommandé — après la folie de la veille on en était plutôt soulagés, le copain et moi, et heureux de rester tout calmement à glander chez nous) à manger des pâtes saines sans aucun accompagnement alcoolique, je me suis couché de bonne heure. Ce matin je me suis réveillé étrangement frais et dispos ! Le copain a vite fait sa mallette avion pour le vol qu’il prend pour Los-Angeles cet après-midi. Il va passer le week-end en famille, chez sa sœur, son beau-frère, ses nièces et son neveu dans le quartier résidentiel d’Hancock Park (moi je connais très peu Los-Angeles). Son oncle, monseigneur en fuite du méchant archevêque de New-York, viendra les joindre du Comté d’Orange au sud, où il est propriétaire d’un petit appartement en copropriété, pour un grand dîner de famille samedi soir. Pourront assister aussi à cette fête de la côte ouest le frère et sa femme de la région de la Baie — mais, eux, v'là, ce n’est jamais sûr. Je ressens toujours un soupçon d’anxiété quand le copain voyage seul — moi je m’en irai avec Betty ce soir vers le Connecticut où je dois assister à des réunions demain. Le copain rentre à New-York dimanche soir par « l’œil rouge» — nom commun pour un vol qui part le soir de la côte ouest (en général de Californie) et qui atterrit tôt le matin sur la côte est (en général à New-York) — on dort peu, c’est pourquoi on a l’œil rouge de la fatigue à l’arrivée. Comme je n’aime pas trop l’avion et comme il s’agit d’une grande réunion familiale (et c’est une famille qui gueule fort, surtout après quelques caisses de vin), je suis plutôt content de rester avec Betty dans la tranquillité d’un week-end plutôt peu frétillant.
Le supermarché populaire Western Beef qui résiste à l'embourgeoisement du quartier (Stella McCartney, Bodrum, etc)
C’est vrai que j’ai pas de chance, moi. La Bourse est, encore aujourd’hui, en chute libre (bon, j’exagère, je le sais, mais c’est quand même énervant de constater combien les valeurs tombent quand j’ai justement prié à tous les grands et puissants dieux du capitalisme qu’elles restent hautes jusqu’à ce qu’on ait vendu la maison.) Cette baisse continue (perte de 191 points aujourd'hui, aïe !) ne crée pas l’ambiance financière brillante qu’il nous faut pour encourager de nouveaux bobos new-yorkais (comme nous dans le passé) de venir nous acheter notre maison.
Un poirier de Bradford en fleur adoucit un peu le paysage urbain de Chelsea
Le copain vient de m’appeler de l’aéroport. Le départ prévu pour 17 heures est reporté à 18 heures 30 à cause d’un avion en panne — il y en a un nouveau qui arrive vers 18 heures. En plus, on ne sert rien à bord — voyager, cela devient insupportable.
Comments
Etonnante publicité pour Stella Artois sur ta photo !!!!!!
Posted by: Quel Fourbi ! | avril 17, 2005 05:05 AM
En effet ! Mais je crois que la société Stella Artois a payé l'aménagement du restaurant Markt (cuisine belge ou belgisante) qui se trouve au rez-de-chaussée du même bâtiment — ça a donc probablement fait partie de l'accord avec le propriétaire et pour faire « brasserie authentique européenne ».
Posted by: Édouard | avril 18, 2005 03:01 PM
Tu donnes des envies de voyage toi !!!!
Posted by: Quel Fourbi ! | avril 18, 2005 03:20 PM
resto portugais , lequel , ca m'interesse ? et est ce qu'il y a des endroits a NY ou ils passent du fado ? merci
Posted by: a new york aussi | avril 28, 2005 05:42 PM
Alfama, il y a du fado le mercredi soir — le restaurant se trouve à l'angle de la rue Hudson et de la rue Perry.
Posted by: Édouard | avril 28, 2005 07:21 PM