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Indiscretiones ?

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Le petit jardin de l'immeuble d'à côté de chez nous, au coin de la rue Perry et de la 4e rue ouest — c'est entretenu par un vieux locataire infirme un peu efféminé du genre qui disparaît un par un du quartier

Pour moi, un des aspects les plus intéressants de cette époque hypermédiatisée est la vitesse avec laquelle on arrive à disséquer les faits d’un passé comme celui du nouveau pape. Le nouveau pape a-t-il un passé suspect ? Trouvera-t-on un jour des documents qui nous en dira plus sur la période « sous tutelle nazie » dans la vie de Benoît XVI ? C’est une éventualité qui doit hanter tout porte-parole officiel et tout agent de presse du Vatican et de l’Église.

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De jolies tulipes roses dans le petit jardin devant l'hôtel particulier de l'actrice Liv Tyler dans la 11e rue ouest

On n’est plus dans ce monde d'avant où quelques initiés puissants aient pu mener l’issue d’une investigation de ce genre. C’est en effet la chute des grands — et on a déjà vu combien ça peut gueuler quand on manque suffisamment de respect. J’ai l’impression, après la lecture de quelques commentaires chez le carnet de Steve Gilliard, qu’on va procéder assez rapidement à une investigation plutôt rigoureuse de l’époque quand l’ancien cardinal Ratzinger a fait partie d’une compagnie d’« Arbeitsdienst » attachée à la Légion autrichienne en Hongrie (à noter : la biographie officielle parle de la frontière germano/austro-hongroise en 1944 ou 1945, quand, de retour en Bavière, il a déserté l’armée (j’ai entendu à la radio et à la télé et j’ai lu les deux années pour sa désertion). C’est la même Légion autrichienne, il paraîtrait, dans laquelle Adolf Eichmann aurait été entraîné. Ici, à partir de cet article paru dans l’Independant à Londres, on parle du conseiller privilégié de Ratzinger, le cardinal von Faulhaber, qui lui a entretenu des relations plutôt polies (je me sers à dessein de cet euphémisme un peu flou) avec l’ancien chef d'état de l’Allemagne. Aujourd’hui, même dans le Times, qui est plutôt respectueux, on ose poser la question: Does Benedict XVI harbor a secret past…? Auquel on répond « The answer to that question, at least according to available evidence, is no. » Mais la partie la plus importante serait, évidemment, la caution « au moins selon l’évidence disponible. »

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Voici un exemple d'une des difficultés posées par le patriotisme marqué par la classe ouvrière (dans ce cas-ci, des sapeurs-pompiers) — il est difficile d'expliquer qu'on supporte un individu dans l'armée (constituée dans sa base de membres de la classe ouvrière) sans supporter la politique actuelle que pratique cette armée (ou cet individu) — en Irak ou ailleurs. C'est le dilemme des démocrates renforcés par les Bushistes — « You're either with us or against us »

Il est maintenant certain qu’on va examiner de très près comment le nouveau pape s’est conduit pendant cette période difficile — la mythologie et les faits. D’autres que moi ont commenté la ressemblance idéologique du nouveau pape à des hommes politiques républicains tels Trent Lott et Tom DeLay. Les fouilles internet dans le passé du premier l’ont fait quitter son poste. Pour le second, on attend toujours comment cela va se dérouler. A-t-on jamais vu un pape démissionner ?

Ici on continue vers une épreuve de force dite nucléaire au sénat (ou, si vous êtes le président Bush, « nukular ») avancée par le sénateur tueur-de-chat Frist. Cela inquiète même certains républicains. Il s’agit d’un changement dans le nombre de voix requis pour terminer un débat — dans ce cas précis, des débats sur les candidats aux postes de juges fédéraux. La droite est furieuse que les démocrates se servent de ce moyen parlementaire pour empêcher l’approbation d’un certain nombre de candidats qui, pour la droite, refléteraient des valeurs dites traditionnelles tandis que les démocrates les trouveraient tout à fait inacceptables par leurs décisions légales antérieures et par leurs philosophies réactionnaires (sur l’égalité légale des races ou le droit à l’avortement, par exemple).

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Voici un des immeubles résidentiels les plus laids de tout New-York — ça se trouve dans la 8e avenue, au côté ouest, entre les 14e et 15e rues ouest — chaque fois que je le vois, je suis de nouveau stupéfait par sa laideur sans merci

Depuis sa visite lundi chez la véto, Betty va mieux, elle est presque rétablie à cent pour cent. Le seul problème est le médicament qu’il faut lui donner tous les matins la fait boire beaucoup d’eau. Il lui faut donc faire pipi à une fréquence nettement plus élevée qu’avant. Bon, ce n’est pas trop de la sortir un peu plus fréquemment. Elle a aussi regagné son appétit et hier soir elle nous a embêtés pendant que nous mangions nos dîners chinois. La semaine prochaine on change de médicament — elle va prendre quelque chose de moins fort.

Comments

Avec ce palier là, comment le locataire infirme fait-il le jardinage?

Infirme ET efféminé (un peu), ça fait beaucoup pour un seul homme !!! Mais c'est vrai que nous savons depuis "Some like it hot" que "nobody's perfect..."
A propos du Pape nouveau et de son (éventuel passé), jene veux tomber dans l'idola^trie ni défendre un homme qui a effectivement fait souvent lapreuve de son intransigeance voire de ses opinions réactionnaires, mais je suis toujours un peu gêné lorsque l'on demande à un homme de 78 ans, Pape ou non, de répondre de son comportement 60 ans plus tôt (donc quand il avait 18 ans !!!) et dans un contexte historique tout de même très particulier. Je tiens à préciser que je disais la même chose lrsqu'il y a quelques années on a fait, en France, le procès de François Mitterrand pour sa propre jeunesse.

M. Keefe, il tremble (maladie de Parkinson, peut-être ?) mais ça ne l'empêche pas de s'assoir sur le trottoir avec sa pelle et son arrosoir et de faire son jardinage. En effet, c'est formidable, et il dit bonjour à tout le monde.

Benjamin, j'ai quand même l'impression que ce qu'on a fait dans sa jeunesse influe sur le caractère qu'on aura à l'âge mûr. C'est tout. C'est simple. C'est intuitif. C'est pourquoi on a le droit de le regarder de près. En plus, dans le cas particulier des fils Ratzinger, d'autres Allemands ont, eux, choisis d'autres options à cette époque traumatisante — aller au camp de concentration, par exemple, ou la résistance. Les fils Ratzinger ont préféré faire autrement. Voilà. C'est à nous de déterminer la valeur de ce choix.

On a le droit de s'inquiéter des "erreurs de jeunesse". On a le droit aussi d'être indulgent.
Dans le cas de personnages qui jouent un rôle important, il faut regarder de près, en effet. Mais attention, le discrédit tombe souvent aussi sur ceux qui fouillent.Qui n'a pas fait partie des jeunesses hitlériennes en Allemagne, surtout chez "les bons catholiques"?
Ceci dit, je ne suis pas mécontente qu'on égratigne sainteté:-)

Edouard,
Voilà que je me retrouve en train de défendre le Pape !!! Bon, tel est mon destin... Tu as raison d'écrire que ce que l'on a fait dans notre jeunesse peut influer sur l'ensemble de notre vie ; encore plus de dire que d'autres choix étaient possibles MAIS :
d'une part, il n'est pas du tout impossible de mener sa vie justement en réaction d'une "erreur" de jeunesse (et là, je parle bien plus généralement que du seul Benoit XVI). On suit le mouvement à 18 ans, on découvre des choses que l'on ignorait, cela nous ouvre les yeux pour le reste de notre vie, et on en est effectivement marqué à jamais, mais en bien. Si je ne me trompe d'ailleurs, l'ancien chancelier Helmut Kohl avait eu, dans son adolescence un court passage dans les Jeunesses hitlériennes et n'était pas devenu un monstrueux nazi. Ce mouvement me semble psychologiquement aussi crédible que celui consistant à rester fidèle pendant 60 ans à ce que l'on fit par contrainte pendant quelques mois. J'ai par exemple un ami Russe qui fut un temps membre de je ne sais quel mouvement de jeunesse soviétique parce que c'était alors obligatoire pour avoir une bourse universitaire ; eh bien, je peux t'affirmer que ça l'a rendu violemment anti communiste !
Mais ceci dit, il est bon et sain également de regarder le passé des maîtres du monde (regarder ne voulant d'ailleurs pas forcément dire "fouiller").
Bye,
Ben

Wait and see. Et surtout investigation. Je pense qu'on a tout intérêt à disséquer les actions, pensées et positions (publiques et privées) de ce monsieur depuis qu'il est en mesure d'exercer une activités professionnelles responsables. Pape ou président, la personne choisie incarne quelque chose d'assez fort pour qu'on se penche là-dessus. Sans avoir l'intransigeance, la folie, d'un Saint Just, il convient, toujours selon moi, de les mettre face à leurs contradictions, leur actions etc.. et de demander des comptes, des explications, des clarifications. Après on peut juger. Il est clair que je n'ai aucune sympathie pour ce personnage, mais en tant que journaliste, je m'obligerai à une analyse qui soit la plus objective possible, mais sans colmplaisance.