De illa cena apud amitam Cæciliam
Dans mon cas, c'est toujours de l'expérimentation — à gauche, le Larousse de la Cuisine, à droite Toute la Cuisine de Guy Martin
Notre dîner de samedi soir s’est bien passé — l’entrée (de Guy Martin) était accueillie avec une approbation générale et possiblement authentique, le plat principal — encore du poulet à l’estragon, je n’avais pas le temps de me lancer dans l’inconnu gastronomique — n’a pas échoué, mais les blancs de volaille étaient trop grands (on ne peut pas en trouver de moins gros au supermarché) et la sauce n’était pas aussi onctueuse que l’autre fois. Tant pis. On a quand même bouffé tout le camembert, tout le Petit Billy et tout le fromage bleu de l’état de Washington.
Un des invités partait lundi soir à Londres où elle passera une semaine en pourparlers dans le Devon, où elle restera toute seule dans l'ancienne maison Greenway de l'écrivain Agatha Christie, avec les représentants de la succession qui lui ont proposé d’assembler un livre d’écrits inédits, de photos et d’autres souvenirs biographiques de l’écrivain célèbre pour le proposer ensuite à une maison d’édition.
Dimanche matin le copain, sa partenaire et l’un de nos hôtes se sont réunis à 6h30 pour courir plus de 32 kilomètres dans la fraîcheur matinale — ils sont fous, évidemment, surtout parce qu’on avait bu pas mal de vin blanc samedi soir avant de se coucher assez tard.
À l'œuvre — la casserole bleue Le Creuset à droite chauffe beaucoup mieux que la All-Clad au fond à gauche — c'est probablement l'émail
L’après-midi on est allé voir ma mère chez elle, où l’un de nos hôtes a préparé un déjeuner mexicain de quesadillas au poulet. Plus tard le copain et l’un de nos hôtes sont partis en train pour Manhattan, tandis que l’autre et moi, nous avons chacun fait un petit somme avant d’aller dîner assez tôt dans un restaurant du village, où j’ai trouvé que je connaissais la moitié des convives dans la salle à manger, dont cette femme à la barbe célèbre dans l’East Village et que j’avais rencontrée il y a quelques années en compagnie d’une photographe de ma connaissance.
Hier il a fait superhumide, et un brouillard épais et chaud était descendu sur le village. J’ai assisté à ma réunion mensuelle avant de ranger (encore) la maison pour la faire toute propre pour la visite des inspecteurs mercredi. Le copain et moi, nous nous sommes mis en garde contre tout espoir démesuré en ce qui concerne la vente éventuelle de notre maison — ce billet de James Kunstler (trouvé par un lien chez James Wolcott) expliquera pourquoi on ne sera pas surpris d’un rapide changement d’avis de la part de la nouvelle propriétaire. Par contre, je crois qu’elle aurait plein de fric (on a fait quelques recherches Google, darling) donc toute turbulence boursière ne devrait pas lui causer trop d’ennuis financiers dans l’immédiat. Moi, j’avoue que je serai bien content d’avoir cette « valeur » en liquide.
La pluie fait toujours oublier comment conduire aux chauffeurs sur l'autoroute du côté ouest
Par un commentaire laissé chez Bertrand de Carte postale suédoise j’ai découvert ce matin le carnet Web d’un francophone installé en Finlande depuis 28 ans et qui habiterait la ville de Oulou qui se trouve presque au bout septentrional du golfe de Bothnie. C’est bien écrit et l’auteur n’a pas peur de traiter de sujets disons difficiles — deux raisons excellentes de le lire, n’est-ce pas ?
Comments
Mais non Edouard, ce n'est pas l'émail qui fait mieux chauffer la cocotte bleue Le creuset, c'est parce qu'elle est en fonte que la chaleur se répand de manière uniforme et se conserve par inertie. Les radiateurs en fonte sont aussi les meilleurs.
Désolé de t'avoir doublé sur le fil dans le concours de Sébastien... Pour une fois, ce n'est pas le meilleur qui a gagné !
Posted by: Vrai Parisien | juin 28, 2005 04:24 PM
C'est effectivement un beau carnet que celui de Daniel. De multiples expériences et une jolie écriture. A surveiller de près !
Posted by: Bertrand | juin 29, 2005 02:59 AM
Je découvre que vous mangez du Petit Billy et Google me renvoie sur un détaillant de Floride (http://www.markys.com/) !!!
Le prix des fromages m'a laissé rêveur et je me suis longtemps baguenaudé sur leur site.....
Le Larousse de la Cuisine est bien, les recettes claires et détaillées, mais essaie égalemement, si tu le peux, de trouver la dernière édition, supervisée par Robuchon, du Larousse Gastronomique (j'ai la chance d'avoir également à mon bureau l'édition de 1938 par Prosper Montagné, c'est une mine d'or, une vraie mémoire de la gastronomie, si tu le trouves, bats toi pour l'avoir!!!!)
Pour la volaille, je garde le souvenir de mon effarement, il y a 20 ans, devant un poulet américain que j'étais sensé faire à la crême et à l'estragon à mes hôtes : j'avais l'impression d'être face à une énorme dinde hormonée !!!!!
Posted by: Quel Fourbi ! | juin 29, 2005 09:04 AM
Il y a dix ans, Quel Fourbi ! était en Espagne et y admirait un tableau... Il y a vingt ans, il était en Amérique et y cuisinait du poulet... Quelle vie merveilleuse. Je suis impatient de savoir ce qu'il faisait il y a trente ans !
Posted by: Vrai Parisien | juin 29, 2005 10:38 AM
Je te signale un article très pittoresque dans Libération ce jour, (http://www.liberation.fr/page.php?Article=307813), sur une femme à barge qui vivait dans les Vosges, Clémentine Delait, dont on a retrouvé les mémoires (un cahier) écrits en 1934.
Au sujet de la mort, elle écrit :«Mon vieux saint Pierre, je parie 50 francs qu'il n'y a pas une barbe aussi belle que la mienne dans ton paradis. Pour cet ultime voyage, m'habillerai-je en homme ou en femme ? On dit que les femmes n'entrent pas facilement dans ce bienheureux séjour.»
Posted by: Quel Fourbi ! | juin 30, 2005 03:04 AM
femme à BARBE !!!!! Bien sûr....
Posted by: Quel Foubi ! | juin 30, 2005 08:13 AM