Ego omnivagus
La 6e avenue en route vers l'immeuble de l'État-Empire
Les attentats d’hier à Londres, heureusement échoués, ont eu des échos spécifiques ici à New-York, où la police a commencé depuis hier soir à fouiller les sacs dans le métro (et le choix de sacs à fouiller reste le leur, donc la police va nécessairement faire un tri basé sur des critères dont on ne dit mot). Il y en a certains qui considèrent cette initiative comme seulement du « théâtre sécuritaire ».
Et puis, la 5e avenue à l'angle de la 13e rue
La librairie Barnes & Noble (la première de la chaîne de librairies) dans la 5e avenue à la 17e rue, qui fait un peu le Gibert Jeune de New-York
Billmon se demande à savoir, dans un billet intitulé « La maladie de la gauche libérale » (il est quand même difficile à traduire le « liberal » anglais en français compréhensible, où le terme libéral est chez tant de gens un gros mot — et c'est souvent un gros mot chez nous aussi, mais dans un autre sens) si, dans les luttes pour le pouvoir politique ultime aux États-Unis, la gauche serait désespérément neuneu ? En d’autres mots, la gauche est-elle trop « gentille », trop objective devant une droite de plus en plus concentrée sur l’acquisition et la conservation du pouvoir par tous les moyens ?
La belle tour ensoleillée de la société d'assurances Metropolitan Life dans la place Madison
L’affaire Rove continue à s’agrandir — et se complique aussi. Il devient tout de même de plus en plus évident que les conseillers politiques de l’administration se sont ouvertement mêlés aux affaires strictement stratégiques du pays dans la défense de la politique d’intervention de Bush en Irak. Chez les Bushistes, la gouvernance pour le bien du pays n’a aucun sens, tout est pour le bien du parti et de ses partisans, quoiqu’il arrive au pays (nouvel attentat terroriste à New-York ? On s’en fout, ça vote démocrate). C’est ça, le patriotisme « à la républicaine ».
L'un des anciens immeubles qui faisait partie du quartier des jouets en gros (à l'intersection de Broadway et de la 5e avenue), dont la manufacture est depuis longtemps passée en Asie — et les sociétés de jouets aussi
Et dans l'autre sens, vers le sud, où l'on continue à nettoyer la façade ornée de l'immeuble du Fer à repasser au centre
Les grossistes des articles des arts de la table sont réunis dans ce gratte-ciel noir qui ressemble au monolithe de Kubrick — autrefois ils étaient dispersés dans les immeubles du quartier juste au nord de la place Madison
Faut-il protéger une source qui vous a manipulé pour faire disséminer de fausses informations ? C’est ça la question qu’on se demande dans cet essai excellent essai sur le New York Times et la journaliste emprisonnée Judith Miller.
Le musée du sexe à l'angle de la 27e rue est, où l'on nous propose une exposition intéressante qui s'appelle « Hommes sans costumes » — et c'est sous-titrée « l'objectification du corps masculin américain » — (bon, ok, franchement j'ai rien contre)
Toujours en montant la 5e avenue on découvre des immeubles curieux, tout hauts et minces comme celui-ci au milieu, anonymes, et on se demande qui pourraient y vivre, et comment
Stationnement interdit le long du rez-de-chaussée de l'immeuble de l'État-Empire dans la 33e rue — encore un écho de Londres ?
Le décrochement du yuan de sa parité fixe avec le dollar que le gouvernement chinois a annoncé hier n’a toujours pas eu de grand effet sur les marchés, mais les économistes dont Billmon dans son carnet et Paul Krugman dans son commentaire dans le New York Times soulignent tous les deux l’importance, peut-être encore cachée, de cette petite restructuration du monde de la finance internationale.
Mais c'est le grand désordre au bureau du copain — c'est pas possible !
L'anonymat d'un couloir au 49e étage
En route vers le cinéma, je ne peux pas résister à prendre la photo — et il va avoir un nouveau film sur King Kong par Peter Jackson qui sortira en décembre !
La 8e avenue, à quelques pas du cinéma
Mon concurrent dans la course au plus mince (l'ami ex-Marine) nous a rejoints pour aller au cinéma hier soir — le serveur lui a donné du pop-corn avec du beurre ! (sans doute faux et plein de matière grasse) et lui il m'a accusé de l'avoir causé exprès. Après le film on est descendu la 8e avenue vers Chelsea où l'on a mangé japonais sans prendre du saké malgré la bouteille tentante placée devant le copain. Mon concurrent ne veut absolument pas porter un tutu dans le marathon de Toronto — mais le copain lui a suggéré que ça pouvait aller s'il se mettait une affiche qui disait : « Lost bet » ou « Pari perdu ».
On s'est quitté au métro de la 14e rue en se souhaitant : « May the fat be with you. »
Comments
Marrant, ce pari!
Posted by: R J Keefe | juillet 22, 2005 11:38 AM
"L'immeuble de l'Etat-Empire"... dont l'état empire, en effet. Bizarre, ce double sens en français.
Posted by: Vrai Parisien | juillet 22, 2005 06:36 PM
Il s'agit bien sûr du sobriquet de l'état de New-York, « l'État-Empire », qui lui fut donné à cause de sa puissance économique, démographique et sociale — tout cela a bien changé depuis pas mal d'années. Maintenant c'est surtout la Californie qui mériterait ce nom fier. Ou, hélas, le Texas.
Posted by: Édouard | juillet 22, 2005 07:02 PM
Je ne sais pas comment je suis atterit ici mais l'atterissage est délicieux, c'est bon de revoir la ville, bon parceque rarement aussi simplement, triste de la savoir parfois toujours autant ségrégationiste.
Bonjour à vous!
B.R.,
pAralOx
http://paraloxbay.blogspot.com/
Posted by: pAralOx | juillet 23, 2005 03:14 PM