Miscellanea
Ce n'est pas juste — comment voulez-vous que je continue à essayer d'être vachement gentil comme tout quand ce sacré carnetier Billmon alimente ma misanthropie naturelle avec des billets malveillants comme celui-ci, dont je cite une partie : Maybe people act dumb because a lot of them are dumb -- dumb as turnips. So stupid they have trouble each morning remembering that their shoes go on their feet. Non, mais, ho...
Ils ont l'air peu réel, ces immeubles de verre
La question me traque: sst-ce que les voitures sont en train de changer de sexe ? Oui, il paraît, d’après les commentaires laissés ici à propos de ma photo d’un (j’avais écrit « une ») Hummer stationné dans la 7e avenue. La plupart des commentateurs ont cru que le genre de « Hummer » devrait être masculin, tandis que moi, suivant mes habitudes grammaticales apprises il y a des siècles, j’avais mis ce véhicule au féminin, comme une Mercedes et une Jaguar. Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi y aurait-il de la confusion sur le genre des automobiles ? C’est ce que demande ce monsieur belge qui lui aussi a remarqué l’emploi nouveau du masculin dans le cas de certaines voitures, nouveauté qu’il explique en disant qu’il s’agit d’un truc de pub pour faire plus mâles certaines marques de véhicule — tels le Hummer et le Blazer, tous les deux des 4x4 super testosteronisés. Bof, moi, je veux bien. De toute façon, j’ai toujours trouvé ça un peu marrant, l’idée qu’on puisse prétendre deviner la force sexuelle d'un homme par la puissance du moteur de sa voiture — mais j’avoue que je trouve souvent très mignons les ignorants qui s’y perdent dans leurs « voitures à muscles » rouges flambants. Le style kéké a ses attraits auxquels je ne suis pas, euh, tout à fait insensible, c’est tout — tiens, on devrait lui consacrer un beau livre.
Le parc du fleuve Hudson à la hauteur de la rue Charles
Je suis au régime, afin de ne pas me voir obligé de courir un demi-marathon en octobre (en toute probabilité à Toronto, que j’aimerais bien visiter pourtant, mais sans mes chaussures de course). Bien que je n’aie aucune intention de perdre le pari, il est vrai que courir est très efficace pour faire perdre des kilos. Donc, en dépit de mon antipathie pour la course, je me suis quand même forcé à traîner ma carcasse délabrée le long du parc du Hudson jusqu’au parc de la Batterie tout au fond de l’île de Manhattan où je me suis retourné pour rentrer au Village. Malgré une chaleur proprement infernale de ces derniers jours, on y a droit à des bouffées d’air venant de l’eau, et puis c’est plat et il y a peu de monde (quelques touristes égarés). Ce parc a été créé en 1999 et son aménagement n’est toujours pas terminé. Pour le moment, tout y est propre et assez bien entretenu (voici l’image prise par une webcaméra sur le café et les WC à la hauteur de la rue Christopher). À la cité du parc de la Batterie, par contre, tout est plutôt nickel — c’est un quartier très bourgeois qui ressemble, en plus propre, à l’Upper East Side. Hier j’ai retracé mes pas en prenant l’appareil dont je publie ici une sélection des photographies prises hier. Attention, ce n’est pas le New-York typiquement touristique ici, mais un coin excentrique de la ville mal ou peu connu par la plupart des habitants eux-mêmes.
On y a mis de l'art — voici une sculpture d'une pomme (grande) — vous saississez la référence peu subtile, n'est-ce pas ?
C'est notre Paris-Plage (ou Aqua-Club) à nous
Et l'on y a même des attractions aquatiques pour les « enfants »>
Le soir cela devient la promenade des travestis vogueurs
La fontaine de la rue Christopher
L'un des puits de ventilation pour le tunnel de Hollande
L'un des terrains de tennis de la rue du Canal
Une sculpture maritime
L'école d'acrobatie de New-York — il faisait trop chaud jusqu'à hier pour faire des cours
Vue vers la cité du parc de la Batterie — et ce type allongé sur le banc à droite m'a drôlement surpris en se levant tout d'un coup il y a quelques instants après la prise de cette photo — je ne l'avais même pas remarqué
L'arène pour les planches à roulettes
L'immeuble un peu lourd de la société d'assurances Travelers
Un parcours de mini-golf
Un frappeur un peu « geek » s'entraîne dans une cage des frappeurs
Un beau cycliste se déshabille dans le pré nord du parc de la cité du parc de la Batterie
Statue d'un autochtone à poil
Vue du pré nord dans la cité du parc de la Batterie, avec l'immeuble Travelers à gauche et deux tours du complexe résidential à loyers (autrefois) modérés Independence Plaza
La navette fluviale entre Manhattan et le Nouveau-Jersey
Bateaux de plaisance dans le bassin du Centre financier mondial
L'immeuble au numéro 2 du Centre financier mondial dont parmi les locataires figurent la Commerzbank, Merrill Lynch et Nomura Securities — ça a l'air un peu lourd aussi
Le Jardin d'Hiver au centre du Centre financier mondial
Une statue par Keith Haring devant l'entrée au nº 3 du Centre financier mondial
On fait la queue devant ce bureau de poste automobile
Vue d'immeubles du quartier financier, dont l'immeuble de la Deutsche Bank sous un voile noir qu'on va raser, mais j'ai surtout pris la photo pour montrer à Laurent l'enseigne Guinness affixée au mur de ce petit café
Il y a pourtant des barrières partout dans ce quartier — celles-ci montent et baissent pour laisser entrer ou partir les voitures du parking
Le nouveau numéro 7 du Centre commercial mondial au fond, vu de la rue Ouest
Le cimetière de l'église épiscopale de la Trinité (la paroisse étant l'un des propriétaires les plus grands de l'immobilier à New-York) dans le quartier financier
La tour de style gothique anglais de l'église de la Trinité
Le Broadway vers le nord
La célèbre rue du Mur, centre traditionnel de la finance américaine, convertie en passage piéton par peur des terroristes — oui, aujourd'hui, c'est la peur du terrorisme qui détermine tout
Le copain rentré, on est allé manger japonais et ensuite il a voulu de la glace. Donc on a pris la rue Bleecker pour nous rendre à Cones, un glacier d'origine argentine qui fait des glaces maison extraordinaires — mais j'ai pas goûté, voyons, j'suis au régime
On attend le feu rouge pour traverser la 7e avenue
Le glacier argentin réputé « Cones » dans la rue Bleecker
Continuation de la rue Bleecker vers la 6e avenue
Comments
Tres decu de n'avoir eu qu'un cycliste, certe apparemment tres sexy, a me mettre sous la dent. La promenade (ou l'abominable quai qui l'a precede avant sa restauration) etait il y a quelques annees un peu l'equivalent de 'Tata beach' a Paris mais sans le Louvre ni Orsay (http://www.paris-gay.com/communs/pages.php?me=balades&ma=bds&im=bords): beaucoup de peau et tres peu de tissus. Maintenant, tout est tres 'proper.' Decidemment, tout change bien trop vite dans cette ville.
Quant aux immeubles de Richard Meier, moi je les aiment bien. C'est quand meme autre chose que l'architecture moche et lourde des immeubles de Battery Park City.
T.
Posted by: T. | juillet 28, 2005 12:30 PM
Pour les voitures on dit aussi un tacot, qui est en général un vieux tacot ;-)
Posted by: Wendy | juillet 28, 2005 03:02 PM
Tentative d'explication pour le genre des voitures : effectivement c'est normalement féminin (une mercedes, une 307, etc.)
En revanche, le Hummer n'est pas une voiture, c'est un véhicule blindé (ou un char d'assaut comme tu veux)... du coup c'est un "un". Par pareil pour le Blazer ou le Navigator qui sont des véhicules utilitaires sport (à remarquer que ce sont souvent les publicités qui spécifient et ancrent le genre d'un modèle, ce n'est peut-être pas sans incidence marketing...)
Alors quant à dire où se trouve la limite, entre les véhicule utilitaire sport et la voiture ben... c'est quand ça change de genre ;)
(Note : de toutes maniéres il n'y a pas de règle qui tienne dans la mesure où, entre Québec et France, nombre de mot n'ont pas le même genre, notamment les anglicismes qui sont quasi systématiquement de genre différent dans les deux "pays")
Posted by: Hoedic | juillet 28, 2005 05:38 PM
Je crois que les reverbères du parc Hudson ont autrefois embelli l'ancienne autoroute élevée, la West Side Highway. Je m'en souviens très bien.
Des belles photos, Édouard!
Posted by: R J Keefe | juillet 28, 2005 05:43 PM
J'aime bien votre blog et j'aime aussi beaucoup NY où je passe une dizaine de jours chaque année. Pourquoi diable franciser tous les noms de lieu? Seul point agaçant d'un blog que je parcours chaque matin. Nobody is perfect!!!
Alf !!!
Posted by: alf | juillet 29, 2005 09:01 AM
Mais ça fait très 17eme siècle, voyons. C'est pourquoi aujourd'hui en français on parle du Caravage, du Guerchin, de Primatice, du Bassan, du Bernin, de Michelange (Mickey l'ange, ça c'est pour EuroDisney), etc, etc, alors qu'en anglais, même si parfois la prononciation est quelque peu déroutante (i.e Michaelangelo or Raphyel) la plupart des nom gardent leur orthographe d'origine. Encore une preuve de l’arrogance culturelle que tout le monde nous envie ;)
T.
Posted by: T. | juillet 29, 2005 10:34 AM
Je ne sais pas si les voitures ont un sexe, mais elles parlent, cf. http://perso.wanadoo.fr/andre.benchetrit/publi/publi01.htm
Posted by: Dominique | juillet 30, 2005 02:03 AM
j'adore la photo de le bureau de poste ambulant. je savais pas que ça existait encore, surtout à New York. est-ce qu'il y a aussi les marchands de glaces ambulants comme au bon vieux temps?
Posted by: miss lulu | août 2, 2005 01:01 AM
Je te confirme qu'il y a toujours plein de marchands de glaces ambulants à New York. Ils s'appellent Mr. Softee (c'est une sorte de monopole, je crois qu'il y a une mafia quelconque derrière...) et vendent une glace vaguement à l'italienne. Ils circulent dans leurs camions blancs avec une petite musique tellement horripilante mais reconaissable entre toutes. C'est la version américaine de l'aiguiseur de couteau avec son orgue en quelque sorte...
Posted by: Sim | août 10, 2005 07:15 PM