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De veritatibus difficilis

Un responsable de la Police métropolitaine de Londres avait remarqué dans un article paru dans le Guardian du 27 juillet : « When the truth comes out, it is going to be horrific. » (via Actually Existing). En effet. Ce matin on nous apprend que la police britannique « antiterroriste » semble avoir menti sur le comportement « suspect » du jeune Brésilien qu’on a tué dans le métro le 22 juillet (l’article de la BBC ajoute une photo épouvantable légèrement écourtée de l’aboutissement fatal de cette intervention policière erronée — pour voir la photo en entier et lire des propos intéressants sur les « explications officielles » pour ce qui s’est passé et les multiples contradictions, ce billet du bloc-notes anglais Talk Politics est utile.)

De ce côté, le régime de Bush cherche toujours à bloquer la révélation de nouvelles photos et de vidéos d’abus commis par des militaires américains dans la prison d’Abou Graïb à Bagdad.

La vérité semble bien être sous pression ces derniers jours, surtout quand les criminels déterminent ce qu'on serait permis de savoir.

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À la campagne, on commence (tout doucement) à déménager — j'ai laissé des piles de vêtements pour la revente à des prix très modiques dans cette pièce samedi dernier

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Ensuite je suis allé courir sur la piste de course au lycée de la ville, où il faisait plus que 36º — les ouvriers mexicains m'ont regardé comme si j'étais complètement cinglé

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La table colorée d'amis chez qui on a dîné samedi soir — il y avait des crevettes, plusieurs salades (de betteraves et de tomates, par exemple), du maïs, et du rouge espagnol

Hier soir on est allé voir une représentation de la petite comédie musicale Altar Boyz avec des amis français — c’est une plaisanterie caricaturale peu profonde sur le phénomène pop des boybands dans laquelle les Altar Boys sont un boyband « chrétien » en dépit de la présence d’un membre juif. J’avais toutefois l’impression qu’une partie importante des spectateurs n’avaient aucune idée qu’il s’agissait d’une satire — tout y était à double entente, effectivement, et un spectateur paresseux pourrait bien croire qu’il assistait à un drôle de spectacle plus ou moins « né de nouveau » . Ce qui n’est pas du tout bête pour les producteurs, évidemment.

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En toute connaissance de cause je viole sauvagement la proscription de photos de chats prononcée par Laurent il y a quelques mois — celui-ci s'appelle Panther (non, ce n'est pas de la toute maximale originalité, je sais)

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Dimanche on a un peu profité d'un soleil légèrement ennuagé pour faire les mots-croisés du Times de dimanche sur la pelouse très mal entretenue de la hutte

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De retour à New-York j'ai pris cette photo pour Olivier mais à cause de la pluie il y avait très peu d'éclat à la tour métallique de l'immeuble Chrysler ce jour-là

Les amis français nous ont dit qu’on ne s’amusait pas trop à Paris en ce moment. « La perte des JO, le non à la constitution européenne, les histoires légales de Bernadette Chirac, la fatigue qu’on ressent vis-à-vis de Jacques Chirac, le chômage, l’immigration et l’intégration échouée, tout cela pèse sur Paris. » Ont-ils raison ?

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Plus tard, dans le parc Bryant juste derrière la Bibliothèque publique, on prépare à montrer le film « Who's Afraid of Virginia Woolf » — choix de film qui m'a fait sourire — et, comme cela se voit, il était interdit de s'asseoir sur la pelouse, est-ce qu'on devient français à Manhattan ?

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Dans le café Bryant où l'on a essayé de convaincre l'ami ex-Marine d'oser quitter son boulot pour rejoindre le copain dans sa firme

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On a continué à lui faire la cour professionnelle dans un autre bar de l'autre côté de la place du Temps (tiens, c'est joli, ça, non ?) dont on voit ici le bord méridional tout illuminé

Comments

la place du temps ... j'adore !

Moi aussi... j'adore la place du temps... Par contre, je me souviens, d'avoir assisté à un concert à Bryant Park au mois d'août 2001, et de ce plaisir d'être assis, voire couchés, dans l'herbe, entourés des immeubles... quel dommage cette interdiction très française ! Pour le moral des français, je crains que vos amis aient entièrement raison... A tous les motifs évoqués, il faut, hélas, ajouter un pouvoir d'achat de plus en plus bas !

"rejoindre le copain dans sa firme " je dirais plutôt dans sa société, à moins qu´il ne soit le patron de Microsoft, si j´ai bien suivi le blog depuis des mois, c´est loin d´être une firme.

Merci, Wendy, pour la suggestion — mon emploi du mot « firme » est très probablement calqué sur son emploi en anglais, ou « firm » et « company » sont interchangeables, quoique « company » soit le terme le plus courant pour une entreprise. Aussi, « firm » en anglais n'indique-t-il aucun sens de la taille de l'entreprise en question — que cela soit Microsoft ou une petite société fonctionnant dans un garage de banlieue. Je ne savais pas que le mot « firme » en français désignerait une grande entreprise commerciale et dans ce cas-là, vous avez tout à fait raison de noter que la boîte du copain serait plutôt une « société ».

D'un autre côté l'ambiguïté de la traduction a un petit côté savoureuse, s'il est employé avec ironie.

(Merci Édouard de nous faire rêver avec ces jolies photos.)

Adam Gopnik, dans le dernier numéro du New Yorker, va confirmer le compte-rendu de vos amis.

Les pelouses parisiennes depuis l'arrivée de la gauche à la mairie sont maintenant autorisées dans la plupart des parcs (sauf pour celles qui sont au repos de façon temporaire). Quant au moral des français, finalement n'ont ils pas cherché la situation dans laquelle ils se trouvent maintenant... En réélisant Chirac en 2002, en portant Le Pen au deuxième tour, en disant Non à la constitution, en se repliant sur nous qu'espérions nous, avoir les JO ?? Quand on voit ici à quel point le retour de Zidane en équipe de France suscite les passions, on peut légitimement se dire que la France ne cesse de regarder en arrière, et de rêver à sa gloire supposée.

Les pelouses parisiennes ne sont pas autorisées depuis "l'arrivée de la Gauche" mais depuis une décision de Françoise de Panafieu, alors maire adjointe aux Espaces verts de J. Tibéri, alors maire de Paris en 1997 (je rends à César...).

Pour ce qui est du moral des Français, tout ce que tu dis n'est hélas que trop vrai (y compris le problème du pouvoir d'achat) mais les Français eux-mêmes n'y sont pas pour rien ! Ils élisent leurs gouvernants, ils changent de majorité législative à chaque élection depuis 25 ans, ils votent NON à la Constitution européenne, ils refusent certaines réformes économiques ou de société... bref, ils construisent eux-mêmes les motifs d'être mécontents de la situation.

Effectivement, les pelouses ont été ouvertes en 1997, mais de manière très sporadique. C'est en 2001, que cette politique s'est généralisée. Cette ouverture systématique (hors repos) fait partie intégrante du contrat de mandature de l'actuelle majorité. Na !!

Je ne voudrais pas trop insister sur la « parisianité » des pelouses interdites — dans le passé j'avais remarqué les « pelouse interdite » dans les parcs parisiens, chose que nous, habitués à marcher n'importe où dans un parc, avons trouvé curieux (en dépit du fait que les pelouses françaises étaient dans de bien meilleur état que les nôtres pour des raisons évidentes). Mais l'interdiction de s'assseoir sur la grande pelouse du parc Bryant m'a surpris — on a dû planter de l'herbe ou je ne sais plus quoi, je ne me suis pas renseigné.

Mais je suis content d'apprendre que les pelouses parisiennes ne sont plus interdites aux promeneurs et aux piqueniqueurs.

Ohhh merci pour cette photo !
C'est une vision de Manhattan que je trouve fascinante de puissance. Et dire que je vais pouvoir saluer le Chrysler Building moi même dans quelques jours ! Merci encore.