Sarcasmos
Snarque du jour, de la bouche de Maureen Dowd dans son commentaire dans le Times de ce matin : « Iraq, it turns out, is the one branch of American government that the Republicans don't control.
Dans le village
J'aime beaucoup le néologisme « snark », qui connaît une popularité impressionnante en anglais. « Snark refers to a pejorative style of speech or writing » d’après cette définition offerte par un informaticien néo-zélandais. « It could loosely be described as irritable or "snidely derisive"; hence, 'snarkish', 'snarky', 'to snark at somebody'. It could less politely be described as 'bitchy'. » Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas l'introduire en français, dûment gallicisé en « snarque » avec l'adjectif « snarqueux » ou « snarquois ».
Une petite rue du village, avec le vieil immeuble résidentiel revêtu de plâtre blanchâtre sur la droite que tout le monde connaissait sous le nom poétique de « l'Hôtel du chagrin » — c'est là où les gens qui se sont séparés trouveraient un domicile pas cher temporaire à la dernière minute — aujourd'hui c'est moins louche et intéressant
Un petit poivrier chez des amis
Il semble maintenant que le cyclone Katrina atteindra un niveau de 5 dans l’échelle Saffir-Simpson — on s'attend à qu’il arrive à la côte de la Louisiane plus tard dans la soirée avec une force entre 3 et 5. Le maire de la ville de la Nouvelle-Orléans a demandé l’évacuation obligatoire des habitants. Le carnetier spirituel Sturtle qui habite la Nouvelle-Orléans a commencé son billet d’hier à propos de l’orage qui arrive en notant que « This one is different. You officially have my permission to freak out. » C’est pareil chez d’autres carnets néo-orléanais, dont les animateurs de Metroblogging New Orleans. On ne sait pas très bien ce qui va se passer à la Nouvelle-Orléans, mais les chaînes câblées traitent l’ouragan comme s’il s’agissait d’une intervention divine.
Vue d'une partie du yacht-club local
L'escalier en bois qui permet aux gens âgés de descendre dans le bassin de natation
Hier soir on est allé avec des amis et leur enfant par bateau à un restaurant situé au bord de la mer dont la spécialité est le homard — il y avait du monde (normal, puisqu’il était samedi soir) — mais on a réussi à nous mettre à une table au bord d’une plateforme dominant la petite baie. Les amis ont pris des « rouleaux de homard chauds » tandis que le copain et moi, nous avons commencé par des petites palourdes à la vapeur suivies de deux gros homards bouillis. Une belle fin de saison.
Les gens mangent leurs homards au bord de la baie
Les bateaux amarrés dans le port de Noanque
Un beau voilier rentre au port dans le chenal devant le restaurant
Le bateau à vapeur Sabino sur lequel on est monté le dimanche dernier — hier il s'agissait d'une réception de nouveaux mariés
Retour à Manhattan demain après-midi après ma dernière réunion régulière du Conseil d’administration de la petite société historique une visite éclair chez ma mère.
Les deux gâteaux italiens qu'on avait apportés avec nous au dîner vendredi soir
Le petit marché de samedi matin au village
C'est la saison des pêches locales — mais celles de Géorgie sont bien meilleures !
Comments
En Bretagne, où l'on peut également manger du homard les pieds dans l'eau (avec des bottes parce qu'elle est très froide !!), un plat de homard du pays coûte environ 55 dollars. Et vous ?
Les vues de la mer sont superbes...
Posted by: ella | août 29, 2005 02:37 PM
Excellent, ton commentaire sur le terme de "snark". Je pense que je vais faire une note pour proposer de l'adopter en français : snarque et snarqueux (snarquois ressemble trop à narquois qui existe déjà).
Bravo pour les kilos perdus. J'aimerais pouvoir en dire autant. Il est vrai que je ne fais rien pour !
Bisous à toi Edouard.
Posted by: fuligineuse | septembre 1, 2005 11:53 AM