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De festivitatibus gallicis

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On attend les trains à la gare des chemins de fer de l'Île longue à Manhattan

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La tour de contrôle à JFK, vue de notre avion sur la piste

Pas trop de problèmes pour aller à Nice — le vol Delta était entièrement plein, on avait (bien sûr) perdu la présélection de nos places et après un peu de rogne exaspérée (l’agente hispanique nous appelait « papi » et « honey » dans un effort, je suppose, de faire sympa, ce qui n’a pas réussi, du moins pour moi) elle nous a placés dans le rang de la sortie de secours. Une fois assis, nous avons été commandés par une vieille hôtesse un soupçon genre gardienne de prison allemande de ne pas prendre de somnifères avant le décollage de l’avion. J’en ai pris deux avec un verre de vodka quelques minutes plus tard et j’ai assez bien dormi pendant le vol.

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Nos sièges se trouvaient dans le rang de la porte de secours

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Nos co-passagers dans la cabine économie

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La queue lente chez Europcar à l'aéroport de Nice

À Nice il y avait une foule qui cherchait des voitures au bureau de l’Europcar — aux USA on vous donne les clefs en quelques minutes, mais ici il a fallu au moins dix minutes de paperasserie par locataire (familles, couples, etc.) Mais finalement on est monté dans notre jolie Twingo couture, créée par Kenzo, et l’on a pris l’autoroute en direction de Vence — au moins pour quelques minutes, puisqu’on en est sorti trop tôt et on s’est paumé dans les rues de la banlieue de Cagnes-sur-Mer.

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Les villas privées de l'hôtel bâties sur une hauteur qui donne sur la vallée et la Méditarranée

Tout à fait par hasard, on a finalement retrouvé notre chemin vers Vence et l’hôtel où logeaient nos amis, avec qui on a commencé notre week-end extravagant en déjeunant sous les oliviers.

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Le restaurant « informel » de l'hôtel, tout proche de la piscine

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La piscine elle-même — elle a l'air invitant, non ?

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Il y avait de vraies olives sur les branches ! (On n'en voit pas dans le Parc central.)

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La vue vers la mer du balcon de la chambre de nos amis

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Vue de la ville de Vence

Quelques heures plus tard, on a repris l’autoroute A8 vers l’ouest. Le copain a voulu qu’on prenne la route qui longe la mer, donc on a quitté l’autoroute à Saint-Raphaël/Fréjus pour passer par Sainte-Maxime et Port-Grimaud avant d’entrer à Saint-Tropez.

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Un beau et grand voilier dans le golfe de Saint-Tropez

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Dans le port

Il faisait un temps merveilleux et l’on était bien content de pouvoir déposer la voiture dans le parking public le plus cher du monde entier — le parking souterrain des Lices, où le tarif s’élève à 35 € par jour ! On est allé à l’hôtel et après une promenade par les rues du village (oui, oui, je sais, c’est trop touristique, c’est démodé, mais pour nos yeux d’Américains du nord, les bâtiments et les rues ont un charme qui fait oublier l’omniprésence de ces gros messieurs ventrus, habillés en ticheurte, cigare à la bouche, tannés comme des sacs à main Louis Vuitton et leurs copines liftées, bronzées, les cheveux d’une blondeur que la nature ne connaît pas, les talons hauts aux pieds).

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Une ruelle tropézienne typique

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L'entrée de l'Hôtel de ville de Saint-Tropez

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Une des rues principales du village

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À l'entrée du village

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La place des Lices, au centre du village

On est allé deux fois à la plage de Pampelonne — aussi agréable qu’avant (mais le restaurant était moins bon, et il n’y avait plus de foies de volaille, mon plat préféré d’autrefois).

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Le parking rustique à la plage de Pampelonne

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Sur la plage de Pampelonne

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Les yachts amarrés dans la baie

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On prend le petit déjeuner dans le jardin de l'hôtel

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Au marché du samedi matin dans la place des Lices

Hier soir les invités au dîner d’anniversaire se sont rassemblés au port devant la Capitainerie où de divers bateaux nous ont emmenés à un restaurant qui donne sur le Golfe. On nous a offert du champagne rosé au débarquement et on a pu apprécier un coucher de soleil éblouissant depuis la plage devant le restaurant.

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Vue du port de Saint-Tropez le soir

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On approche au quai du restaurant dans la navette

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Des invités qui descendent d'une navette

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Un beau coucher de soleil

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On nous sert des canapés sur la plage

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Vue du restaurant

À la table où l’on m’avait placé, il y avait un jeune Français beau et charmant à ma gauche et une banquière américaine retraitée qui n’aimait pas le foie gras — je vous laisse deviner avec qui j’ai le plus bavardé. Il y avait une très belle blonde qui chantait en anglais et français pendant qu’on dînait. Le dessert terminé on nous a prié de nous rendre sur la plage d’où l’on nous a présenté un spectacle de feux d’artifice accompagnés de musique de cinéma, après lequel on a dansé sur le sable. Un gentil chauffeur tropézien nous a reconduits à l’hôtel dans sa navette automobile vers 2 heures.

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Et l'on y dansait, mais pas tous en rond...

Ce matin on s’est réveillé aux nouvelles de la mort du juge Rehnquist — encore un autre juge de la Cour suprême que Bush choisira.

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Vue du 1er étage de la maison des amis

Dernière soirée à Saint-Tropez — on a passé l’après-midi chez nos amis où l’on a fait un barbecue de gambas, de saucisses et de coquilles Saint-Jacques arrosé de champagne et de vin rosé.

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On était en train d'accrocher ce panneau dans la place des Lices cet après-midi — le texte ne va pas plaire aux responsables de la francophonie, je crois bien

Comments

Ah ben c'est autre chose que NYC ! Très jolies photos ;)

Quel paradis! Quelles belles photos du soir tropézien aussi.

On aimerait quand meme avoir vos commentaires sur les evenements de New Orleans

C'est en regardant ces photos,
que nous rendons compte que les
aéroports sont devenus des
usines avec leurs pertes et
profits.
Cordialement

Je parle d'une des premières photos,
les autres de me sont
coutumières.
Cordialement

Et le crochet par Paris ? le week end a été exceptionnel partout je vois.

C'est là que je me dis que le charme de la Sale Bête provient de ses photos de NY et de ses commentaires...Paske les photos de la côte d'Azur, hein...C'est étonnant, comme ce qui peut être dépaysant pour les uns est quotidien pour les autres.

Merci Edouard de nous faire partager ce moment, et merci pour ta question chez Grey, j'y ai répondu :p Pas très clairement, certes, mais il m'avait fait boire, le chameau.

Dites donc, par chez moi les villages sont encore plus beaux que St. Tropez. C'est le Luberon et les villages de Gordes, Ménerbes... Je vous accompagnerai en visite à votre prochaine venue. Merci encore pour votre accueil chez vous à la Nouvelle York.

C'est ça le mystérieux talent d'Edouard : on a déjà vu ces paysages, on connait la petite mairie de Saint-Trop', rien ne devrait ni nous surprendre ni nous être inconnu, et pourtant il se dégage de tout cela, du mélange des photos et du texte (la "piscine invitant(e)", ce délicieux archaïsme qui rappelle les "chiens dévorants" de Racine dans Athalie), un charme, une classe, une fraîcheur. Le roi du Blog a encore frappé !

Ferouzeh, je dois dire très franchement que je ne me suis pas encore fait d'idées très réfléchies sur ce que je pense de la situation en Louisiane — c'est évident qu'on avait tout à fait oublié les pauvres de la Nouvelle-Orléans et c'est évident aussi que d'autres résidents et touristes en ville y trouvaient des ressources telles la nourriture, l'eau potable et les véhicules. Mais c'est curieux aussi combien tout cela a l'air presque « martien » quand on le suit depuis l'Europe (pour ne pas dire depuis un des villages les plus sybarites du monde entier — le contraste entre ce qu'on voyait sur l'écran de la télé et ce qu'on voyait dans les rues et les plages de Saint-Tropez était vraiment déconcertant). Donc, j'espère que vous m'accorderez, Ferouzeh, un peu de temps pour me permettre de lire des articles dans les journaux et dans mes carnets préférés avant de me prononcer sur ces tristes événements.