Motus
On est en plein déménagement à la campagne — ouf, c’est aussi dur que je ne craignais. Vraiment, les objets s’accumulent en dix ans.
Et ce n'est qu'infime partie de ce qu'on a fait...
On est rentré hier soir, la voiture bourrée de paquets et de sacs pleins de vins, de draps, de serviettes, de services de porcelaine, de livres (ô combien de livres), un poste de télévision, et ainsi de suite.
Il est maintenant 6 heures 23 et je vais chercher la voiture à 7 heures pour repartir vers le nord-est.
Notre banc de jardin dans ses nouveaux quartiers jardiniers, chez l'amie écrivain, qui est toujours à l'hôpital
On est allé préparer le brunch hier chez ma mère, avec ma sœur de Philadelphie. Ma mère reste très faible et franchement je ne vois pas comment elle va faire pour sortir de cette crise actuelle, qui va représenter, je le crains, simplement un stade nouveau d’une décrépitude inévitable.
Je n'ai pas pu résister à prendre cette photo du jardin de l'amie écrivain — élégant et accueillant sans être prétentieux
Samedi soir, chez des amis, on a beaucoup parlé de Houellebecq à la suite d’un http://www.nytimes.com/2005/09/10/books/10mich.html long article sur lui qui est paru dans le Times de samedi matin intitulé « The French Still Obsess Over Their Gloomy Novelist of Despair ». Il y avait un journaliste d’origine allemande qui disait n’importe quoi sur l’auteur dont il n’avait jamais lu un seul mot — ah, que j’aime la critique. Houellebecq se moque, dans ce dernier roman, de l’homme religieux Teilhard de Chardin, autrefois très à la mode dans certains milieux bien-pensants, et qu’on nous a fait lire à l’école religieuse où j’ai fait mes études. Pour la plupart des convives, ridiculiser (même tout doucement) un homme de bien comme Teilhard de Chardin fait preuve d’une faute de goût et d’une misanthropie mesquine et gratuite — ils ne reconnaîtront jamais qu’ils soient, eux-mêmes, la vraie cible de cette plaisanterie habile. Oui, Houellebecq serait bien désespéré de la plupart de son espèce par ce qu’elle fait et par ce qu’elle croit — et qui lui dira, sans platitudes complaisantes, qu’il n’a pas tort ?
Première indication d'une pénurie d'essence dans la région métropolitaine — les pompes d'ordinaire étaient « hors service » et les queues pour les pompes « self-service » n'en finissaient pas — dans on est allé aux pompes « plein service » (qui n'en était surtout pas) où j'ai payé 28,00 $ pour un peu plus de 8 gallons d'essence
Comments
Houellebecq - rue assez connue à Londres. Une adresse dans "The Way We Live Now" de Trollope, je crois.
Posted by: R J Keefe | septembre 12, 2005 08:03 AM
Faut venir au Texas ;-) Ici apres avoir atteint 3.09 9/10 le gallon, le "regular" est redescendu a 2.78 9/10... Je pense qu'on peut le trouver moins cher en cherchant bien.
Posted by: E. | septembre 12, 2005 10:12 AM