Fragmenta
Une initiative intéressante sur la bienfaisance internationale repérée chez Andy Tobias.
Ah, c'est comme ça, en cage à chien, que je préfère les enfants (Betty, elle, aurait été folle furieuse) — vi vi, je suis un vieillard crès, crès vilain !
L’amie et son fils avec qui on a dîné dans un restaurant japonais hier soir (le petit adore le sushi) se sont installés dans un hôtel dans l’île des États, l’arrondissement « rural » de la ville de New-York, parce que les deux gîtes où ils logent à Brooklyn étaient complets le jeudi soir. Je lui ai montré ce site qui permet en principe à trouver une sous-location d’un studio ou d’un deux pièces qu’elle allait considérer aujourd’hui après son cours de naturopathie (si, si, elle veut changer de métier — plus d’intérêt à vendre des bons et des titres chaussée en talons aiguilles Jimmy Choo, elle cherche surtout à « favoriser » la santé en devenant naturopathe. Elle va nous tester, le copain et moi, samedi pour s’entraîner dans les méthodes de recherche (je suis toujours ouvert à ce genre d’essai — les débutants de la coiffure, du massage, de la réflexologie, des esthéticiens, n’ont qu’à venir me voir pour approfondir leurs arts divers sur un corps bien disposé à se soumettre aux mains de néophytes à peine connus pour l’enrichissement de la connaissance scientifique).
Le copain vient de me téléphoner pour me rappeler qu’il m’est interdit de quitter l’appartement avant l’arrivée du type de la société câble Time-Warner qui est censé nous fournir de la télévision câblée — on avait le câble à la campagne, mais on l’avait exclu exprès en ville, mais les dessins animés et la chaîne sci-fi lui manquent trop.
Je viens de télécharger le fichier Adobe du « Guide pratique du blogger et du cyberdissident » et j’ai lu quelques-uns des chapitres, qui me semblent tout à fait corrects, à part l’acceptation assez abjecte, à mon humble avis, d’une foule de termes anglais sans le moindre effort, dans la plupart des cas, de traduction ou de francisation des termes employés. <harangue>Je regrette de noter aussi que ce sont des Français du site pointblog.com qui n’ont, en toute apparence, aucune gêne à faire étalage d’une vaste connaissance de terminologie anglo-saxonne qui sous-entend implicitement que ce n’est que par cette langue qu’on pourra accéder aux mystères les plus profonds d’Internet. C’est vrai, j’ai souvent du mal à vous comprendre, vous les Français, qui trouvent, on dirait, qu’il fait cosmopolite ou branché ou tout simplement supérieur de pimenter vos propos d’une pléthore de phrases et de mots anglais inutiles (pour ne pas parler du mot « looser » (plus ample) que tant de francophones, y compris mon cher Houellebecq à la page108 de « la possibilité d’une île) persistent à employer incorrectement au lieu de « loser » — du verbe « to lose » (perdre) avec seulement un « o » et qui veut dire vaurien, perdant) tandis que pour nous, anglophones, cette manie anglophile ne fait que souligner l’aspect de colonisé de seconde classe, de marginaux, de la part de tant d’Européens non anglophones. (Allez lire cet article de la wikipédie sur l’impérialisme linguistique que certains auteurs, à la façon de cette réalisation à plusieurs, accusent d’avoir manqué à la « neutralité de point de vue »), Bon, un film « gore » ou un « road movie », ça a bien sûr peu d’importance, ça disparaîtra comme tant d’autres mots pareils (overbooké, par exemple) dont on trouvera une sélection au site drôle du Dicomoche. (Dans le « Petit Lexique du Blogging » on voit « permalien » pour « permalink » mais pas de « rétrolien » sous la définition de « trackback. ») Mais ça m’énerve, moi, cette soumission incontestée devant tout ce qui est anglais qu’on voit si souvent chez des gens de bien en France. Ça m’énerve et effectivement j’ai du mal à comprendre cette attitude. harangue terminée.
L’ami galeriste vient de m’inviter à l’accompagner à un cocktail bénévole en faveur des animaux de compagnie perdus pendant l’ouragan Katrina — cela se passe dans un nouveau spa de luxe au nom de Cornelia établi dans la 5e avenue par des clients à lui, donc en bon galeriste il doit y passer pour leur dire bonjour. Puis on rejoindra le copain au Village ou à Chelsea — il doit préparer des devis pour deux nouveaux clients — un nouveau fonds de couverture à Wall Street et des agentes littéraires qui se sont séparées d’une grosse boîte d’agents. Donc, pour le moment, ça va…
Comments
Je me suis dis : tiens la grande rousse s'est remise au blogue.
Posted by: Laurent | septembre 22, 2005 05:53 PM
ha... en effet, j'ai souvent remarqué l'utilisation intempestive de "looser" qui me fait toujours rire... Mais je ne savais pas que le terme avait même réussi à se faufiler à travers les éditeurs de Houellebecq.
Je suppose que ce n'est plus qu'une question de temps avant que le terme (avec deux 'l') fasse son apparition dans le dictionnaire de l'Académie Française, comme une anglicisme retourné...
Posted by: dr Dave | septembre 22, 2005 09:05 PM
C'est aussi sympa que les langues continuent à évoluer et à s'enrichir. Souvent l'utilisation d'un anglicisme et de son équivalent francisé permet d'obtenir un synonyme facile pour éviter les répétitions. Il est seulement dommage que la seule langue anglaise vienne nous donner des mots. Quoique "kiffer" est d'origine arabe, et est un des jolis ajouts de ces dernières années (évidemment c'est mon opinion...). J'aime bien aussi utiliser des mots anglais en les écrivant avec des sonotités françaises comme "ticheurte" ou "facheune". Un peu comme les hispanophones et leur "fútbol"...
Mais je suis d'accord sur le malheur de la "vampirisation" pure et simple d'une langue par une autre. Il est seulement difficile de savoir où placer la limite... comme toujours !
Posted by: Matoo | septembre 23, 2005 05:31 AM
> Edouard, bravo pour ta harangue, qui est une belle philippique !
Posted by: Vrai Parisien | septembre 25, 2005 04:26 AM
Looser dans le dernier Houellebecq, ça, ce en dit long!!!
Posted by: C'est Raoul | septembre 26, 2005 12:34 PM