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Domestica

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L'intersection de la 53e rue et la 5e avenue au crépuscule (où j'attendais l'ami galeriste jeudi soir avant d'aller au vernissage du spa à côté) — c'est la tour Citicorp au font, illuminée par le soleil couchant

On a eu, le copain et moi, une fin de semaine (après mon dernier billet, je n’ose plus écrire « week-end ») mouvementée. Vendredi soir on a profité de l’absence de nécessité d’aller à la campagne pour dîner avec l’amie marchande de tableaux dans un restaurant thaï proche de chez elle — la chimiothérapie terminée, elle est toujours fatiguée, abattue on dirait pas tous les médicaments.

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La 5e avenue vers le nord (la tour Trump sur la droite)

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Entrée au spa, au numéro 663, 5e avenue, 8e étage

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Une des salles de thérapie — ça me fait plutôt peur, Ron, toutes ses machines un rien sinistres

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Voici la bibliothèque où l'on vous conseille, sur une petite pancarte élégante, à « embrasser le silence »

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Un grand baignoire pour des « traitements européens » de je-ne-sais-plus-quoi — la pièce se donne sur la 52e rue

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La piscine, thérapeutique elle aussi !

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La salle de manucure, de pédicure et de réflexologie — et, ce soir-là au moins, un petit bar tenu par les employés du traiteur de luxe Abigail Kirsch

Samedi matin on est allé retrouver la voiture au garage pour aller chez ma mère au Rhode-Island — il a fait très beau, il n’y avait pas trop de circulation sur l’autoroute Merritt (l’ancienne autoroute pittoresque qui date des années 30).

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Vue du couloir (c'est propre, non ?) dans lequel se trouve notre espace d'entreposage à la campagne

On est d’abord passé notre nouvel espace d’entreposage où l’on avait mis pas mal de choses et que le copain n’avait pas encore vu. De là, on est d'abord passé voir l'amie écrivain qui se trouve temporairement dans une clinique attachée à une nouvelle maison de retraite du coin.

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C'est là où certains vont pour mourir

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On a déposé encore des vêtements au magasin de seconde main, où l'on a vu des bougeoirs qu'on avait autrefois chez nous

On est allé ensuite à l’ancienne maison chercher le courrier avant de continuer vers la maison de ma mère. Le copain s’est efforcé sans grand succès à installer un vieux routeur wifi dans la maison qui est transpercée de rayons suspects — téléphones, sécurité, moniteurs de santé, talkie-walkie — pour permettre à ma sœur de se connecter au serveur de sa boîte à Philadelphie pendant la semaine qu’elle reste chez ma mère.

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La chaise-ascenseur chez ma mère — la nouvelle, qu'on vient d'installer dans l'escalier principal — mais il n'y a que le copain et ma petite nièce qui s'en sont servis jusqu'à maintenant

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Le coucher de soleil vers l'île de Block vu de notre chambre au second (ou troisième, selon) étage

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Il y a encore des bateaux à voile dans le petit port

Le soir on est allé manger dans un agréable restaurant au port où ce n’est plus la peine de réserver une table, puisque la plupart des estivants sont rentrés chez eux.

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Dans le salon de thé le soir — sans flash, bien sûr, discrétion oblige

Dimanche matin le copain est allé tôt chez Staples acheter un routeur sans fil puissant (il est quand même bien de pouvoir acheter un routeur sans fil très les dimanches matins — c’est l’un des aspects de l’économie américaine que j’approuve sans hésitation aucune) qui a fait que l’on puisse maintenant se connecter à Internet sans aucun problème partout dans la maison. Dimanche midi on est allé déjeuner chez une amie à Pierreville (nom de scène — humoristique pour ceux qui connaissent le vrai — du village où l’on se trouvait notre maison) où il y avait une bonne douzaine de convives à déguster une bonne soupe aux carottes et au gingembre et du rôti de bœuf froid accompagné de plusieurs salades. À deux heures et demie, on est allé chercher le canot gonflable Avon du copain (et son moteur ridiculement démesuré de 10 chevaux — je crois que c’est ça, le chiffre correct) avant de continuer vers le jardin de la Société historique de… Pierreville où allait se dérouler l’assemblée générale ordinaire. (C’est à cause de cette réunion, prévue depuis des mois, que je n’ai pas pu assister à la manifestation antiguerre à Washington ce week-end.) J’ai fait un petit discours sur les activités de l’année au comité des publications dont je suis, pour le moment, le chef, et puis on a voté de nouveaux administrateurs et un nouveau comité exécutif (en réalité pas trop différent de l’ancien). Après une petite réception, on est reparti au village où le copain a dû « nettoyer » l’ordinateur d’un ami/client pendant une longue heure avant qu’on ne reparte pour chez ma mère, où ma sœur était déjà arrivée.

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Le toutou de mère, un Coton de Tuléar (assez rare aux É-U), qui a lui aussi des problèmes de santé — un cœur gonflé, je crois — il s'appelle Barney, tout comme le dinosaure violet à la télé mais lui il est plutôt gentil

Le copain a travaillé sur son portable à elle et on a vite fait nos valises pour repartir, la voiture bourrée de paquets pour l’appartement, sur New-York.

Comments

ouaiiiis! C'est un toutou de chez moi! Tiens, je ne savais pas qu'il comprenne aussi l'anglais! D'habitude, il parle malgache!

Edouard, quel bonheur de retrouver ces belles images de rues dans lesquelles nous marchions il y a quelques semaines ! Merci Edouard, toutes nos amitiés.

Les ponts, tous différents, qui traversent le Merritt vaut le détour.

Très jolie photo au crépuscule!

Oui, lili, c'est vrai : Barney est multilingue (heureusement pour nous).

Avec plaisir, Olivier. Oui, rjk, les ponts sont tous différents, mais je n'aime pas trop les cerfs qui broutent aux bords de la route. C'est pourquoi je prends le Merritt seulement de jour.

Merci, Martine. J'ai eu de la chance.

Dis donc Edouard, tu me serais d'un grand secours si tu pouvais me filer l'adresse exacte d'où tu as vu sortir Willem Dafoe...depuis qu'il s'est séparé de sa femme, j'ai perdu sa trace (il a rompu les po,ts et aussi avec le Wooster group) et de son ex adresse le courrier m'est revenu....Il me faut le contacter pour un long-métrage que je dois lui soumettre au plus vite.
Merci de ta réponse que j'espère rapide.
nb: la jeune femme avec laquelle tu le vois est sa nouvelle femme Giada.

Nina, désolé, mais je ne l'ai vu que sur le trottoir et à la terrasse d'un restaurant voisin — et je ne me rappelle plus dans quel « brownstone » il est entré. Tu pourras peut-être le contacter par son agent — que je ne connais pas non plus mais dont on devrait pouvoir trouver le nom et l'adresse.