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Miscellanea

Entendu à la radio ce matin : « Voters no longer choose their congressmen, congressmen choose their voters » — un commentaire cynique (et malheureusement trop vrai) sur l’état actuel des districts électoraux aux É-U.

Il fait du bruit ici, un énorme tapage de voix et d’outils (des pieds-de-biche et des gros marteaux) — on est en train de vider (démolir ?) l’appartement d’en bas de chez nous avant de le réaménager. Il y a très longtemps une vieille y habitait avec plusieurs minous sans pratiquer la plus grande hygiène animale — quand elle est partie, l’appartement est resté inoccupé pendant des années (il l’est toujours, en fait) et quand il fait humide ou quand il bruine, on peut sentir les traces un peu âpres de pipi de chat qui montent du sous-sol. L’odeur me fait toujours penser à la vieille dame qui y avait habité.

Le « Centre international de la liberté » n’est plus — au moins dans le cadre de l’aménagement du terrain de l’ancien Centre commercial mondial à New-York. Le gouverneur républicain de l’état (un imbécile né qui aurait tout de même des ambitions présidentielles) vient de le chasser du « memorial quadrant ». Quel bâclage extraordinaire, mais je sais que je ne vais pas trop regretter ce Centre qui ne sera pas : aucun musée véritable ne pourrait accepter les conditions demandées d’abord par les représentants tout à fait réactionnaires de certaines familles de personnes mortes dans les attentats du 11 septembre 2001 et ensuite par les hommes politiques opportunistes et vendus de ne pas monter d’expositions « un-American » — (tout ce qui est « un-American » serait automatiquement « anti-American », naturellement) . Et la liberté d’expression dans un tel Centre de liberté ? Nulle part, évidemment.

« I’m so sick of these 9/11 families and now I hope they’ll go away. » C’est comme ça que s’est exprimé un certain Jim à la radio publique en commentant ce matin la disparition du Centre. Il y en a beaucoup qui pensent de même. C’est un peu le chantage public continu au lieu d’un deuil en privé.

Hier soir on a regardé le dévédé de « North by Northwest », le célèbre film de suspense d’Alfred Hitchcock avec l’incomparable Cary Grant en vedette. J’avais oublié que l’acteur avait passé douze ans en colocation avec l’adonis Randolph Scott, acteur lui aussi. Quel beau couple, non !

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Et si l'on se pacsait, ça ferait peut-être moins de bruit ?

Je ne sais pas si l’arrondissement de Brooklyn serait en vérité plus juif que le Manhattan, mais l’esprit comique yiddish au Brooklyn est depuis quelques semaines plus en évidence que sa version manhattanaise : en quittant le Brooklyn par le pont de Williamsbourg, on verra cette pancarte instructive : « Leaving Brooklyn » — et juste en dessous on trouvera une autre qui dit : « Oy vey » — l’expression yiddish du regret archifamilier à tout vrai New-Yorkais ! (Mais ces blagues ne plaisent pas à tous.)

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J'en connais pourtant qui ne sont pas navrés quand ils quittent le Brooklyn

Comments

Cette colocation, ça me semble très bizarre, vu la différence énorme entre ces deux hommmes, en tant qu'acteur.

Nice photo but Randolph Scott did not age very well. Ended up looking a bit like Reagan, Oy Vey!