Dans la cuisine du restaurant iranien — oups, persique
Désolé pour mon absence carnetière de ces derniers jours — d’abord, à partir de jeudi après-midi, je suis devenu chauffeur de famille. Je suis allé chez ma sœur à Philadelphie (dans la banlieue nord-ouest) où l’on a dîné à un nouveau restaurant persique (si, si, ici on le préfère à « iranien », qui pose des, euh, problèmes) qui s’appelle Shundeez.
Vue du restaurant en partant — désolé pour le flash
La vieille chienne de ma sœur — elle a seize ans, et elle est presque aveugle et sourde — et puis Amtrak ne permet pas le transport des animaux dans leurs trains
Le lendemain on a conduit le beau-frère à la vieille gare de banlieue de Glenside d’où il a pris le train pour l’aéroport et pour la Nouvelle-Zélande (via Los-Angeles), où il allait embarquer à Christchurch pour l’Antarctique.
La gare de Glenside dans la banlieue de Philadelphie
Ma sœur et moi (et Maggie, la chienne), nous nous sommes ensuite mis en route sur les autoroutes à péage de la Pennsylvanie et du Nouveau-Jersey à destination de l’Île de Rhode. On a fait une escale au Collège du Connecticut pour chercher mon neveu qui voulait lui aussi assister aux « obsèques » officielles de Barney.
Le dortoir de mon neveu à la Nouvelle-Londres
Le copain est arrivé par train vers 19 heures, et ma sœur et moi, on a préparé un dîner plutôt mauvais qu’on a mangé en regardant la télévision, habitude déplorable et maintenant sacro-sainte chez ma mère.
Vue de notre chambre au 3e étage — c'est cette grisaille qui a marqué tout le week-end, d'une façon aussi réelle que métaphorique
Samedi il a fait gris et froid — le copain a couru quelques miles le long de la plage déserte tandis que moi j’ai dû rédiger l’éloge funéraire qu’allait prononcer ma mère. Ensuite on est allé voir notre espace d’entreposage d’où on a retiré quelques cartons de livres et de trucs de cuisine. On a dû aussi faire les courses pour un dîner qu’on donnait chez une amie dans l’ex-village — du saumon sauvage (délicieux), des couscous, une salade, rien de trop difficile à faire — avant de rentrer chez ma mère, où la table était dressée pour la petite réception qui suivrait la « cérémonie ».
La table chez ma mère
Ma mère, assise avec difficulté dans un fauteuil, a dûment récité l’éloge de son animal de compagnie — il y a eu des rires et même des larmes chez quelques-unes des assistantes qui l’écoutaient. On est resté avec les invités pour une heure avant de quitter la maison et de se rendre chez notre amie où l’on allait faire notre propre « dîner » à nous.
Cela s’est bien passé et l’on est rentré chez ma mère assez tôt. Dimanche matin on a chargés ce qu’il fallait dans la voiture et on a recommencé le trajet en sens inverse — déposage de neveu au collège, déposage du copain chez nous à Manhattan (oh la la, la Miers vient de retirer sa candidature à la Cour suprême !) et puis le retour à Philadelphie, où ma sœur m’a préparé une grande tasse de thé avant que je ne reparte pour New-York.
Je rentre à Manhattan par l'autoroute à péage du Nouveau-Jersey — il y avait du monde, bien plus qu'on voit dans cette photo
Mardi soir on est allé à une réception offerte par un groupe d’entrepreneurs gais et lesbiens (des petits Loïc pédés ?) dans une grande salle d’exposition pour un fabricant de mobilier de bureau haut de gamme Haworth. La salle se trouvait au 4e étage dans un immeuble dans la 6e avenue à la 18e rue ouest.
Un des modèles d'unités de bureau offerts par la société Haworth
J'étais impressionné par cette attention au câblage de bureau
Ensuite on a pris un taxi pour aller à la boîte de nuit Glo dans la 16e rue ouest où la carnetière new-yorkaise Guillemette fêtait la parution de son livre France : Made in USA tout en signant des exemplaires et en offrant à une foule d’amis et d’admirateurs des verres de champagnes.
Glo vu du balcon réservé aux PTI (je vous laisse deviner la signification, hi hi)
De la pub projetée au fond de la boîte
La charmante Guillemette qui signe et signe toujours en souriant...
La soirée est organisée tous les mardis par une association qui s’appelle, tout naturellement, Frenchtuesdays et qui organise des soirées « francophiles » à New-York et à Miami. Donc un bon endroit pour vendre des exemplaires d’un livre rédigé en français. Guillemette était tout élégante et elle a signé des vrais tas de France : Made in USA sans se plaindre une seule fois (de ma connaissance).
Reconnaissez-vous les diplômé(e)s de HEC ou d'ESSEC
Et font-ils des stages à la BNP ou à JPMorgan ?
N’ayant pas l’habitude de ce genre de réceptions publiques et hétéros (des banquiers et des courtiers en costume à la recherche de banquières et de courtières), le copain et moi nous sommes partis assez tôt pour aller manger à un restaurant du quartier The Park. Nullement exceptionnel, mais heureusement pas trop cher. Un décor plutôt agréable tout de même, avec des feux dans les deux cheminées aux bars.
Vue d'une des salles du restaurant The Park
Il y a même des cerfs qui se cachent parmi les buissons
Demain on va à Los-Angeles pour le week-end — l’aller-retour chez JetBlue nous le permet — pour faire une visite surprise au vernissage de l’exposition organisée par l’amie marchande de tableaux. On descend chez la sœur du copain qui habite Hancock Park (non, je ne sais pas où cela se trouve, la ville de Los-Angeles m’étant, en général, terre inconnue — à part le ghetto gai de Hollywood-Ouest, Westwood, Bel-Air, Collines de Beverly, Ste-Monique et Malibou — oh la, je vais faire de la peine à certains !). On rentre à New-York le dimanche après-midi — il ne faut pas rester trop longtemps chez de tels indigènes.
Non, ce ne sont pas des Angelènes profondément irrités par les airs de supériorité snob de certains New-Yorkais mais des mannequins dans la vitrine de Marc Jacobs dans la rue Bleecker
Remarquez, ces horreurs sont toutes habillées en Marc Jacobs et comme les Angelènes adorent les étiquettes à la mode, c'est possible que ...
Mardi on est arrivé au chiffre terrible de 2000 morts américains militaires en Irak. Dans le Times papier, on a publié plusieurs pages de petites photos. Billmon, lui, a visualisé ce chiffre de cette façon impressionnante. Tous morts pour des mensonges. Espérons qu’on ait bientôt (demain !?!) un peu plus de lumière sur les vrais motifs pour la guerre en Irak jusqu’ici cachés par les efforts de la cabale de Cheney.
Comments
Et moi je crie aux quatre vents de l'esprit, aux quatre points cardinaux :
"Edouard est réapparu !" "Edouard est réapparu !" "Edouard est réapparu !" "Edouard est réapparu !"
Posted by: Vrai Parisien | octobre 28, 2005 03:01 AM
Je dirais "perse" tout simplement, non ?
Merci pour la précision sur ce que vous appelez avec distinction" le cablage de bureau", dès l'apparition de la photo du mobilier professionnel , j'ai aussitôt pensé "et le bazar de fils?".
Et oui ,cher hôte , ce que la France exporte le mieux ce sont ses jeunes diplômés,et pas seulement d'études commerciales,passez un bonjour admiratif à Guillemette qui tient comme vous un blog très civil
Posted by: antag | octobre 28, 2005 03:05 AM
Je crois que Hancock Park se trouve entre le centre-ville et Hollywood.
Bon voyage!
Posted by: R J Keefe | octobre 28, 2005 07:37 AM
Edouard, faut pas faire dans la demie-mesure. En fait c'est: "La cite des Anges m’étant, en général, terre inconnue — à part le ghetto gai du bois de houx-Ouest, le bois de l'ouest, Bel-Air, les collines de Beverly, Ste-Monique et Malibou"
Posted by: T. | octobre 28, 2005 08:43 AM
Non, parce que la on ne comprend plus rien du tout!
J'adore "Malibou"!
Posted by: E. | octobre 28, 2005 09:27 AM
i think the shundeez restaurant it a very good and very well setup for a niberhood restaurant and foods was grate.
Posted by: mohsen | octobre 31, 2005 03:48 PM