De veteranis
On fête aujourd’hui la journée des anciens combattants — il y a eu un petit défilé ce matin dans la 5e avenue — les banques et la poste étaient fermées, ainsi que les bureaux gouvernementaux. Mais la Bourse était ouverte et en général c’est une journée comme les autres. Bush, appuyé par le traître Rove, a attaqué ceux qui demandent toujours à savoir ce qui s’est vraiment passé pour justifier l’invasion illégale américaine de l’Irak.
Deux petites maisons du XIXe au Village
Je me demande pour combien de temps les médias américains vont pouvoir ignorer les nouvelles troublantes qui préoccupent de plus en plus la carnétosphère américaine politique ? A savoir, l’utilisation du phosphore blanc (connu par les GIs sous son petit nom mignon de « Willie Pete ») contre les « insurgés » et les habitants de Falloujah. Hier les armes chimiques étaient le sujet d’un billet sur la « une » du carnet dKos. Raw Story en a parlé ici. Et Americablog a noté les mensonges de l’armée. On ne voit toujours rien dans le Times — c’est peut-être à leur ex-journaliste Judith Miller qu’il fallait proposer cet article-là. On l’a interviewée ce matin à la radio publique — mais-pas-gentille-du-tout, la Miller, avec en plus un ton nasillard d'une suffisance à ne pas faire taire ses critiques. Elle a refusé de répondre à toute question ayant affaire au sujet de Libby et les autres.
Les débuts de mon coq au vin sur la cuisinière
Je fais la cuisine ce soir — mais on mangera mon plat, que j’espère un coq au vin délicieux (ou au moins mangeable) demain soir chez l’amie écrivain à la campagne. On va le transporter d’abord au Rhode-Island et ensuite au Connecticut, où il sera consommé. Un poète connu apporte l’entrée (mais j’emmène avec moi du saumon fumé, au cas où…) et du vin. L’amie écrivain a acheté un gâteau d’anniversaire pour son fils, qui fête ses 64 ans chez sa mère, avec sa femme (sa troisième, beaucoup plus jeune que lui et tout à fait adorable — elle est professeur d’entomologie au Maryland) et nous, et le poète, et mon rival pour les attentions de l’amie écrivain. Lui aussi est gai (mais auto-placardisé) , il a d’excellentes manières (grrr), il sait parler jardin, fleurs, ballet, expos d’art, cuisine, littérature et, ce qui est le pire, il est républicain ! L’amie écrivain le supporte parce qu’il s’empresse de lui faire toutes sortes d’amabilités utiles — lui remettre une copie imprimée d’un article trouvé sur la Toile, par exemple. C’est un ancien leveur de fonds, je note avec une certaine méchanceté revancharde, donc son amabilité mondaine a souvent une visée pécuniaire, mais à vrai dire pas chez l’amie écrivain, qui n’est pas riche du tout.
Ma mère, avec qui j’ai parlé au téléphone cet après-midi, paraissait très faible. Elle m’a admis que les deux dernières journées avaient été « plutôt difficiles », mais pour des raisons qu’on ne connaît toujours pas — selon les infirmiers et le médecin, il n’y a pas de raison spécifique, et je les crois. C’est quand même dur quand il n’y a rien à faire.
Comments
"Gai auto-placardisé" et républicain, ça va bien ensemble.
Posted by: Laurent | novembre 12, 2005 02:08 AM