Picturæ
Encore une impeccable journée de printemps — l’amie marchande de tableaux, qui est en train de conclure une grande affaire pour l'achat d'un tableau important, m’avait demandé de l’accompagner à Chelsea, le quartier des galeries à Manhattan, où elle avait besoin de voir quelques expositions pour des clients à elle — et j’ai accepté avec plaisir.
On monte la 10e avenue, devant l'Empire Diner de l'autre côté de la rue
Ce qu’on a vu ne correspondait pas tout à fait à mon goût personnel, mais il n’y avait pas beaucoup de monde et il y a toujours l’espoir de rencontrer quelque chose d’exceptionnel. Voici quelques exemples de pièces qu’on a vues :
Une installation créée par l'artiste angélène punk Camille Rose Garcia à la galerie Jonathan LeVine
Un autre tableau de cette artiste californienne
Une photographie percée de trous lumineux de Daniele Buetti chez Richard Feigen
Une photo de Cédric Tanguy chez Feigen
Une partie de l'expo Sherrie Levine chez Paula Cooper
Des grands tableaux « surréalistes » de Catherine Howe chez Claire Oliver
Je voudrais féliciter Sophil de l’eau et son mari Olivier de la naissance de leur fils Maxence, qui par précaution est toujours à l’hôpital. Il a une tête adorable, pleine de sagesse tout comme sa mère, et l’on comprend très bien pourquoi la famille aurait hâte de le recevoir chez eux.
Les flics font le cadeau d'une jolie contravention à une automobiliste dans la 10e avenue
Leçons de vocabulaire : je viens de découvrir le mot « arrière-salle » — il n’y aura pas donc plus besoin à aucun francophone de se servir du mot « backroom » (et non, les enfants, il n’est pas nécessaire de faire des commentaires ironiques ou scabreux là-dessus).
L’horizon de Manhattan se caractérise par son « skyline » — je viens de découvrir une jolie traduction française — la ligne des toits. C’est curieux, en anglais on fait référence à la nature, mais en français on souligne ce qu’ont construit les hommes. Des perspectives bien différentes.
Ce site serait drôlement ridicule s’il n’était pas, en fin de compte, aussi sinistre et « dans le vent ». Il faut surtout cliquer sur les photos des « Purity Parties » où la petite fille promet à son père de garder sa virginité jusqu’à ce qu’elle se mariera. C’est le côté « Jon-Benet Ramsey », c’est-à-dire le côté louche et pédophile qui me gêne le plus.
Comments
Cette choses qualifie pour art ajourd-hui? J'aime les "death masks" des filles noyees. Makes me want to vomit.
Posted by: Ryan | avril 19, 2006 12:16 PM
Ryan, me plonger dans la critique de l'art me fait bien trop peur, c'est à cause de cela que je ne me garderai d'en parler qu'à citer le communiqué de presse: « Howe explores and explodes the myth of 'female as goddess' by readdressing contemporary notions of beauty, female desire and pleasure. Traditionally understood as the object of the male gaze, Howe reanimates the historical "feminine figure" with a new sense of self. Playing with historical and allegorical references, the Artist may interpret or misinterpret meanings at will to create her own contextualized contemporary meaning. She looks back to intentify with female souls, acting as a collector of cultural fragments, discovering new ways of viewing herself from the inside out. » Voilà, tout est expliqué et parfaitement clair, n'est-ce pas ?
Posted by: Édouard | avril 19, 2006 12:54 PM
Merci :)
Posted by: sophie | avril 20, 2006 06:19 AM