De maleficiis
En route vers le restaurant, je traverse l'avenue Lexington
Ça m’a en effet rappelé une scène favorite tirée du grand roman d’Evelyn Waugh Brideshead Revisited où le héros, Charles Ryder, accepte une invitation à dîner de Rex Mottram, riche fiancé vulgaire de la sœur de son ami Sebastian alcoolo. Ce n’était pas un déjeuner d’amis, mais avec deux avocats (le grand chef de cabient et la jeune associée), qui m’avaient invité à les rejoindre au restaurant Four Seasons, pour discuter vraisemblablement d’un procès civil dans lequel ma mère avait été l’une des parties plaignantes contre une société d’extermination d’insectes lorsqu’elle avait habité à Atlanta. Donc, un grand repas follement cher basé sur les termites. Tout s’est assez bien passé — j’ai commandé des asperges blanches en entrée et un filet de sole « de Douvres » meunière comme plat principal. Pas de dessert (faut pas pousser !) surtout quand j’imagine que je me suis vite révélé un invité sans grande valeur légale. On ne peut pas plaire à tout le monde.
À midi et demie dans l'avenue du Parc
De retour du Four Seasons je suis passé chez la librairie gaie Oscar Wilde dans la rue Christopher. Là j’ai trouvé deux bouquins : un roman par un auteur que j’apprécie, Stephen McCauley, et un livre sur les rapports homos dans l’ancienne Amérique du nord par un certain professeur William Benemann. Il faut surtout soutenir les petites librairies indépendantes.
J’avais promis à une artiste française que je passerais hier soir au vernissage de l’expo collective à Chelsea où il y avait un de ses dessins. L’ami galeriste avait, lui aussi, un vernissage dans sa galerie (le jeudi soir est le jour favori pour les vernissages dans les galeries — le week-end, les esthètes nantis ont quitté la ville, donc ce n’est pas la peine de gaspiller du vin blanc, même médiocre,seulement pour quelques pauvres artistes et la famille de l’exposant).
Des bureaux et des bureaux à Midtown
Le vernissage chez l'ami galeriste où la foule cette fois-ci n'est pas très branchée — cela dépend surtout de l'artiste qu'on expose
C’était agréable et je suis allé dîner avec l’ami galeriste, son beau copain berlinois de passage à New-York et un ami allemand à lui, un DJ travesti au nom de Gloria Viagra. Comme il faisait doux, l’ami galeriste a insisté à ce qu’on mange dehors mais la moitié de Manhattan y avait déjà envisagé de faire de même — on est finalement allé au restaurant Florent où l’adorable hôtesse Darinka m’a chuchoté dans l’oreille : « Ne dis rien mais suis-moi » et elle nous a conduits à une table à l’extérieur qu’une vingtaine de personnes attendaient avant nous. On était presque des stars !
Du monde hier soir dans la rue Gansevoort dans un restaurant nouveau
Un drôle de film anti-bush : Let’s bomb Iran.
Le dégoût populaire contre ce faux président continue à monter — et cela se sent dans la culture pop, avec par exemple la nouvelle chanson de Pink Dear Mr President, enregistrée en direct à New-York, et celle des Dixie Chicks, « Not Ready to Make Nice » (que je viens d’acheter hier chez iTunes — c’est le numéro trois des chansons téléchargées aujourd’hui). Les Red Hot Chili Peppers demandent aussi l’empêchement de Bush, ainsi que le chanteur Neil Young dans sa nouvelle chanson « Impeach the President ». Ben, c'est un début — et enfin.
Je suis tout seul à la campagne ce soir — le copain participe ce week-end à une formation de deux jours offerte par Microsoft, donc il n’a pas pu m’accompagner.
Comments
Stephen McCauley, c'est un écrivain très marrant.
Posted by: R J Keefe | avril 22, 2006 11:06 AM
J'étais en manque de NY, j'étais en manque de Sale bête, mais vous voilà de retour (heureuse que tout fonctionne de nouveau parfaitement), mes balades new yorkaises vont pouvoir reprendre. Merci.
Posted by: Vroumette | avril 22, 2006 05:18 PM
meravigliosa nyc.....
ma un bel salto pranzare al Four Seasons e finire con la cena da Florent....
(io preferisco la cena...)
Posted by: Anonymous | avril 29, 2006 07:03 PM